Mis en place pour la professionnalisation du secteur culturel et créatif, le Fonds africain pour la culture (ACF), intervient sur 3 principaux piliers à savoir le mécanisme de financement, les programmes de renforcement de capacité et le réseautage-plaidoyer mise en pratique à travers des sessions de rencontre et d’échanges lors des grands évènements en Afrique. C’est à ce titre que l’ACF a organisé une table ronde sous le thème : « Quels mécanisme innovants et créatifs pour la résilience et le financement des industries culturelles créatives en Afrique ? », le 24 février 2025, à Ouagadougou en marge de la 29e édition du FESPACO. Modéré par Alphonse Tougma (ancien dg de fonds), les panélistes étaient composés de Yaya Soura,directeur des études et de l’assistance technique du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) du Burkina, du directeur exécutif de l’ACF, Mohamed Doumbia et des artistes tels que, Abdoulaye Konaté du Mali et Siriki Ky et Irène Tassembédo du Burkina Faso. « Nous tenons ces moments d’échanges avec des artistes, des entrepreneurs culturels, mais aussi avec des partenaires techniques et financiers et d’autres collègues des mécanismes de financements », a indiqué le directeur exécutif Mohamed Doumbia. Ce dernier a ajouté que c’est une occasion de recueillir les attentes des uns et des autres, d’informer et de communiquer sur le fonds. Constatant la rareté de la ressource face à uneforte demande, Yaya Soura a souligné que la question de financement dans le secteur culturel demeure préoccupante. C’est ainsi M. Soura inviteinvite à la fois les acteurs du privés que du public à co-agir afin de construire des industries culturelles créatives (ICC) plus dynamique. Un dynamisme à entendre Mohamed Doumbia qui établit aujourd’hui 30 millions d’emplois et 3% du PIB sur le continent. Il est temps selon lui que le mécanisme inciter certains segments des ICC à se formaliser en entrepreneur dans le but de créer de la richesse et d’emplois pour les jeunes et les femmes. Aussi, l’un des co-fondateurs de l’ACF, Abdoulaye Konaté du Mali invite les acteurs de la culture à utiliser les possibilités techniques de ce moment afin de redoubler d’inspirations et d’énergie pour s’imposer en tant que zone culturelle car leur survie en dépend. « Je pense que l’homme existe parce qu’il est culturellement bien formé et la culture est aussi importante que la santé, que l’éducation, que l’armée, la culture est fondamentale et essentielle pour nos Etats », a soutenu le doyen Konaté. A cet effet, il interpelle les mécènes et surtout les gouvernants à revoir leurs stratégies culturelles en commençant par revoir les budgets alloués au secteur de la culture afin de consolider les mentalités africaines.
Artistes, entrepreneurs culturels, chercheurs et étudiants et cinéphiles étaient en face de différents panélistes composés d’artistes, Sidiki Ki, Irène Tassenbedo, Abdoulaye Konaté, et des responsables de fonds tels que Mohamed Doumbia et Yaya Soura.



Salim Mohamed
