Le laboratoire d’archéologie, d’histoire de l’art et des techniques (LAHAT), de l’université Joseph Ki Zerbo, organise le salon de l’archéologie. A cet effet, il met en vitrine les vestiges les plus emblématiques de notre archéologie en lien avec l’histoire des espaces au Burkina Faso à travers une exposition archéologique. Ainsi, plus de 200 objets en physiques et en photographies classés selon le commissaire de l’exposition le professeur Jean Célestin Ki, autour de la préhistoire, de la céramique, de la paléo métallurgie, des arts, de l’archéologie funéraire, de l’architecture et du patrimoine culturel y sont exposés. Placé sous le thème : « 400.000 ans de présence humaine au Burkina Faso », le vernissage de l’exposition a eu lieu le 8 mai à Ouagadougou et sa clôture est prévue le 31 juillet 2025. Une première pour le département selon le commissaire de l’exposition qui a précisé que le caractère pédagogique de cette exposition contribuera certainement à l’éveil des consciences sur les potentialités scientifiques, culturelles et historiques du pays. « Elle est aussi une célébration de notre identité et une reconnaissance du travail acharné des pionniers de la recherche archéologique dans notre pays, grâce à qui nous avons pu mettre en lumière des vestiges qui témoignent de la richesse et de la diversité de notre patrimoine », s’est exprimé Alassane Woango chargé de mission, représentant le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme parrain de l’évènement.
Sa thèse est à juste titre considérée comme la bible de l’archéologie du Burkina Faso

En effet, cette exposition selon Jean Célestin est un devoir de mémoire, un témoignage des acteurs actuels à leurs devanciers. « Elle constitue une halte qui permet de faire le bilan des 50 ans de recherches archéologiques au Burkina Faso, soutenues par des éminents enseignants chercheurs » a expliqué M. Celestin. Au nombre de 4 on a le professeur Jean Baptiste Kiethega, il est à l’origine de l’enseignement et la recherche en archéologie au Burkina Faso et père fondateur du laboratoire d’archéologie d’histoire de l’art et des techniques. Sa thèse est à juste titre considérée comme la bible de l’archéologie du Burkina Faso. L’une de ses contributions majeures réside dans la formation d’une génération de chercheurs et d’archéologues ouest-africains. Ensuite le professeur Lassina Koté, il demeure une figure majeure de l’archéologie et de la préhistoire au Burkina Faso. Il est reconnu pour ses travaux sur la néolithisation, la métallurgie ancienne, l’occupation humaine et la valorisation du patrimoine. Il a joué un rôle clé dans la formation et la recherche en archéologie au Burkina et en Afrique de l’Ouest. Suit le docteur de Kalo Antoine Millogo, archéologue et un préhistorien burkinabè de renom, dont la carrière académique et les contributions scientifiques ont significativement enrichi la connaissance du patrimoine archéologique et historique de l’Afrique de l’Ouest, particulièrement au Burkina Faso. Enfin, le docteur Oumarou Nao figure éminente dans les domaines du patrimoine culturel, de l’histoire de l’art au Burkina Faso, a consacré sa carrière à la préservation et à la valorisation du patrimoine africain. Il a contribué au développement des institutions culturelles en Afrique de l’Ouest.

Un hommage salué à sa juste valeur par le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Ardjima Thiombiano. « Par leurs immenses contributions nous célébrons d’une part, une date de la présence humaine dans notre pays et d’autre part un témoignage vivant de notre passé et des témoignages attestant une existence culturelle », a témoigné le ministre Ardjima. Et « nous sommes heureux de dire que l’université Joseph Ki Zerbo joue pleinement sa partition dans la valorisation du patrimoine culturel burkinabè », a-t-il soutenu. Pour le représentant du parrain, chaque artefact, chaque découverte, chaque fossile, issus de leurs travaux est une quête nouvelle qui constitue notre identité. Cette exposition est un engagement à protéger notre patrimoine, à valoriser notre histoire et naturellement à honorer la mémoire de ceux qui ont façonné le Burkina Faso. « Mon département s’engage à soutenir pleinement la recherche archéologique et à promouvoir la culture comme un pilier de développement », a-t-il soutenu.

L’exposition se tient du 8 mai au 31 juillet 2025 au laboratoire d’archéologie et d’histoire de l’art et des techniques, sis à l’université Joseph Ki Zerno.
Salim Mohamed
