Et le cheval au bout de l’objectif de Marané
L’artiste photographe Harouna Marané a procédé au vernissage de son exposition intitulé « le cheval, l’âme d’un peuple », le samedi 11 avril 2026, à Ouagadougou

Fasciné par le lien culturel et historique qui unit le burkinabè au cheval, l’artiste photographe, Marané Harouna explore et partage ce riche héritage culturel, à travers une exposition photographique, sous le thème : « le cheval, l’âme d’un peuple ». Le vernissage a eu lieu dans l’après-midi du samedi 11 avril 2026. A travers 28 tableaux en moyen et en grand format, des photographies de divers utilités et positions du cheval, illustrent l’histoire du cheval et mettent en lumière le reflet de la relation profonde et dynamique entre l’homme et l’animal.

Cette démarche photographique vise selon l’auteur, à magnifier le lien qui unit le cheval au burkinabè depuis les temps anciens jusqu’aujourd’hui. Présentée sur 7 chapitres, cette série de créations repose sur 3 grands sous-thèmes. En effet, au premier sous-thème, « cette exposition rend hommage aux conquêtes historiques menées par le duo homme-cheval et au deuxième sous-thème, elle porte un regard contemporain de cet emblématique duo », a souligné l’artiste. Avant de développer que le troisième sous-thème qui est l’inspirateur du thème central, fait ressortir le rôle majeur de cet animal pour tout un pays, le Burkina Faso. En effet, étant à l’origine d’une des communauté (les mossi), le cheval compose l’emblème national du pays, il est la référence du prestigieux trophée, Etalon d’or de Yennega du Festival panafricain de la télévision et du cinéma de Ouagadougou (FESPACO).
Malgré, les nombreuses évolutions socioculturelles, le cheval continue de jouer, selon l’administrateur les ateliers Maaneere, Maxime Sondo, un rôle important dans la vie quotidienne des burkinabè. « C’est tout un honneur pour nous de célébrer ainsi, cette passion, cet héritage culturel, ce véritable art de vivre, qui symbolise une fierté nationale », a-t-il conclu.
L’exposition se poursuit jusqu’au 25 avril 2026.
Rémi ZOERINGRE
