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Du miel ou du sucre accompagné d’autres ingrédients selon son goût dans une solution à base de pain de singe et de goyave, voilà la recette de la meilleure boisson de la 21e édition de la Semaine nationale de la culture Bobo 2024.En effet, ce cocktail a remporté le Grand Prix national des Arts et des Lettres (GPNAL) de la discipline boisson, dans la catégorie art culinaire à la SNC Bobo 2024.Fait à base de produits locaux, ce cocktail est doté selon son promoteur, Rogomnooma Urbain Gildas Ouedraogo,d’un goût rafraîchissant et appétissant. Il est à consommer de préférence après le repas dans la journée et le soir car elle contribue à une bonne récupération pendant le sommeil, selon lui. Ainsi, après Téwendé Alphonsine Yougbaré, du Kouritenga, lauréate à l’édition précédente avec son Diim Koom, c’est Gildas Ouedraogo, candidat de la province de l’Oubritenga et seul homme de la compétition dans la catégorie artculinaire qui est le lauréat dans cette discipline. «J’ai cette joie et ce sentiment d’un devoir accompli qui m’animent avec ce prix obtenu à l’issue de cette prestigieuse tribune d’évaluation telle que la SNC », a célébré le lauréat. Cette distinction selon lui, le réconforte dans son intention de conquérir le marché national et international avec une bonne gamme de variétés de jus de fruits à base de produits locaux. D’après Gildas, la recette de ce cocktail est l’aboutissement de plusieurs recherches personnelles auxquelles il s’est consacré. En plus de ses recherches, il avoue qu’il a bénéficié de formations et de conseils appliqués auprès de sa mère, Conseimbo Félicité qui excelle dans la préparation de cocktail. A entendre le directeur provincial de la Culture, des Arts et du Tourisme, de la province de l’Oubritenga, Emmanuel Compaoré, ce sacre fait la fierté de toute la province. « Il est le fruit de l’effort, d’un travail abattu à travers un accompagnent technique et en ressources », a-t-il précisé. La province est honorée d’autant plus qu’en plus de ce premier prix, 3 autres distinctions viennent s’ajouter d’après M. Compaoré. En effet, le Beng falé enrichi (haricot enrichi) de mme Conseimbo T Donald, obtient le troisième prix dans la discipline plat lourd, la troupe Warba de Tamissi, gagne le deuxième prix en danse traditionnelle pool adulte et le prix spécial des Nations unies pour le Développement a été décerné à l’artiste Ilboudo Aleila en slam.

 Cependant, d’après le directeur provincial, au-delà des efforts consentis par tous, des difficultés existent malheureusement et impactent sur la créativité des artistes. A côté des effets pervers de la crise sécuritaire et alimentaire, il faut ajouter les préoccupations d’ordre structurel rencontrées tels que le vieillissement des artistes et les conflits de génération qui subsistent au sein des acteurs de la culture sans oublier la difficile mobilisation des ressources financières, selon Emmanuel Compaoré. « La cherté de nos produits est la conséquence de l’explosion des prix de la matière première du fait de la crise sécuritaire et alimentaire sans oublier les coûts des outils de productions », a déploré Gildas Ouedraogo. Avant de précisé que l’autre épine reste l’appropriation de la marque, car selon lui, le processus de labélisation des produits nécessite des fortes sommes. A cet effet, il a insisté à ce qu’il y ait assouplissement des charges réclamées.

Ce sacre est le fruit de l’effort, du travail abattu à travers l’accompagnent technique et en ressources d’après le dp en charge de la culture, Emmanuel Compaoré

          Il faut repenser le financement de la culture

Aussi, dans la dynamique d’une meilleure production, Gildas Ouedraogo, sollicite un accompagnement technique et un soutien adéquat. Abondant dans le même ordre d’idées, M. Compaoré lance un appel en général, à l’endroit des autorités, des décideurs à s’investir de mieux en mieux dans la culture, car les acteurs culturels en ont besoin. « L’économie de la culture pourrait ne pas être palpable mais on ne perd jamais en y investissant car elle est d’une contribution énorme en faveur de la cohésion sociale », a-t-il soutenu. Et particulièrement, à l’endroit de Gildas Ouédraogo, le dp en charge de la culture sollicite un accompagnement pour la réussite de son projet. Afin, Emmanuel conseille de repenser le financement de la culture, en misant avant tout sur l’initiation des acteurs culturels en vue d’une saine organisation des activités culturelles et touristiques car, leur manque de connaissances se manifeste malheureusement sur la mauvaise gestion des fonds alloués.

Gildas Ouedraogo : «nourrit le rêve de conquérir le marché des jus avec différentes saveurs dans les quatre coins du Burkina Faso et dans le monde »

Agé de 26 ans, lejeune entrepreneur ambitieux, Rogomnooma Urbain Gildas Ouedraogo avoue qu’il pourrait prendre part à la prochaine édition mais, d’après lui, l’objectif pour lui, n’est pas d’amasser des trophées mais de s’épanouir dans le métier. Anis, il a expliqué que cela se traduit par la création d’emplois à travers une unité de production qui prend en compte les recettes traditionnelles accompagnées aux saveurs modernes. Au-delà de la mise en place de la fabrique, le lauréat pense à la création d’un centre de formation afin de partager et de transférer ses connaissances en la matière. Aussi, avec samarque de fabrique, le Wend Kunni jus,il nourrit le rêve de conquérir le marché des jus avec différentes saveurs dans les quatre coins du Burkina Faso et dans le monde. Issue de la maison Wend kuuni transformation agro-alimentaire, Wend kuuni jus, propose des cartons de 24 bouteilles de 33cl, à 7.000 francs CFA, et aussi des cocktails à base de l’hibiscus, de la mangue, de l’ananas et du tamarin font partie de leurs productions, en attendant de proposer d’autres emballages.

                                                                                                      José Marie