Inauguré en 1986 sous Feu le capitaine Thomas Sankara, le mythique théâtre populaire Désiré Bonogo est actuellement en dégradation. Dans le but de le réhabilité, les acteurs culturels avec la participation de Faso Mêbo, de la police nationale et municipale, de la garde de sécurité pénitentiaire, de la notabilité coutumière et de la brigade verte y ont effectué une journée de salubrité le 26 juillet 2025. Déjà les rues aux alentours de ce mythique espace d’émulation culturelle sis au quartier Samadin, jouxtant le canal du Mogho Naaba se « déshabillent » de leurs ordures. Le dépotoir qui culminait à la taille des gradins du théâtre est entrain d’être rasé et l’espoir d’une nouvelle vie saine se précise à chaque coup de pelleté et de brouette. Et les machettes, les dabas, les râteaux et autres balaies sont en action en ce journée de salubrité de ce samedi 26 juillet 2025. Cette journée de salubrité « mana-mana » au Théâtre Populaire Désiré Bonongo, à entendre monsieur le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pindgwendé Gilbert Ouedraogo représentant le Premier Ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, s’inscrit dans la continuité de la vision du père de la Révolution d’août 83, le Capitaine Thomas Isidore Noel Sankara, qui a instauré ces opérations citoyennes, et dans celle du Capitaine Ibrahim TRAORÉ dont les engagements actuels redonnent vie à ces valeurs. Monsieur le ministre a souligné qu’au-delà de cette journée de salubrité, c’est un acte traduit celui de la foi, de la mémoire et de la renaissance.

Abordant dans le même ordre d’idée, le coordonnateur national de Faso Mêbo, le commandant Ahmed Zoodnoma Sakandé a souligné que cette journée symbolique de nettoyage, est un acte de réappropriation d’un lieu chargé d’histoires, d’art et d’espérance est un engagement commun, celui de croire encore et toujours à la culture comme un levier de transformation sociale. Selon ce dernier le nom de baptême du théâtre : « désiré bonongo », est celui d’un acteur culture disparu en décembre 1985, et vient nous rappeler que les bâtisseurs de notre culture sont souvent les artisans silencieux de notre dignité.

Victime à l’instar de beaucoup d’infrastructures, du temps et des vents contraires de notre histoire selon le commandant, abandonné, envahi par la végétation et laissé à l’oubli, le théâtre populaire devient le symbole d’un rêve en veille. « Aujourd’hui nous sommes ici pour réveiller ce rêve, nous sommes ici pour rappeler que la culture ne doit jamais être reléguée, car elle est une preuve de notre résilience, un moteur pour notre développement et un miroir pour notre identité collective », a soutenu Ahmed Zoodnoma Sakandé. Avant d’ajouter que la culture a toute sa place dans notre projet national.

Pour la directrice générale du Fonds de Développement culturel et touristique (FDCT), la rénovation de cette infrastructure participe à la promotion culturelle et chaque coup de balai donné est une valeur inestimable que l’on donne à la culture.
Tout en rendant hommage aux chefs coutumiers, à la police nationale et municipale, à la brigade verte, à la garde de sécurité pénitentiaire (GSP), aux acteurs culturels et à Faso Mêbo, le ministre en charge de de la culture a rappelé aux uns et aux autres que c’est par de tel acte conscient que nous assurerons le développement de notre pays.

Salim mohamed
