Le faso au monde
Dans le but de disposer d’informations claires, structurées et réalistes sur leur parcours et sur les responsabilités liées aux sciences biomédicales, l’Association des étudiants en Biologie médicale de l’université Saint Thomas d’Aquin (AEBM/USTA), a organisé le samedi 24 janvier 2026, la 3e édition de leur […]
Le 12 avril 2024, a marqué la fin d’initiation dans la communauté sèmè d’Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, région des hauts-bassins du Burkina Faso. Une clameur monte en ce milieu de matinée du 12 avril et l’espace aménagé à un jet de pierre […]
Jawdi Soudou Baba FasoLe 12 avril 2024, a marqué la fin d’initiation dans la communauté sèmè d’Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, région des hauts-bassins du Burkina Faso. Une clameur monte en ce milieu de matinée du 12 avril et l’espace aménagé à un jet de pierre du palais de sa majesté Massa Traoré de Orodara, au secteur 2, pour accueillir la cohorte 2024 des Donoblih, ou les enfants du Do, ou du bois sacré en siamou, d’après Klin Sondé Coulibaly dit Yacouba, de la caste des forgerons.

Au nombre d’environ 600 jeunes hommes issus de 4 villages (Orodara, Nialé, Salé et Vidara), âgés de 17 à 37 ans, venant de toutes les catégories sociales en file indienne font une procession sur l’air de la manifestation. En masque de fibres noir, truffés de gris-gris, armes en bois et queues en main, des bracelets, des amulettes ornant les bras et les biceps et les jambes ceinturées de grelots, les Donoblih aux pas sonores, esquissent des pas de danse d’initiés au son du terroir fait de balafon, du Krokoto (un ensemble de 3 petits-tam-tams fait de terre cuite), de flûte accompagnée de chants de femmes. Cette parade suit une hiérarchie séculaire. En effet, selon Foué Lassina Traoré, un des fils du chef de Orodara, les griots au masque menu de long bec ouvrent le défilé, ces derniers sont suivis des forgerons et des nobles. « Dans chaque catégorie, les cadets sont précédés des aînés et seuls les neveux peuvent se choisir une place de choix dans le rang », a précisé Foué Lassina.

Le moment est historique et mémorable pour la communauté. Elle confère aux Donoblih le statut d’homme mûr nourris de la sève sèmè d’après klin Sondé. « Ils sont les porte-étendards, les guerriers de la communauté et sont à mesure de la défendre durant les 40 prochaines années », a-t-il assené. « C’est une nouvelle génération qui se met en place, l’air change au sein de la communauté sèmè », a affirmé Klin Sondé Coulibaly. Ce dernier a expliqué quela communauté sèmè évolue suivant une étape générationnelle de 40 ans.

Une crainte du vois sacré fait place à une vitalité et à une fierté

Dès la naissance nous sommes considérés comme des batchèm, c’est-à-dire un homme qui n’est pas mûr et il faut avoir subi l’initiation au Do afin de prendre le statut d’homme mûr, de guerrier de la communauté, un statut confirmé par le baptême au prénom d’initié suivant un rituel voué aux signes zodiaques. Et pour se faire les Donoblih ont, « durant 3 croissants lunaires séjourné dans le bois sacré afin d’être initiés aux us et coutumes de la communauté sèmè, il s’agit fondamentalement de répondre aux 3 capitales préoccupations que sont, d’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Et où allons-nous ? », a indiqué Coulibaly dit Yacouba. « J’avais une peur évidente avant de rentrer dans le bois sacré mais aujourd’hui cette peur fait place à une vitalité, une fierté de promouvoir et de valoriser ma culture», s’est exprimé le dorénavant, Konon Ibrahim Traoré. A côté de lui, Kouélé Ousmane Traoré se réjouit d’avoir pu accomplir cet acte hautement important qui lui confère ce statut d’homme de la communauté. Cette cérémonie hautement symbolique marque le renouveau et la continuité de nos valeurs ancestrales selon Djougouèl Magloire Traoré le président du comité d’organisation de la cérémonie officielle de sortie. Citant la magie du temps, ce dernier a souligné le fait que les enfants du Do de 2024, aient pris comme nom de baptême : le capitaine Ibrahim Traoré tout comme ceux de 1986 qui avait le capitaine Thomas Sankara, chef de l’Etat en son temps comme nom de baptême. A cet effet, le Ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, parrain de la dite cérémonie, a confié que cette cohorte a fait le choix d’être en phase avec les orientations de la transition mais aussi et surtout de défendre les valeurs prônées par le chef de l’état.

Notre communauté mourait sans les Donoblih
Cette pratique ancestrale qui puise ses origines depuis la fondation de Orodara dans les années 1800, interpelle sur le renouvellement de bras valides, de penseurs et vise aussi à une révision de lois et de règles mis en place il y a 4 décennies. En cela elle émet des interdits. Aussi, les filles et les tout-petits ne sont pas autorisés à suivre cette initiation. Aussi, Ils se rasent la tête au moment de l’arrivée des Donoblih. « C’est pour eux un acte d’accompagnement, d’affirmation de son appartenance à la communauté sèmè », a souligné Lassina Traoré. En outre, la grande famille des forgerons de Grichin, celle du chef de canton et les habitants du quartier Tchocô n’y vont pas non plus, mais reçoivent exceptionnellement leur initiation à la maison d’après Klin Coulibaly. Ce dernier a souligné qu’en dehors des griottes qui sont habilitées à apporter à boire et à manger aux Donoblih personne n’y a accès. Et il fait un rappel par rapport aux personnes de la 3ième catégorie qui ne peuvent pas assister à une troisième sortie officielle de Donoblih.
L’arrivée des Donoblih entame l’accomplissement de rituels et de sacrifices autours de certains autels à travers la ville avant que ces derniers ne regagnent leur domicile respectif, 3 jours après. C’est aussi à cette occasion que les résidents et la diaspora viennent se confier aux différents autels pour diverses sollicitations. Au soir du troisième jour et tard dans la nuit, les Donoblih se débarrassent de leur masque en les accrochant aux murs de vestibules avant de regagner leur domicile où les parents dans l’impatience les attendent afin d’exprimer cette fierté familiale. Une fierté familiale qui contamine toute la communauté sèmè. En effet, d’après Massa Traoré, l’initiation au bois sacré, a une importance capitale dans la communauté, elle définit et caractérise notre peuple, elle joue un rôle majeur et ne peut pas être survolée. « Sans elle notre communauté meurt », a appuyé le chef de Orodara. Aussi, «parler seulement la langue siamou ne fait pas de toi un siamou mais il faut aussi et surtout considérer cette voie spirituelle et accepter accomplir nos us et nos coutumes », a insisté Klin Sondé Coulibaly.
Dans le souci de ne laisser personnage en marge, un processus d’initiations intermédiaires dénommées « kinnin-kinni », est mis en place et s’est tenu au cours des ans, 2015, 2017 et 2021. Pour le représentant le chef de l’Etat, le Ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, Kassoum Coulibaly, cette initiation en même temps qu’elle détermine la communauté sèmé, sa pérennisation participe à la valorisation de notre culture. Et à ce titre, « il convient de saluer cet engagement en faveur des us et coutumes, une valeur cardinale de la communauté sèmè », a confié Kassoum Coulibaly.
En attendant les prochains «kinnin-kinni », la prochaine sortie officielle est prévue pour au plus tard en 2064.
M’Tinda Beogo
Afin de prendre connaissance sur l’état des préparatifs de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le président du comité national d’organisation (PCNO), Fidèle Aymar Tamini, a rencontré les différents responsables de commissions, dans l’après-midi du jeudi 18 avril 2024, à […]
Educt-culture La TribuneAfin de prendre connaissance sur l’état des préparatifs de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le président du comité national d’organisation (PCNO), Fidèle Aymar Tamini, a rencontré les différents responsables de commissions, dans l’après-midi du jeudi 18 avril 2024, à Bobo-Dioulasso.

Une rencontre dite de derniers réglages qui a estimé le taux des préparatifs à 95%. En effet, à l’issue de l’intervention des différents responsables de commissions, les voyants sont au vert. « Nous avons fait le point et il y a des motifs de satisfaction parce que les données qui nous ont été présentées sont suffisamment satisfaisantes », a confié le PCNO.
Il a rassuré que tout est fin prêt pour le top départ de cette 21ième édition de la biennale de la culture. Cependant, le président du comité national d’organisation a relevé des jugées mineures à ses yeux et « qui ne peuvent pas gâcher la fête », a-t-il indiqué. Le président a révélé que le comité d’organisation est dans la phase de déploiement de la logistique et des derniers ajustements afin de permettre d’accueillir sereinement les festivaliers.
M’Tinda Beogo
Baromètre des journalistes au Burkina Faso, le concours prix Galian est l’une des principales activités qui récompense les meilleures productions journalistiques. Ainsi, quelques jours après la clôture de dépôts de candidatures, madame la secrétaire générale adjointe, du ministère de la communication, de la culture, des […]
Educt-culture La TribuneBaromètre des journalistes au Burkina Faso, le concours prix Galian est l’une des principales activités qui récompense les meilleures productions journalistiques. Ainsi, quelques jours après la clôture de dépôts de candidatures, madame la secrétaire générale adjointe, du ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Adama 1re jumelle Segda, a procédé à l’installation des membres des jurys du prix, le 19 avril 2024, à Ouagadougou. Pour cette édition elle a révèle que 4 jurys ont été créés dont celui de la presse écrite, celui de la presse en ligne, celui des langues nationales et celui de la radiodiffusion sonore et télévisuelle.

Ces jurys ont pour missions d’après la secrétaire générale adjointe d’examiner et de statuer sur les œuvres en compétition publiées ou diffusées par un organe de presse burkinabè durant la période du 1er janvier au 31 décembre 2023. En procédant à leurs installations madame la secrétaire générale adjointe a notifié que les membres de jurys ont la responsabilité individuelle et collective à vérifier l’authenticité des œuvres en compétition, à analyser et faire des observations, à énumérer les forces et les faiblesses de chaque œuvre en compétition, à formuler des recommandations à l’endroit des candidats en vue d’améliorer les productions journalistiques et à mener des investigations afin de déceler les cas de fraude et de prononcer des sanctions à l’encontre de candidat fautif.
« Il vous incombe de présélectionner les œuvres pour les prix spéciaux, de designer les lauréats du concours et de statuer avec les autres membres de jurys sur les meilleures productions en vue de la désignation du super Galian », a indiqué madame Adama 1re jumelle Segda. Elle a poursuivi qu’à l’occasion de cette 27ième édition, 296 œuvres ont été reçues de 148 candidatures. Reparties comme suite : 94 œuvres de 47 candidatures en presse écrites, 114 œuvres de 57 candidats en audiovisuelle, 28 œuvres en langues nationales de 14 candidats et 60 œuvres en presse en ligne de 30 candidats.
Le concours prix Galian d’après mme Segda représente plus qu’une simple compétition. « Il est la volonté du gouvernement à accompagner et à encourager l’excellence dans le paysage médiatique burkinabè ; c’est une tribune précieuse pour célébrer et reconnaitre l’engagement et le dévouement des hommes et des femmes de medias », a-t-elle souligné.

Face à la crise sécuritaire et humanitaire que vit notre pays, le Burkina Faso, la présidente de la cérémonie a invité les professionnels des médias à jouer leur partition au côté du peuple en utilisant la plume, le microphone et la camera au service de l’intérêt général. Un plus de professionnalisme sollicité dans le traitement de l’information, objet poursuivit d’ailleurs, a-t-elle dit par le concours prix Galian.
M’Tinda Beogo
Consacrée le 13 avril 2023 par le gouvernement du Burkina Faso, la célébration du mois du patrimoine culturel burkinabè est à sa deuxième édition. Le lancement des activités de cette deuxième édition sous le thème : « Education au patrimoine, facteur de cohésion sociale au Burkina Faso», s’est […]
Educt-culture La TribuneConsacrée le 13 avril 2023 par le gouvernement du Burkina Faso, la célébration du mois du patrimoine culturel burkinabè est à sa deuxième édition. Le lancement des activités de cette deuxième édition sous le thème : « Education au patrimoine, facteur de cohésion sociale au Burkina Faso», s’est tenu le 17 avril 2024, au musée national à Ouagadougou et prendra fin le 18 mai prochain.
Ce mois du patrimoine culturel selon la secrétaire générale par intérim du ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, madame Adama 1ere jumelle Segda, est une occasion de célébrer le Burkina Faso à travers la richesse de ces traditions et de sa diversité culturelle. « C’est une mise en valeur de nos coutumes et nos valeurs communes pour les prochaines générations », a-t-elle souligné. Aussi cette deuxième édition selon elle, connait des innovations majeures telles que l’institution d’ambassadeurs du mois, le lancement du concept mon tour de ville, l’organisation d’ateliers avec les trésors humains vivant dans les différents espaces patrimoniaux.

En outre le public pourra célébrer la journée de la gastronomie, des musées, du monument, des coutumes et traditions ainsi qu’une semaine de la projection de films. Le ministre en charge de la communication, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo a, exhorté le public burkinabè à visiter les espaces des sites patrimoniaux notamment les musées, les palais royaux, les enceintes religieuses.
Pour lui, cette activité participe dans le processus d’encourager le peuple burkinabè à cheminer vers une prise de conscience de ce qu’il convient de considérer comme les substrats même de la culture à savoir le patrimoine culturel. Cette invitation a été appuyée par le chef du gouvernement, Apollinaire Joackimson Kyélem de Tambéla représentant le président de la transition.
« Nous devons rendre notre culture attrayante et non la dissoudre dans celle des autres », a préconisé le Premier ministre. Afin de joindre l’utile à l’agréable, les officiels et le public présent ont procédé à des visites des pièces de musées reflétant l’histoire de nos traditions et le village de l’habitat du Faso, hébergeant les habitats Sénoufo, Mossi, Lobi/Dagara, Gourmantché, Samo, peulhs, Gourounsi Bissa et Bobo.
Josette Ouedraogo
A 11 jours de l’ouverture officielle de la semaine nationale de la culture Bobo 2024, la biennale de la culture de Bobo-Dioulasso, bénéficie d’un apport important en ressource financière d’un montant de 82 millions de nos francs de la part de l’union européenne. L’annonce a […]
Educt-culture La TribuneA 11 jours de l’ouverture officielle de la semaine nationale de la culture Bobo 2024, la biennale de la culture de Bobo-Dioulasso, bénéficie d’un apport important en ressource financière d’un montant de 82 millions de nos francs de la part de l’union européenne. L’annonce a été faite cours de l’audience accordée par le ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, à son Excellence Daniel Aristi Gaztelumendi, ambassadeur de l’union européenne au Burkina Faso, le mardi 16 avril 2024. A sa sortie d’audience son excellence a précisé que cette contribution est destinée notamment à la production des animations podiums et aux prix particulièrement à la récompense d’une catégorie de lauréats.
Ce l’occasion pour le ministre en charge de la culture de réaffirmer l’engagement du gouvernement du Burkina Faso à travailler avec des institutions et des pays du monde dans une franche collaboration gagnante soucieux de l’épanouissement de nos peuples. Jean Emmanuel a, au nom du gouvernement de la transition remercier Daniel Gaztelumendi et lui rassurer de la bonne utilisation de ce fonds. « Ce tact de la part de l’union est la preuve de son accompagnement du pays des hommes intègres dans sa quête de restauration», a souligné le ministre d’Etat.
M’Tinda Beogo
Danse du terroir moaga, elle assimile vigueur, habilité et endurance. Elle est aussi apparentée au mystique, mais elle reste une danse traditionnelle jouée lors des funérailles que des moments de réjouissance. Le warba reste une marque de la province du Ganzourgou à l’habillement atypique danseur […]
Educt-culture La TribuneDanse du terroir moaga, elle assimile vigueur, habilité et endurance. Elle est aussi apparentée au mystique, mais elle reste une danse traditionnelle jouée lors des funérailles que des moments de réjouissance. Le warba reste une marque de la province du Ganzourgou à l’habillement atypique danseur aussi bien que les instruments de musique.
En effet, le torche couvert de tricot ouvert en coton teinté selon une couleur de convenance, d’où pendent çà et là de gris-gris et des amulettes. Aux reins, une ceinture de fibres aussi teintées et solidement nouée, sans oublier la queue d’un ruminant pendant à la poignée. La coiffée en crête ornée de cauris, de dessins et de miroir acquiesçant au-dessus du collier paré de cauris. Des tambours rythmant le roulement de rein qui fait dresser la ceinture de fibres. Et les pas sonores des chevilles « décorées » de grelots suivant la cadence des castagnettes et autres clochettes en main.

Cette cadence bercée par le bendré est entrecoupée par moment du « toutourou » ou le son du cor (parolier) rimé par le jeu des castagnettes. C’est le warba. Une danse traditionnelle jouée dans 12 provinces du Burkina, particulièrement dans le plateau mossi. « Cette danse a 2 composantes, que sont la musique et la danse », a indiqué Damiba. Selon lui, l’utilisation des instruments et le rythme font dégager 3 variantes du warba sur le plateau moaga. « En plus du rythme assez lent et l’utilisation du cor comme instrument principal qui distingue le warba du Ganzourgou, les autres localités utilisent des flûtes avec des rythmes plus ou moins rapides », a précisé Damiba.
Danser aussi bien par les femmes que par les hommes, le warba à l’image de bien de danses traditionnelles, est joué lors des cérémonies de réjouissance et de funérailles. Selon Birwiougou, l’émérite jouait de cor et fondateur de la troupe warba de Mogtedo, le warba est né au cours des funérailles avec des instruments de fortune. Pour ainsi rendre le son mélodieux et le rythme bien cadencé des instruments ont été ajoutés. Pour lui le mystique n’est pas à dissocier de la danse du warba.

« Le cor que j’utilise a été l’objet d’un processus d’un rite et de sacrifices et il en est de même des autres instruments, des joueurs et des danseurs », a révélé Birwiougou. Un fait reconnu par Emile Kaboré, le gestionnaire du musée de warba de Zorgho. Pour toute personne au Ganzourgou peut danser le warba. Cependant, il souligne des particularités à savoir l’existence de la troupe féminine à Tensogoondo et de la famille de danseurs à Tiibin. « C’est d’ailleurs de cette localité qu’est issus les emblématiques danseurs qui ont fait la fierté de la province tels que Segmando, Warba naaba et MBa Bangba », a expliqué Joseph.

Aussi, dans le but de faire émerger des icônes de cette danse traditionnelle, l’Association génération montante pour le développement du Ganzourgou a initié le festival de warba de Zorgho qui met en concurrence les 12 provinces. C’est pour nous, d’après Joseph, une occasion de contribuer à la valorisation du warba et d’assurer la relève. C’est ainsi que dans le but de tenir cette mission l’association a créé en 2008, le musée de warba de Zorgho. « Cet instrument culturel, participe à la familiarisation avec les instruments de musique et le vestiaire du warba », a confié Emile. A l’image de ce musée, les danses traditionnelles à travers le Burkina devraient avoir un musée qui participe à la valorisation de la danse et à une promotion culturelle évidente.
M’Tinda Beogo
Karim Yabré, dans la figure de style qui consiste à allier de deux mots de sens contraire (l’oxymore », comme l’atteste le titre de l’œuvre, « La senteur du mal », fait une capture du quotidien mondial et en particulier de celui du Burkina. La senteur du mal, […]
Educt-culture La TribuneKarim Yabré, dans la figure de style qui consiste à allier de deux mots de sens contraire (l’oxymore », comme l’atteste le titre de l’œuvre, « La senteur du mal », fait une capture du quotidien mondial et en particulier de celui du Burkina. La senteur du mal, a été présentée officiellement au public à travers une cérémonie de dédicace qui s’est tenue le 6 avril 2024, à Ouagadougou. Cette œuvre litteraitre, deuxième du genre de l’auteur, est un recueil de poèmes de 71 pages.
Karim Yabré dans cette deuxième publication, peint la cupidité sévissant dans nos sociétés, sans oublier le terrorisme et son corollaire de malheurs. Prenant appui sur la mort, l’ultime fait de tout vivant, l’écrivain souligne l’intérêt de semer l’amour autour de soi. Aussi, il aborde la beauté tout en surfant sur la vie et de l’amour à travers plusieurs thèmes. « Nous abordions plusieurs thèmes car il est question de la souffrance, du combat, de l’amour, de la joie des séquelles de terrorisme mais surtout de l’espoir car nous croyons à un lendemain meilleur porté par une paix », a confié l’auteur.

Selon la marraine de la cérémonie, l’écrivaine, Hadiza Sanoussi, l’œuvre par ses premières pages vous plonge dans le ressenti de la souffrance. « Mais au fur et à mesure que vous la lisiez elle vous donne des ailes de l’espoir », a souligné la marraine. Pour cette dernière l’œuvre est un hymne à l’amour. « Mieux qu’une simple lecture, cette œuvre apporte encore de l’éducation et des leçons de vie », a indiqué le chargé de mission représentant le ministre d’Etat, le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Valentin Kambiré.
« La senteur du mal » coûte 3500frs CFA. Elle est la deuxième œuvre littéraire de ce gestionnaire en ressources humaines après « Le malheur de nos bonheurs », paru en 2014.
M’Tinda Beogo