0 4 minutes 1 jour

Dans le souci de communiquer davantage sur l’intérêt de la fête traditionnelle, le Djombèlè, le collectif Lamogoya de Sya, a organisé une conférence publique le 24 juin 2026 à Bobo-Dioulasso. Placée sous le thème : « Rôle et place du Djombèlè dans la communauté bobo mandarè », le président du collectif, Sidki Sanon, président du comité d’organisation à signifier que le choix d’un tel thème, résume la principale préoccupation que leur génération cherche à comprendre, « pourquoi célèbre-t-on le djombèlè, une fête majeure dans la communauté bobo mandarè qui marque le début d’une nouvelle année ? »

En plus des notables, les femmes bobo ont répondu présent à l’appel.

Aussi, dès l’entame, le conférencier du jour, Moriba Sanou, un des notables de la communauté, a livré un cours d’histoire sur la motivation des ancêtres à initier le djombèlè. « Nos ancêtres ont jugé nécessaire d’instaurer au sein de la communauté, un moment solennel guidé par des rites et sanctionné de religiosité qui marque une fin et une entame de cycle de vie », a souligné le conférencier. Ainsi est né selon lui le djombèlè. Sa commémoration selon lui, donnait l’occasion de célébrer les retrouvailles, de faire le bilan de la vie écoulé, de rendre hommage. « C’est aussi une opportunité de redevabilité et aussi un cadre d’expression de souhaits pour un lendemain meilleur », a ajouté Moriba Sanou. Pour ce dernier le djombèlè caractérise et définit la communauté bobo mandarè et se manifeste à travers d’importantes activités. Dont la mouture des céréales par les jeunes filles, la capture des bœufs, l’abattage des bœufs, la soirée du repas communautaire et la solennité de la fraternité et enfin le carnaval. Si, ces activités entre autres sont toujours d’actualité, le communicateur du jour a révélé que des innovations se sont opérées au fil des ans. « 1830 marque l’année des innovations avec les nouvelles coiffures et parures de femmes au cours des célébrations », a-t-il précisé. Il a aussi, ajouté qu’en plus de l’organisation de cette conférence publique, le djombèlè devient une manifestation culturelle nationale à travers ses cérémonies officielles de clôture qui voient la présence de communautés amies et étrangères et des autorités administratives. Moriba a soutenu enfin que la commémoration du djombèle reste la sève qui nourrit l’âme du bobo mandarè. Pour le modérateur de la conférence, Daouda Sanou dit sergent de telles initiatives sont à encourager afin de permettre aux uns de découvrir et autres de connaitre davantage leur culture, leur âme. Et le pco de reconnaitre qu’il est nécessaire de connaitre sa culture et cette conférence fut une occasion de se ressourcer.

Le djombèle 2026, a débuté le 23 juin avec la cérémonie de mouture et sa clôture officielle est prévue le 4 juillet prochain.

                                                                             Salim Mohamed