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En prélude à la commémoration de la journée des coutumes et des traditions, prévue pour le 15 mai prochain, le ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, a ouvert le lundi 13 mai 2024, à Ouagadougou, un colloque sous le thème : « Spiritualité, traditions et pratiques coutumières au Burkina Faso ». Pour cette première, les travaux se tiendront du 13 au 14 mai 2024. En effet, en procédant à l’ouverture de ce colloque le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, a précisé que c’est la première fois que les coutumes et les traditions sont célébrées au Burkina Faso à travers une journée à elle dédiée. Ainsi le 15 mai se veut selon lui, un moment qui consacre le rapprochement d’un peuple envers ses valeurs authentiques, la communion entre le peuple et son passé.

le ministre en charge de la culture, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo (au milieu) « c’est la première fois que les coutumes et les traditions sont célébrées au Burkina Faso à travers une journée à elle dédiée ».

M. le ministre a considéré que c’est un moment d’interactions avec les ancêtres  tant par le biais des religions et des croyances traditionnelles  que par le biais de diverses pratiques culturelles. Et le premier panéliste, Me Titinga Frédéric Pacéré de dire que la vie traditionnelle connait des formes d’expressions culturelles qui ne devraient pas être reléguées au rang de folklore. Aussi, il a soutenu que la vie en Afrique noire, la  vie au Burkina Faso, ne  se repose pas sur certaines valeurs  excentriques, mais sur les valeurs de nos traditions et de nos coutumes. Pour lui, l’Afrique n’est par gérée par le politique. «L’Afrique est gérée par la culture, par le culturel. Et le Pr Joseph Ki-Zerbo a écrit  au mogho par exemple : le roi règne et la culture gouverne », a-t-il appuyé.

Premier panéliste à ce colloque, Me Titinga Frédéric Pacéré a fait savoir que pour instituer cette journée, il a adressé au chef de l’Etat, Ibrahim Traoré sous forme d’un dossier de requête  qui contient une trentaine de pages et des annexes d’une soixantaine de pages. Cet homme de culture, a révélé qu’il avait demandé deux jours pour être consacrés à la culture africaine dont l’un sera en mi-mai pour qu’avec les premières pluies on puisse recueillir les premières eaux pour solliciter aux mânes une bonne saison et l’autre le 20 janvier pour les remerciements.

un parterre d’hommes et de femmes de cultures et de traditions assistant à la communication inaugurale

Faisant un rappel historique Titinga Pacéré a souligné que Ouagadougou, pour symboliser tout le pays, a été pris par la colonisation en septembre 1896. Et en 1905, on a attribué les premiers jours fériés (Tabaski, Ramadan,Noël, Pâques …), des valeurs de la colonisation que des religions, à savoir l’Islam et le Christianisme. « Depuis 1905, jusqu’à cette année, il n’y avait rien sur la culture africaine. J’ai dit qu’il faut quand même faire quelque chose », a confié Me Pacéré. Aussi, ce dernier a tenu a salué le gouvernement d’avoir accordé une journée dédiée à nos traditions.  

                                                                 M’Tinda Beogo