Le faso au monde
Dans le but de disposer d’informations claires, structurées et réalistes sur leur parcours et sur les responsabilités liées aux sciences biomédicales, l’Association des étudiants en Biologie médicale de l’université Saint Thomas d’Aquin (AEBM/USTA), a organisé le samedi 24 janvier 2026, la 3e édition de leur […]
En marge de la célébration de la 21e édition du festival du Niger Ségou art, la délégation burkinabè avec à sa tête le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a pris part aux côtés de ses […]
ReportageEn marge de la célébration de la 21e édition du festival du Niger Ségou art, la délégation burkinabè avec à sa tête le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a pris part aux côtés de ses pairs du Mali et du Niger à l’inauguration du Musée Kôrê des Arts et de l’Artisanat (MKAA) à Ségou, le 05 février 2025. Logé au sein du Centre culturel Kôrè, ce Musée donne à voir à ses visiteurs la chaîne ancestrale de transformation du coton, les grandes figures emblématiques de l’histoire du Mali, Soundjata Keïta, Kankan Moussa, Mamari Biton Coulibaly et Da Monzon Diarra entre autres et de nombreux instruments de musique. En plus des œuvres d’artistes provenant de l’AES, le musée Kôrè expose également des œuvres provenant d’autres pays africains comme le Gabon et le Cameroun. Cette exposition de diverses cultures est la preuve à entendre le ministre Pingdwendé Gilbert Ouedraogo de la volonté manifeste de la vision panafricaine de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Ceci traduit selon lui sa volonté de s’ouvrir au continent et au reste du monde. « Notre ambition n’est pas de nous renfermer sur nous-mêmes, mais de partager les idéaux promus par nos dirigeants », a soutenu Gilbert OUEDRAOGO. Ce musée dispose également d’un espace multimédia, qui illustre la coexistence harmonieuse entre tradition et modernité mettant en exergue les différentes transformations du coton. « Une occasion de souligner qu’avec nos connaissances et notre riche patrimoine, nous pouvons assurer la transformation de nos ressources et nous suffire à nous-mêmes, particulièrement dans le domaine du textile », a appuyé le Ministre Pingdwendé.
C’est une joie manifeste que les officiels de ce jour ont invité les uns et les autres à venir découvrir ce joyau, symbole d’une richesse culturelle africaine.



M’Tinda Beogo
Les Ministres en charge de la Culture des trois pays de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) ont signé le 4 février 2025 à Ségou un mémorandum d’entente sur la validation des documents de la Politique culturelle Commune de l’Alliance des […]
ReportageLes Ministres en charge de la Culture des trois pays de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) ont signé le 4 février 2025 à Ségou un mémorandum d’entente sur la validation des documents de la Politique culturelle Commune de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la stratégie commune de l’artisanat de ces 3 pays. La signature de ces documents répond à la vision des chefs d’Etats de mutualiser les efforts et faire de la culture la pierre angulaire du développement socio-économique du Burkina, du Mali et du Niger.
Pour le Ministre en charge de la Culture et des Arts du Burkina, Gilbert Ouedraogo, ces instruments permettront une meilleure mutualisation des événements culturels et la valorisation du patrimoine des États membres. « Nos peuples, bien que divisés par des frontières héritées de la colonisation, partagent une histoire commune, des pratiques sociales similaires et un riche patrimoine culturel. La culture est le socle sur lequel nous devons bâtir notre unité », a soutenu Gilbert Ouedraogo. Ce dernier la culture est le fondement de la paix. « Grâce à la culture, la paix reviendra au sein de l’AES », a-t-il affirmé.
Quant au Ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, la culture et l’artisanat sont des éléments importants dans la construction de la confédération. « Aujourd’hui, nous avons touché le sacré, en ce sens que cette étape va être cruciale dans la construction de notre État confédéral », a déclaré Mamou Daffé. Pour ce dernier, les potentialités culturelles de l’AES, sont une véritable « puissance culturelle mondiale ». Car selon lui, les pays de l’Alliance des Etats du Sahel détiennent un riche patrimoine en termes de musique, d’art contemporain, de patrimoine culturel immatériel. « Ceci est un réservoir immense et ce mémorandum va nous permettre d’exploiter ces gisements culturels, qui sont le fondement de notre identité commune », a-t-il expliqué.
La signature de ce mémorandum d’entente aura pour effet immédiat l’organisation de grands événements « labellisés AES », la promotion de la production culturelle et le développement d’un circuit intégré de tourisme entre nos les États.



M’Tinda Beogo
Format créatif du Festival sur le Niger, qui en plus de la musique, met l’accent sur l’art contemporain à travers un salon d’art contemporain, et toutes les composantes traditionnelles du festival sur le Niger, Ségou’ Art, célèbre sa 21e édition. Cette édition est couplée avec […]
ReportageFormat créatif du Festival sur le Niger, qui en plus de la musique, met l’accent sur l’art contemporain à travers un salon d’art contemporain, et toutes les composantes traditionnelles du festival sur le Niger, Ségou’ Art, célèbre sa 21e édition. Cette édition est couplée avec le lancement de la première Semaine de la fraternité de l’AES, dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu le mardi 04 février 2025. Ténues respectivement sur les thèmes : «Diversité, paix et unité » et « Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère », ces deux manifestations ont choisi le Burkina Faso, Pays invité d’honneur. A cet effet, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, et de ses homologues charge du Commerce et l’Artisanat Serge Gnaniodem Poda, de celui en charge des Affaires étrangères et de la coopération régionale Karamoko Jean Marie Traoré accompagnés d’une forte délégation composée d’acteurs culturels, d’artistes musiciens et plasticiens dont entre autres Siriki Ki, Alif Naaba, Christophe Sawadogo et l’Ensemble artistique de Bolomakoté ont fait le déplacement du Mali. Prenant la parole à la cérémonie d’ouverture, le ministre Pingwendé Gilbert Ouedraogo a salué la vision des trois Chefs d’États de l’AES qui ont sur imprimer une vision d’intégration culturelle de l’espace confédéral avec pour socle une culture partagée entre les communautés des trois pays. Il a rendu un hommage aux plus hautes autorités de la République sœur du Mali pour l’organisation réussie de l’événement et surtout l’engagement fort du Chef de l’Etat malien, le Général Assimi GOÏTA, par la décision historique de faire de 2025, l’année de la Culture au Mali. Les artistes de la délégation du pays des hommes intègres en l’occurrence l’Ensemble artistique de Bolmakoté a offert une prestation digne de l’émulation de la Semaine nationale de la culture lors de la cérémonie d’ouverture.
Ce déplacement fut aussi une occasion de visite touristique. En effet, la délégation burkinabè a pu visiter le « Quai des arts » qui se tient sur les berges du fleuve Niger. Un espace qui pour l’occasion s’est transformé en un gigantesque site de commerce et d’attraits culturels réunissant plus de 400 exposants venus de 30 pays.


M’Tinda Beogo
Portée sur les fonts baptismaux en 2023, L’Association Buud-nooma Boulgou/Bagaré (A3B), œuvre en faveur de la solidarité et s’engage pour une santé publique. C’est à ce titre qu’elle a organisé en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) une collecte de sang, le […]
ReportagePortée sur les fonts baptismaux en 2023, L’Association Buud-nooma Boulgou/Bagaré (A3B), œuvre en faveur de la solidarité et s’engage pour une santé publique. C’est à ce titre qu’elle a organisé en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) une collecte de sang, le samedi 8 février 2025, à Ouagadougou. Cette activité deuxième du genre après celle qui a concerné le vivre-ensemble et la cohésion sociale, entend selon le président de l’association Jean Saba, contribuer à la promotion sanitaire. « Le besoin en sang était une préoccupation sanitaire et face à la situation que nous vivons de nos jours elle est plus encore », a souligné Jean Saba. Aussi, afin de venir en aide un tant soit peu au CNTS, selon le président de l’A 3 B, cette collecte de sang a été initiée à l’intention des ressortissants de la commune de Bagaré et de la population de la ville de Ouagadougou. Une initiative salutaire rentre en droite ligne dans les objectifs de la délégation spéciale de la ville de Ouagadougou selon l’inspecteur de police municipal, Sylvestre N’Do, conseiller technique et représentant le Président de la délégation spéciale. « La question de la santé est une préoccupation pour tous et nous sommes engagés à soutenir de telles genre d’initiatives qui poursuivent des objectifs nobles tel que sauver des vies », a soutenu Sylvestre N’Do. Le besoin journalier en sang étant estimé à 300 poches pour la ville de Ouagadougou, le représentant du PDS lance un appel à toutes les structures associatives de la ville à initier et à multiplier de telles activités. L’opération de collecte de ce jour, à entendre le responsable de l’association espère atteindre la moisson de 100 poches. Aussi, le président d’honneur de l’association, Marc Saba représentant résidant du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) à Bamako au Mali, invite les uns et aux autres à avoir une pensée à l’endroit des FDS blessés et des malades en venant participer activement à ce don de sang.


L’association selon son président poursuit entre autre des objectifs tels que l’éducation, le bien-être familial et surtout contribuer à une connexion familiale des ressortissants de la commune.
José Marie
Présent à Ségou dans le cadre de SEGOU’ART Festival sur le fleuve Niger, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a reçu en audience le mercredi 05 février 2025 le cinéaste malien Cheick Omar SISSOKO, Étalon d’Or de Yennenga en 1995 avec son film Guimba le « Tyran ». […]
ReportagePrésent à Ségou dans le cadre de SEGOU’ART Festival sur le fleuve Niger, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a reçu en audience le mercredi 05 février 2025 le cinéaste malien Cheick Omar SISSOKO, Étalon d’Or de Yennenga en 1995 avec son film Guimba le « Tyran ». Homme de culture il ministre de la Culture de son pays de 2002 à 2007, il est aujourd’hui Secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Le sujet de la rencontre selon lui a porté sur un atelier prévu du 27 au 28 février 2025 sur le thème : « Cinémas, représentations et contribution des anciens combattants dans la libération et la construction de l’Afrique », en marge en marge de la 29e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (ESPACO).
L’initiative de cet atelier selon Cheick Omar SISSOKO qui est le fruit d’une collaboration entre la FEPACI, le FESPACO, l’Université Joseph KI-ZERBO, et l’Association Dialogue sans Frontières, de l’ancien Ministre de la Culture Burkinabè, Filippe SAWADOGO est une option stratégique et politique que la FEPACI a voulu introduire dans le FESPACO afin « qu’au lendemain du 80e anniversaire du massacre de Thiaroye on affirme encore notre rupture avec le système colonial et néocolonial dans une dénonciation de ces massacres et dans un hommage aux anciens combattants qui ont tenu un rôle prépondérant dans la libération du monde dans les deux guerres. « Cette reconnaissance aux anciens combattants sera affirmée et traduite par une déclaration dite de Ouagadougou », a expliqué le SG de la FEPACI. Le cinéma selon lui doit jouer un rôle de premier plan dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel. « L’image, c’est le médium par excellence de la communication sociale. Elle permet de mettre en évidence nos réalités sociales et notre conscience collective nécessaires pour permettre à nos peuples de prendre leur destin en main », a-t-il martelé.
Cheick Omar SISSOKO a par ailleurs salué la signature du mémorandum d’entente sur la mise en place d’une Politique culturelle commune des trois pays de la Confédération des États du Sahel, le 04 février dernier.
M’Tinda Beogo
Après avoir tenu sa première session en début d’année, la cellule de pilotage du comité interministériel du Compte satellite du tourisme burkinabè, avec l’appui du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques de l’Afrique de l’Ouest (PHASAO), a tenu sa 2e session, bilan le 27 décembre […]
ReportageAprès avoir tenu sa première session en début d’année, la cellule de pilotage du comité interministériel du Compte satellite du tourisme burkinabè, avec l’appui du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques de l’Afrique de l’Ouest (PHASAO), a tenu sa 2e session, bilan le 27 décembre 2024, à Ouagadougou. Présidée par la Secrétaire générale adjointe, Adama Segda représentant le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, la présente session selon elle, a pour objectif de faire le point du processus de la mise en place du Compte satellite du tourisme à cette date et de présenter la situation de la mise en œuvre des recommandations antérieures. Outil recommandé par ONU tourisme pour mesurer les aspects économiques du tourisme dans le système économique global, le Compte satellite tourisme burkinabè (CSTB) est un outil de planification et d’orientation de la politique de développement touristique et de booster la politique de la destination Burkina Faso. Aussi, « cette session bilan procèdera à l’examination et à la validation du bilan de mise en œuvre des activités du CSTB en 2024 et par la suite elle abordera les perspectives à travers le programme de travail de 2025 », a-t-elle soutenu. Selon le directeur général adjoint de la direction générale du tourisme, Bassirou Balboné, au compte des perspectives, il y a la mise à la disposition, des premiers tableaux CSTB aux différents utilisateurs au cours de l’année 2025. Un outil attendu par les acteurs privés du secteur du tourisme. En effet, pour le président de la Fédération des organisations patronales du tourisme et de l’hôtellerie du Burkina Faso (FOPTH-B), Mamadou Pierre Celestin Zoungrana, l’opérationnalisation du CSTB va permettre aux acteurs privés du secteur du tourisme de disposer de données précises et fiables sur l’impact économique du tourisme. « Avec cet outil, nous pourrons mesurer avec exactitude la contribution de notre secteur au PIB par l’emploi et aux recettes de l’état », a confié Mamadou Pierre Celestin Zoungrana. A entendre ce dernier, le CSTB offrira une meilleure visibilité sur les circuits économiques liés au tourisme. « Ce qui nous permettra d’optimiser nos investissements et nous pourrons anticiper les évolutions du secteur et d’adapter nos offres en conséquence », a-t-il ajouté.
Tout en rappelant que cette cellule du comité interministériel a été mise en place dans le souci de conduire le processus d’opérationnalisation du CSTB suite à son adoption en décembre 2023. Madame la secrétaire générale, a en outre souligné l’importance de cet outil. Selon elle, le Compte satellite permettra d’évaluer l’importance de l’investissement touristique dans notre pays, les recettes fiscales générées par l’industrie touristique, l’incidence du tourisme sur la balance de payement et l’impact des chocs sur la consommation du tourisme intérieur. « Le CSTB permettra de renforcer la résilience, de soutenir le secteur du tourisme et surtout de mieux préparer la relance économique après crise », a-t-elle appuyé. Aussi, elle a lancé un appel à tous les membres de la cellule de pilotage, composés des personnes avisées des départements en charge de la communication et de l’économie, des partenaires techniques et financiers et les acteurs privés du secteur du tourisme à apporter des observations utiles afin d’enrichir les documents soumis à leur appréciation.


José Marie
A l’occasion de cette 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, FESPACO, 235 films ont été retenus venant de 48 pays sur une réception de 1351 films. On compte pour le compte du Burkina Faso, 31 sélectionnés pour competir […]
La TribuneA l’occasion de cette 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, FESPACO, 235 films ont été retenus venant de 48 pays sur une réception de 1351 films. On compte pour le compte du Burkina Faso, 31 sélectionnés pour competir dans plusieurs catégories. Et pour l’Etalon d’Or de Yennenga, deux réalisateurs sont en lice : Dani Kouytaté avec son film « Katanga, la danse des scorpions » et Aïcha-Chloé Boro avec « Les invertueuses ».
Prenant prétexte du péril terroriste qui menace le Sahel, Aïcha-Chloé Boro nous raconte l’histoire de Natie, adolescente introvertie qui à travers le destin brisé de sa grand-mère dans un foyer « tiède » essaie de se reconstruire. Le dilemme dans cette quête se résume à cette question : peut-on vivre par « procuration » avec sans cesse des faux-fuyants ? Journaliste, ACB a déjà remporté l’Etalon d’Or au FESPACO 2019 dans la section documentaire avec son film « Le loup d’or de Balolé », puis le trophée francophone 2021 . Avec son style épuré et sans fioritures ainsi que sa maîtrise technique parfaite de son art, elle est une candidate sérieuse à la consécration suprême.
« Katanga la danse des scorpions », avec un palmarès long comme le bras et un vécu certain dans l’univers du septième art, Dany Kouyaté l’enfant prodige de Dapoya, digne fils de son défunt père Sotigui, revient cette fois avec un film dont le scénario est campé autour des intrigues des palais africains où argent, mysticisme, complots et trahisons se mêlent dans un cocktail détonnant et étonnant. Une narration tout en finesse soutenu par des dialogues accrocheurs héritage de la lignée des « griots rois » du Mandé dont il est le digne descendant. Celui qui enseigne son art dans les universités occidentales peut faire mouche avec son film au titre évocateur qui est à lui seul tout un programme et une invite à l’évasion. Un film dont le scénario au finish renversant laissera le cinéphile haletant et conquis. Le cinéma comme on l’aime.
Alassane Ouedraogo
La 29e édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou s’ouvre le 22 février prochain à sous le thème fort à propos de Cinéma et identités culturelles. Un thème judicieux et bien dans l’air du temps marqué de plus en plus […]
La TribuneLa 29e édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou s’ouvre le 22 février prochain à sous le thème fort à propos de Cinéma et identités culturelles. Un thème judicieux et bien dans l’air du temps marqué de plus en plus par un besoin d’émancipation de la part de nos États plus que jamais résolus à rompre le « cordon ombilical » de la colonisation et à expérimenter des voies endogènes de développement. Une quête qui place la culture véritablement au centre de toutes les politiques si tant est que pour être, il faut d’abord savoir, et, pour savoir il faut nécessairement se ressourcer pour aller sans complexe d’infériorité à la rencontre des autres et traiter d’égal à égal avec eux. Le septième art est un puissant vecteur pour se faire, si du moins nos cinéastes abandonnaient les thèmes lénifiants dignes du « cinéma calebasse » comme le disait le maestro Drissa Ouedraogo pour s’emparer de notre histoire aussi bien passée que contemporaine pour la mettre à la disposition des masses populaires dans toute sa dimension et sa beauté, enfin de battre en brèche les théories dignes du comte de Gobineau qui font du continent noir et de sa diaspora une « terre vierge » en matière de faits historiques. Un travail de titan qui n’autorise aucune paresse intellectuelle ni compromission quelconque. C’est dire que l’Afrique doit inventer son propre narratif et l’imposer aux autres, plutôt que d’être le réceptacle de leurs fantasmes et élucubrations. Là aussi il va falloir oser inventer l’avenir dans la douleur en gardant les yeux secs et, l’idée de fédéralisme ne saurait être occultée dans cette occurrence, si l’on convient que le développement sera endogène et intégré ou ne sera pas. Nos cinéastes doivent donc être des aiguilleurs de conscience pour amener les politiques à sortir des lieux communs et les rafistolages mineurs pour accomplir l’acte qui consomme la rupture avec les faux ensembles comme le disait si bien Cheikh Anta Diop. D’autres thèmes existent pour l’avènement de cette Afrique debout, fière de ses racines et le regard fixé vers le progrès et l’espérance pour les populations. C’est ce cinéma de combat dont les précurseurs furent Sembene Ousmane, Djibril Mambeti Diop, Souleymane Cissé et Idrissa Ouedraogo entre autres dont nous rêvons pour que l’Afrique rêve, vive et s’affirme à son propre rythme plutôt que sous le prisme déformant des autres. Ce thème ne doit donc pas uniquement avoir été choisi pour faire mode, mais plutôt servir de moment d’introspection sans acrimonie criticiste mais aussi sans complaisance dans le diagnostic à poser pour la naissance d’un cinéma majeur et émancipateur. Qui a dit que les artistes étaient là conscience des peuples ?
Alassane Ouedraogo
En séjour au Pays des Hommes Intègres dans le cadre des 125 ans d’Evangélisation au Burkina, le Cardinal Pietro PAROLIN, Secrétaire d’Etat de l’Etat du Vatican, a visité le Musée National du Burkina Faso en compagnie d’une forte délégation d’évêques du Burkina, du ministre de […]
ReportageEn séjour au Pays des Hommes Intègres dans le cadre des 125 ans d’Evangélisation au Burkina, le Cardinal Pietro PAROLIN, Secrétaire d’Etat de l’Etat du Vatican, a visité le Musée National du Burkina Faso en compagnie d’une forte délégation d’évêques du Burkina, du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Oeudraogo et du directeur général du Musée National, Sabari Christian DAO. La visite touristique du cardinal a concerné les Habitats du Faso et des deux salles d’exposition. A l’issue de la visite découverte, le Secrétaire d’Etat du Souverain pontife a laissé ce message dans le livre d’or du Musée National du Burkina Faso. « Reconnaissant pour la visite au Musée National du Burkina Faso, je souhaite que l’héritage culturel qui est ici conservé et valorisé puisse stimuler les habitants de ce pays et surtout les nouvelles générations à conserver les valeurs authentiques de leur passé pour construire solidement leur futur. Avec la bénédiction du Pape François et l’assurance de ma prière ».


José Marie