Jouant pleinement son rôle d’information et de communication, elle accompagne l’Etat dans l’implémentation de sa politique de développement. Emettant sur la fréquence 90.6 MHz dans le Kouritenga, la radio Dauphin FM puisque c’est d’elle qu’il s’agit, communique autour des 17 Objectifs de Développement durable (ODD). A travers des émissions qui prônent la redevabilité, la cohésion sociale et les découvertes. Sous le poids de ses 11 ans de services, Dauphin FM bénéfice de la confiance de son bassin d’écoute (la province du Kouritenga, dans la région de Nakambé). « Je tiens à cette radiodiffusion sonore privée à caractère communautaire au regard de la passion que j’ai pour la radio, aussi je mets un point d’or aux émissions qui nourrissent la cohésion sociale, qui vulgarisent des stratégies de développement à base communautaire, qui font la promotion des faits artistiques et culturels et la valorisation des sites et attraits touristiques de la localité et du Burkina », a souligné Wendlasida Amédée Silga directeur de la radio et président de l’association réveille-toi, promotrice de la station. Ce dernier a aussi confié que, du fait du fort taux d’agriculteurs de son bassin d’écoute, en plus des émissions de divertissement et musicales, 30% des émissions concernent les préoccupations agro-sylvo-pastorales et sur le climat grâce à une convention signée avec l’Agence nationale de la Météorologie (ANAM). En outre, estampillée de sa marque de radio de proximité, Dauphin FM, communique sur les 18 maladies tropicales négligées et accompagne aussi l’Etat sur les émissions d’éducation. Selon les textes du Conseil supérieur de la Communication (CSC), la 90.6 FM synchronise avec le journal de la RTB radio. L’heure étant actuellement à la communication pour la sécurité, le patriotisme et la résilience, de la part de son directeur, radio Dauphin FM synchronise avec d’autres radio sur des préoccupations nationales.
Des Activités génératrices de Revenus (AGR), sont exercées afin de supporter les dépenses

Depuis sa date s’émission en décembre 2014, radio Dauphin FM, est en location sur une parcelle de 500m2, située sur la nationale 4, dans le quartier Daporé de la ville de Koupèla. «A côté du loyer qui évolue presque à chaque année, passant de 25.000frs CFA à la première année à 175.000 frs le mois pour le moment, il faut ajouter la masse salariale des 17 agents dont les montants vont de 50.000 à 200.000frs CFA, il y aussi le coût de l’électricité dont la moyenne mensuelle est de 325.000frs CFA, enfin le coût non moins considérable de l’entretien inhérente à toute station de radio », a expliqué le directeur. A entendre ce dernier la station de la radio arrive à tenir debout face à ses charges que grâce à l’accompagnement de partenaires. « Nous bénéficions d’un soutien conséquent de la Fondation Hirondelle-Studio Yafa, du Développement international des Médias (DMI), et de 5 mairies de la province », a confié M. Silga. « En plus de ces soutiens, des Activités génératrices de Revenus (AGR), sont exercées afin de supporter certains dépenses », a soutenu Amédée Silga. En effet, dans le but de contenir certaines charges, Dauphin FM s’est trouvé son propre siège, situé au nord et 4,5 km de la ville de Koupèla, à Kanrin sur la nationale n°16. Ce nouveau site est établi sur un terrain de 2 hectares dont 1/3 de la superficie est occupée par les infrastructures de la radio et les 2/3 sont utilisées pour intensifier les agr, notamment dans le secteur sylvo- agro-pastoral. « Nous comptons 4 studios dont celui de la présentation du journal, celui de la table ronde, celui des émissions radiophoniques et celui destiné à la tribune des artistes, tous conçus dans la légalité et dans les règles de l’art avec un traitement acoustique fait dans les normes, dont s’ajoutent la cabine technique et la régis », a décrit le directeur de la radio. « A côté du bâtiment abritant les studios, sera érigé celui de l’administration et à 25 mètres un peu plus loin se dresse la chambre de l’émetteur, juste à côté du mât de l’antenne qui devrait supporter les 4 dipôles », a-t-il ajouté.

Le coût total du projet est estimé à environ 150 millions frs CFA
A la date de ce jour selon lui, la réalisation technique importante à réaliser est la montée des pylônes et la pose des dipôles. Déjà, sur l’autre superficie on aperçoit la portion réservée aux arbres fruitiers et à la production agricole et pastorale qui promet. « Le point névralgique, le problème crucial des médias c’est l’autonomie énergétique, aussi nous avons pensé à installer un champ solaire en compensation de la consommation en énergie du site », a souligné Amédée Silga. « Le coût total du projet est estimé à environ 150 millions frs CFA », a révélé le président de l’association. « A la date de ce jour (NDLR 15 août 2025), même si nous nous sommes presque fins prêts pour émettre depuis notre nouveau site, il y a que nous avons réalisé jusque-là un investissement de 30 millions, la preuve qu’il y a encore à faire », a-t-il indiqué. Aussi, ce dernier compte sur l’appui des partenaires. A cet effet, il a confié qu’ils ont eu l’honneur de recevoir pour une première, une délégation du Fonds d’appui à la Presse privée (FAPP) avec à sa tête son directeur général Daniel Bonzi. De la part du directeur, ce dernier à la suite de la visite, a apprécié le travail déjà réalisé et leur a invité à accélérer la demande de crédit. Et face aux difficultés d’accès au crédit auprès du fonds suivant leur canevas, M. Silga préconise que le fonds accorde une importance primordiale à la crédibilité du postulant. « La crédibilité du postulant au FAPP devrait être à la fois un critère élitiste et une mesure incitative qui puisse alléger la lourdeur administrative » a-t-il conseillé. Et pour paraphraser le patron du Conseil national du Patronat burkinabé, Idrissa Nassa, le directeur de Dauphin Fm dira que : « ce n’est pas la garantie en soit qui compte le plus, mais c’est plutôt l’éthique et la crédibilité qui pèsent le plus dans la balance pour l’octroi des crédits ».

José Marie
