L’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME) a organisé la cérémonie officielle de remise de prix aux lauréats de la deuxième édition du concours « Hackathon », « Innovons la pomme de terre », le 20 décembre 2024, à Ouagadougou. L’organisation de ce concours vise de la part du premier responsable de l’Agence, Issa Traoré, à susciter la recherche et l’innovation dans la production, la conservation et la transformation de huit spéculations promues telles que le riz, le maïs, la pomme de terre, le blé, le poisson, le bétail, la viande et la mangue afin de contribuer à l’offensive agropastorale et halieutique. Issa Traoré a indiqué que ce Hackathon est d’inviter la créativité et l’inventivité des burkinabè pour produire, transformer et conserver la pomme de terre autrement. Aussi, « cette compétition s’est déroulée suivant un processus de présélection, de sélection, de coaching et d’une phase pratique », a indiqué le DG. A cet effet, composé d’experts multidisciplinaires issus d’instituts, de centres de recherches et des directions spécialisées de l’administration publique, le jury a reçu à l’issue de l’examen suivant les conditions de participations édictées dans l’appel, 80 dossiers de candidatures, repartis suivant les trois catégories du concours, 18 en catégorie production, 22 en conservation et 40 en transformation, selon le rapporteur Sinaly Diarra.

Ce dernier a expliqué qu’à l’issue d’une première évaluation basée sur la pertinence du projet, le caractère innovant du projet, la cohérence et l’effectivité du projet sur le terrain, la facilité et la faisabilité de la solution dans la mise en œuvre, 30 candidatures ont été retenues dont 10 par catégorie. Ces derniers ont bénéficié de formation et de un coaching sur l’innovation et la gestion d’entreprise. Suite à une évaluation suivant des critères propres à chacune des catégories selon M. Diarra, tels que le coût de l’innovation, le rendement de la pomme de terre par hectare, la mise en œuvre et l’infrastructure ou équipement de conservation, emballage étiquetage et le caractère organoleptique entre autres, neuf lauréats ont été choisis dont trois par catégorie.

Ainsi, Afoussatou Zerbo, étudiante en génétique et amélioration des plantes, avec une moyenne de 18,65, occupe la première place dans la catégorie production avec son projet de la production des semences améliorées de la pomme de terre à travers la culture in vitro. Elle a reçu un trophée, une attestation et la somme de 1.000.000frs CFA. Elle est suivie de Justin Zeida 2e avec 16,25 et de Hooriyyah Ragnagnewendé Yanogo, 3e avec une moyenne de 15,95. Quant à la catégorie conservation, Ouedraogo Boukaré avec une moyenne de 17,77/20 est classé, il remporte un trophée, une attestation et la somme de 1.500.000frs. Il est suivi du Groupement Baki Onelia Farel, 2e avec 17,25 et de Richard Nebyinga ouedraogo 3e avec une moyenne de 16,62. Et dans la catégorie transformation, la coopérative Neerwaya, de Ouahigouya avec la pâte alimentaire à base de la pomme de terre, occupe le premier rang avec une moyenne de 17,30/20 et repart avec un trophée, une attestation et la somme de 1.500.000frs CFA. Elle est suivie du Centre pour la nutrition humaine et la sécurité alimentaire au Burkina (CENAS Burkina), 2e avec une moyenne de 17,26. Et l’Entreprise Yoyonté (Tiendrebeogo Gilgas) occpue la 3e place avec 16,40 de moyenne.

« Je féliciter les lauréats et j’exhortr l’ensemble des finalistes à garder le cap et à travailler à être des entrepreneurs exemplaires, persévérant et innovant » s’est exprimé le conseiller technique, Saïdou Ilboudo, représentant le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Pour lui, leshuit filières stratégiques ont été identifiées au regard de leur importance dans la consommation nationale, la dépendance vis-à-vis des importations, l’existence de potentiel en matière de capacité de production, l’opportunité de créer des emplois décents et des revenus pour les couches sociales les plus pauvres et vulnérables et le besoin de préservation ou de reconstitution de bases productives stratégiques pour le pays. A entendre le conseiller technique, cet Hackathon de 2024, basé sur l’innovation de la pomme de terra vient à point nommé pour contribuer à renforcer les actions de promotion et de valorisation des filières porteuses. Selon Saïdou Ilboudo, les innovations produites à cette édition sont une preuve concrète que notre pays regorge des compétences inestimables dans tous les secteurs d’activités et il existe sur place une part importante du marché local et régional, dont les potentialités pour faire face à la demande. C’est est aussi un des points de vue de la présidente de la coopérative Neerwaya, lauréate de la catégorie transformation, Binta Sawadogo. « Nous nourrissons l’ambition de vulgariser cette pâte alimentaire dans tout le Burkina enfin d’ajouter un autre menu dans les assiettes des burkinabè tout en prônant le est le consommons local », a-t-elle confié. Un consommons local qui est aussi le leitmotiv de la lauréate de la catégorie production, Afoussatou Zerbo. « L’esprit de la production de ces semences améliorées de la pomme de terre est de mettre à la disposition des producteurs des semences bien adaptées et proche d’eux afin de lever les préoccupations liées à l’importation des semences », a livré Afoussatou Zerbo. Aussi, le jury recommande le suivi des lauréats à l’issue des concours afin d’évaluer l’impact sur le développent des filières concernées.
José Marie
