Le cheick soufi Moaze a célébré la naissance du prophète Mohamed ou le Maouloud dans la nuit du 5 au 6 octobre 2024, à Ouagadougou, sous le signe du respect mutuel et de la consolidation de la paix. Venus des quatre coins du Burkina, les fidèles musulmans ont répondu massivement présent à cette opportunité pour méditer sur la vie du Prophète et redoubler d’actes charitables sur les pas de l’exemple vertueux incarné par Mahomed. Le conférencier du jour, le cheick soufi moaze, a mis l’accent sur l’acceptation de l’autre malgré les différences, le rôle des guides spirituels, des autorités religieuses, coutumières et administratives dans la recherche de la paix, de la cohabitation pacifique et dans la consolidation de la stabilité sociale. D’après lui, les leaders religieux sont par excellence ceux qui sèment la graine de la mésentente communautaire. « Lorsqu’il y a discorde entre deux ou trois communautés, ce n’est pas la faute des disciples mais celle des autorités et des leaders religieux ; si ces derniers veulent la paix en Occident, en Orient, en Afrique et partout dans le monde, cette paix règnera », a-t-il expliqué. C’est pour cette raison que, d’après lui, il interpelle les leaders spirituels, les autorités religieuses, administratives et coutumières sur le rôle que chacun d’eux peut jouer à travers leurs actes et leurs paroles pour la paix et la consolidation de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Représentant sa Majesté le Mogho Naaba, le Kamsonghin Naaba, a appelé les uns et les autres à jouer la balle de l’acceptation des différences, au respect mutuel et à l’écoute. « Au nom de sa majesté le Mogho Naaba, nous saluons de telles opportunités qui nous permettent d’appeler les burkinabè de tout bord au rassemblement et à l’acceptation de l’autre malgré nos différences, nous devons utiliser nos différences comme des atouts de brassage culturel et de complémentarité pour une paix durable », a-t-il insisté. Nuit, de prières et d’invocation, les prêches renvoient sur le bon exemple prôné par le coran. En effet, « nous devons prendre le comportement du prophète parmi sa communauté qui s’est appuyé sur des piliers fondamentaux comme la tolérance, l’acceptation de la différence et la paix », a conseillé le guide spirituel. Aussi, « nous ne pouvons pas être plus royaux que le roi, nous ne pouvons pas être plus croyants que le prophète », a déclaré cheick Moaze.
Nuit d’invocation et de prières, le conférencier du jour a fait des douas pour la paix dans le monde, la paix au Burkina Faso et pour la réussite de la mission de la transition dans notre pays.

José Marie
