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Les cadres règlementaires restent limitatifs face à l’environnement des affaires relatif aux projets nouveaux de jeune entreprises innovantes et à fort potentiel de croissance communément appelés « startup ». Ainsi, à l’issue de plusieurs sessions de réflexions des parties prenantes (secteur public, secteur privé et partenaires technique et financiers), l’Agence de Financement et de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (AFP-PME), tient un atelier national de valorisation de l’avant-projet de loi des startups au Burkina Faso, les 17 et 18 juillet à Ouagadougou.

« dotée d’une meilleure maîtrise des technologies, la jeunesse est un atout majeur de développement ; aussi, le gouvernement œuvre à l’intégrer dans ce qu’on appelle aujourd’hui la révolution startups », a confié le chargé de mission du MICA, Seydou Ilboudo

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) est chargé, selon le conseiller technique, Seydou Ilboudo représentant M. le ministre en charge du commerce, de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de promotion du secteur privé. C’est ainsi, qu’il a instruit à l’entendre, l’AFP-PME de coordonner avec l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème, le processus devant aboutir à des avant projets de textes législatifs. Et le présent atelier qui fait suite à des nombreuses rencontres tenues de manières participative et inclusive, « a pour objectif de valider les livrables résultant de ces rencontres », a indiqué le conseiller technique.

Le PNUD, aux dires de M. Dieudonné Kini, réaffirme son engagement à accompagner le Burkina Faso dans sa démarche de mise en œuvre de cette réforme ambitieuse.

La croissance des startups au Burkina Faso selon le représentant résident adjoint du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) au Burkina, Dieudonné Kini, connaît une dynamique prometteuse, stimulée par diverses initiatives de soutien à ces jeunes entreprises. Aussi, il a appuyé que le développement des startups s’appuie sur un nombre croissant de structures d’accompagnement, qui jouent un rôle essentiel dans l’écosystème entrepreneurial innovant. Et « la tenue d’un tel atelier, est crucial pour l’avenir de l’innovation et de l’entrepreneuriat au Burkina Faso », a souligné Dieudonné Kini. Pour ce dernier, il reflète l’engagement résolu du gouvernement à instaurer un environnement institutionnel, législatif et réglementaire propice à l’investissement privé. Le représentant résidant a rappelé que depuis plusieurs années, le PNUD matérialise activement son engagement auprès du gouvernement et du peuple burkinabè à la construction d’un écosystème propice à l’innovation, à l’auto-emploi et à la création de valeur portée par les jeunes et les femmes. « A travers maintes initiatives structurantes tels que le projet Femmes, jeunes et citoyenneté (PROFEJEC), le projet Collaborate and Innovate for Business Resilience and Innovative Solutions (COLIBRIS), et aujourd’hui le programme de Relèvement et de Renforcement de la Résilience (P3R) pour la période 2023-2027 », a cité Dieudonné Kini.

Le DG de l’agence a invité les participants à des discussions empreintes de courtoisie, ayant pour seul repère l’intérêt supérieur du Burkina Faso

Cet atelier national de validation qui se tiendra durant 48 heures, selon le directeur général de l’AFP-PME, Issa Traoré, est l’une des étapes du processus de mise en place du cadre juridique conduit selon une approche participative et inclusive. « Il est ouvert à l’ensemble des acteurs de l’écosystème, y compris les représentants des différentes régions », a-t-il précisé. Avant de souligner qu’à l’issue de cet atelier, les livrables seront finalisés et transmis au MICA pour poursuivre le reste du processus jusqu’à l’adoption de la loi en faveur des startups.

                                                                                              Salim Mohamed