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Journée mondiale de l’eau

Le musée de l’eau de Moutila dans la commune de Saaba a commémoré la journée mondiale de l’eau, sous le thème : « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement », le 22 mars 2023 à Ouagadougou

Elèves, étudiants, partenaires sociaux, autorités administratives et populations de la commune et de ses environs ont fait le déplacement du musée de l’eau à l’occasion de la journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars de chaque. Pour le promoteur du musée, le sociologue Alassane Samoura, le thème de cette commémoration : « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement », appelle à une prise de conscience.  « Celle d’avoir une connaissance de l’eau et de son patrimoine matériel et immatériel, celle d’œuvrer à réduire la corvée et la pénibilité des femmes à la recherche de l’eau, celle aussi d’investir pour un assainissement çà tous », a indiqué Alassane Samoura. Pour ce dernier, cette journée dédiée à l’eau est devenue comme un rituel qui se perpétue au musée afin d’enseigner sur les valeurs et les vertus de l’eau pour une meilleure gestion. «Il n’est pas rare de voir des personnes qui accordent plus de valeur à l’or qu’à l’eau. Pendant que l’or a une valeur marchande, l’eau quant à elle, sert l’humanité, elle équilibre, elle régule, l’eau nous met en communion, en pardon ; l’eau est sacré », a expliqué monsieur Samoura. Il a rappelé que le musée a été créé en 2005 et il participe à l’art social, c’est-à-dire œuvre à l’éducation, à la sensibilisation et à la conscientisation. Aussi, les uns et les autres ont pris connaissance du patrimoine immatériel (les contes, les chants, les récits, les proverbes sur l’eau), du patrimoine matériel (récipients, ustensiles, puits, fontaine) de l’eau à travers une visite guidée du musée. Ainsi, la plus vieille pompe d’Afrique datant de 1932, celle ramenée par le Président Thomas Sankara de l’Union soviétique entre autres ont été exposées au public. En outre, afin de mettre en lumière le lien entre la femme et l’eau, une meule a aussi été exposée. « Tout musée révèle des civilisation et permet à la jeune génération de tisser sur la corde des devanciers. Aussi, il est difficile sous nos tropiques de parler d’eau sans évoquer la femme ; c’est ainsi que la présence de cette meule le traduit leur lien », a confié madame Yabré Juliette Kongo, fondatrice du musée de la femme de Kogondiéssé. D’après le chargé de mission, Moussa Dicko, représentant, le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, son ministère intervient sous le concept de musée et reste dans la dynamique d’accompagner le promoteur.

                                                                                           M’Tinda Beogo

Légendes et crédits photos (Salim Mohamed)