Le Manega naaba, Panantugri a tenu son nabasga, sa fête coutumière sous le thème de « coutumes vivre ensemble et paix », le dimanche 28 janvier 2024, à Manéga dans la région du Plateau Central.
Le palais royal de Manéga est bondé de monde en ce dimanche, 28 janvier 2024. De la musique au son de castagnettes et de tam-tam se fait entendre, entrecoupée de temps à autre par des coups de fusil. C’est la fête à Manéga. En effet, le 32ième Manéga naaba, Panantugri organise son nabasga. « Dans la sobriété nous avons voulu organiser le côté festif de ce nabasga à cause de ce que le pays travers », a confié le naaba. Aussi ce dernier a souligné que cette fête a été placée sous le thème : « coutumes, vivre-ensemble et paix ». Nous insistons sur le fait de la bonne cohabitation qui existe entre des centaines de personnes déplacées internes avec la population locale sur notre territoire. Manéga est une terre libre, de coutumes et d’hospitalité depuis nos ancêtres. La sobriété mise en avant n’enlève rien à l’organisation pratique de cette fête coutumière qui se tient en deux phases, c’est à dire le moment des rituels et des sacrifices plus ou moins discret et celui des festivités qui nous réunit aujourd’hui. Ainsi, les manifestations ont débuté depuis le jeudi par les offrandes et des sacrifices sur différents autels pour aboutir jusqu’au dimanche, jour des festivités et d’allégeance. D’après naaba Panantugri, le nabasga est un grand moment pour toute la communauté car, il tient lieu de remerciement aux mânes des ancêtres pour l’année écoulée à travers les différents sacrifices. « C’est aussi le lieu de solliciter leurs protections et leur accompagnement pour le roi, sa famille et pour toute la population de Manéga », a-t-il ajouté. En début de l’après-midi du dernier jour, le naaba sort tout en rouge, il prend les couleurs du soleil selon la coutume pour l’exécution de l’ultime sacrifice au Nord du palais. Ensuite il regagne le palais et ressort en tenue blanche, celle des réjouissances. Dans la cour du palais, les artistes rivalises d’ardeur pendant que les différentes délégations se suivent pour saluer et offrir des présents au naaba. « Nous faisons partis de la jeunesse de Manéga et nous ne pouvons restés en reste il est de notre devoir de faire en sorte que cette fête de la communauté tienne toutes ses promesses », a témoigné Eric Ziwaga.
Déjà, le cap est mis sur l’année prochaine avec fort espoir que la paix reviendra au pays.



M’ Tinda Beogo
