Au nom de Dieu et des ancêtres
Mort à quarante-huit heures de l’ouverture officielle de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le cinéaste malien Souleymane Cissé, a reçu un hommage solennel dû à son rang, le samedi dernier à Ouagadougou. L’occasion pour les uns et les autres de rappeler l’immense filmographie de l’homme et les nombreux prix et distinctions qui en ont résulté. Double lauréat de l’Etalon d’Or de Yennenga avec ses films Baara et Yeelen qui nous plonge pour le premier dans les vicissitudes du monde du travail urbain, tandis que le second résonnait déjà des grandes révolutions actuelles, avec les grèves et manifestations de protestation du monde estudiantin, Cissé était un visionnaire froid et réaliste qui s’est essayé aussi au conte fantastique avec Finye lauréat de plusieurs prix internationaux. Un baobab s’est couché donc et au regard de l’immensité et de la pertinence de ses œuvres on peut dire que l’homme n’est pas mort. Des œuvres qui continueront de jouer aux « aiguilleurs » de nos consciences pour maintenir vivace la flamme de tous nos combats. Écoute plus souvent les choses que les êtres. Souleymane Cissé pour l’éternité
Ouedraogo Alassane
