Le faso au monde
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, était sur le site de la foire de la SNC dans la matinée du mardi 28 avril. Le ministre a visité des stands des partenaires et des institutions implantés […]
8 mars 2024, du CIAD : Formations et sensibilisation au menu A l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, dont le thème national est « promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution de la femme ? », l’esprit de la réflexion, le besoin de renforcement de capacité […]
Reportage8 mars 2024, du CIAD : Formations et sensibilisation au menu
A l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, dont le thème national est « promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution de la femme ? », l’esprit de la réflexion, le besoin de renforcement de capacité ont été des activités qui ont le plus marquées cette commémoration. A cet effet, le Centre d’Initiatives et d’Appui au Développement (CIAD) a organisé à l’endroit de ses membres une série d’activités sur 72 heures dont les grands points sont, une conférence sur le leadership et l’entreprenariat des femmes, une formation sur des techniques agricoles. « La pauvreté a un visage féminin », a confié d’emblée la Présidente du CIAD, madame Raïnatou Ouedraogo. D’après elle, les conditions qui œuvrent àl’épanouissement de la femme sont à l’honneur et le choix de ce thème est interpellateur. Aussi le programme d’activité a débuté avec une conférence portant sur l’histoire du 8 mars, le leadership et l’entreprenariat de la femme. Animés par deux conférenciers, madame Ouandaogo Aminata Bénédicte et monsieur Sawadogo Nabonswendé François. Ce dernier a communiqué sur le statut de la femme, son rôle familial et sa part contributive dans la société. Pendant que, madame Ouandaogo a livré sa communication autour du thème dans un premier temps avant d’évoquer le développement personnel. Toute chose qui est de l’avis de la marraine, madameSawadogo Mariam. « La mise en berne des manifestations festives à l’occasion de cette journée qui nous ait dédiée afin d’échanger sur le leadership, et l’entreprenariat des femmes pour une famille épanouie et une nation saine est à louer », s’est-elle réjouie.
Dans la réalisation de ses activités à l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, et à l’issu des séances d’assainissement, les membres du CIAD se sont déplacés le 11 mars à Poédogo, dans la commune de Dapelgo. Là, en plein champ, elles ont suivi un stage pratique en récupération et en gestion des eaux de ruissellement, particulièrement le zai amélioré. « Nous sommes 160 femmes dont 70% sont des déplacées internes, qui travaillent dans la transformation et nous affichons une ferme volonté de produire et dans la dynamique de l’offensive agricole», a indiqué la présidente du centre. Avant d’ajouter, « la question de l’eau étant une question préoccupante nous nous sommes mis à l’école de sa conservation et de sa gestion optimale pour une meilleure productivité, tel que le zaï amélioré ». Cette technique tient selonle technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, aménagistes en conservation des eaux et de sols, Ouedraogo Yaya, à la formation de banquettes entre les lignes de sorte que ces banquettes soient des ouvrages de retenue des eaux de ruissellement et d’élongation du temps d’écoulement de ces eaux sur mon champ. «En outre des bassins peuvent être construits afin de stocker les eaux de ruissellement », a précisé Ouedraogo Yaya. Avec cette « armée » le CIAD, lance un appel afin d’acquérir des lopins de terre à la disposition de ses membres pour exploitation.
M’Tinda Beogo
Dans son combat de rendre le sourire à la femme pour une famille radieuse, le Centre d’Initiatives et d’Appui au Développement (CIAD), mobilise les femmes autour d’activités génératrices de revenus. Aussi, s’investissant dans la production, le CIAD souhaite faire bénéficier ses membres de nouvelles technique […]
ReportageDans son combat de rendre le sourire à la femme pour une famille radieuse, le Centre d’Initiatives et d’Appui au Développement (CIAD), mobilise les femmes autour d’activités génératrices de revenus. Aussi, s’investissant dans la production, le CIAD souhaite faire bénéficier ses membres de nouvelles technique agriculturales pour une bonne productivité. C’est ainsi qu’une session de formation sur la maitrise et la gestion des eaux de ruissellement sur le périmètre cultivable, notamment la technique du Zaï amélioré, leur a été donnée. Cette session de formation qui rentre dans le cadre du programme d’activités du centre à l’occasion de la journée internationale de la femme, s’est tenue le 10 mars 2024, à Poédogo dans la commune de Dapelogo (province de l’Oubritenga). C’est ainsi, qu’à l’issue de la formation sur le leadership, et sur de l’entreprenariat féminin, les membres du centre ont pris l’option du champ, la daba en main en lieu et place du djandjoba. « Dans l’optique de résoudre cette question préoccupante de la gestion de l’eau sur nos périmètres, nous avons initié cette session de formation afin de s’armer de nouvelles techniques agriculturale », a indiqué madame la présidente du centre, Raïnatou Ouedraogo. Ainsi, à Poédogo il a été question du zaï amélioré. « Il est dit amélioré dans le sens qu’il est utilisé pour retenir les eaux de ruissellement, l’épandre dans le champ de façon rationnelle afin d’éviter qu’il y ait des disparités dans l’utilisation de l’eau », a expliqué le technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, et aménagiste en conservation des eaux et des sols, Yaya Ouedraogo. Pour ce dernier, les analyses font constater le manque de capacité dans la maitrise de l’eau dans le domaine de l’agriculture burkinabè. D’après l’aménagiste en conservation des eaux et des sols, le problème est moins le manque de pluie que de la gestion des eaux qui tombent. « 80% des eaux de pluie nous échappent », précise-t-il.
« Aujourd’hui, c’est un pas que nous franchissons dans la connaissance pratique et utile à l’issue de cette formation d’où nous sortons avec non seulement une technique sur la maitrise, la gestion des eaux de ruissellement alliée à un système de fertilisation conséquente à une bonne production de près de 3 spéculations », s’est réjouie Sawadogo Zenabo, une déplacée interne venue de la province du Bam et membre du centre. Le zaï se creuse en tenant compte des pentes mais la pratique couramment connue manque d’homogénéité par rapport au zaï amélioré. La nouveauté selon le technicien supérieur, est la création de la banquette, c’est à dire le cordon, composé de la terre sortie des poquets de façon à ce que ces baquettes soient des ouvrages de retenu des eaux de ruissellement en même temps que les poquets. Ces 2 dispositions contribuent à l’élongation du temps d’écoulement des eaux sur le champ. « Cette technique est accompagnée de la construction de bassin de stockage des eaux de ruissellement », a-t-il ajouté. La fertilisation étant une partie fondamentale dans la pratique du zaï, Monsieur Ouedraogo a souligné que chaque poquet pourrait recevoir 3 grains de maïs et un grain du niébé. Ensuite deux lignes pourraient se créer sur la banquette destinées aux semis de l’arachide.
Cette nouvelle compétence acquise, couplée à l’expérience emmagasinée augmentent nulle doute la volonté du CIAD de conquérir des lopins de terre dans la dynamique de l’offensive agricole, aussi le centre lance un appel aux bonnes volontés qui voudraient leur procurer des terres pour l’exploitation agricole.
M’Tinda Beogo
8 mars 2024, du CIAD : Formations et sensibilisation au menu A l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, dont le thème national est « promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution de la femme ? », l’esprit de la réflexion, le besoin de renforcement de capacité […]
Reportage8 mars 2024, du CIAD : Formations et sensibilisation au menu
A l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, dont le thème national est « promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution de la femme ? », l’esprit de la réflexion, le besoin de renforcement de capacité ont été des activités qui ont le plus marquées cette commémoration. A cet effet, le Centre d’Initiatives et d’Appui au Développement (CIAD) a organisé à l’endroit de ses membres une série d’activités sur 72 heures dont les grands points sont, une conférence sur le leadership et l’entreprenariat des femmes, une formation sur des techniques agricoles. « La pauvreté a un visage féminin », a confié d’emblée la Présidente du CIAD, madame Raïnatou Ouedraogo. D’après elle, les conditions qui œuvrent àl’épanouissement de la femme sont à l’honneur et le choix de ce thème est interpellateur. Aussi le programme d’activité a débuté avec une conférence portant sur l’histoire du 8 mars, le leadership et l’entreprenariat de la femme. Animés par deux conférenciers, madame Ouandaogo Aminata Bénédicte et monsieur Sawadogo Nabonswendé François. Ce dernier a communiqué sur le statut de la femme, son rôle familial et sa part contributive dans la société. Pendant que, madame Ouandaogo a livré sa communication autour du thème dans un premier temps avant d’évoquer le développement personnel. Toute chose qui est de l’avis de la marraine, madameSawadogo Mariam. « La mise en berne des manifestations festives à l’occasion de cette journée qui nous ait dédiée afin d’échanger sur le leadership, et l’entreprenariat des femmes pour une famille épanouie et une nation saine est à louer », s’est-elle réjouie.
Dans la réalisation de ses activités à l’occasion de la 167ième journée internationale de la femme, et à l’issu des séances d’assainissement, les membres du CIAD se sont déplacés le 11 mars à Poédogo, dans la commune de Dapelgo. Là, en plein champ, elles ont suivi un stage pratique en récupération et en gestion des eaux de ruissellement, particulièrement le zai amélioré. « Nous sommes 160 femmes dont 70% sont des déplacées internes, qui travaillent dans la transformation et nous affichons une ferme volonté de produire et dans la dynamique de l’offensive agricole», a indiqué la présidente du centre. Avant d’ajouter, « la question de l’eau étant une question préoccupante nous nous sommes mis à l’école de sa conservation et de sa gestion optimale pour une meilleure productivité, tel que le zaï amélioré ». Cette technique tient selonle technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, aménagistes en conservation des eaux et de sols, Ouedraogo Yaya, à la formation de banquettes entre les lignes de sorte que ces banquettes soient des ouvrages de retenue des eaux de ruissellement et d’élongation du temps d’écoulement de ces eaux sur mon champ. «En outre des bassins peuvent être construits afin de stocker les eaux de ruissellement », a précisé Ouedraogo Yaya. Avec cette « armée » le CIAD, lance un appel afin d’acquérir des lopins de terre à la disposition de ses membres pour exploitation.
M’Tinda Beogo
Le musée national de Ouagadougou affiche une fière allure en ce jour du 23 février 2024 à l’occasion de la Rentrée culturelle et artistique 2024, de la Confédération nationale de la Culture (CNC), placée sous le thème: « La contribution de la culture à l’effort de […]
Educt-cultureLe musée national de Ouagadougou affiche une fière allure en ce jour du 23 février 2024 à l’occasion de la Rentrée culturelle et artistique 2024, de la Confédération nationale de la Culture (CNC), placée sous le thème: « La contribution de la culture à l’effort de paix durable au Burkina Faso ». Ce theme, selon monsieur le minister d’Etat, ministre de la communication, de la culture, de arts et du tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, reflète la profonde conviction du gouvernement que la culture et les arts sont des vecteurs puissants de paix, d’unité et de cohésion sociale.
Aussi, pour lui, cette rentrée offre l’opportunité de se retrouver pour célébrer la force immuable de notre union et de notre détermination à préserver dans le combat pour la résilience culturelle, la souveraineté et le développement durable de notre pays. “ Par les œuvres nées de leur génie, nos artistes, nos créateurs et nos penseurs nous rappellent chaque jour que malgré les épreuves, notre culture reste vivante, vibrante et porteuse d’espoir”, a souligné monsieur le ministre.

Quand au président de la Confédération nationale de la Culture (CNC), Télesphore Bationa, il a précisé que cette année 2024, doit être celle de la consolidation de notre unité nationale par la culture. « L’année 2024, doit être une année de refus de l’asservissement, de la démission et du défaitisme », a insisté le président.
Il a par ailleurs rappelé que la culture doit semer dans le cœur de tout Burkinabé l’espoir, la résilience et l’assurance de la victoire imminente sur notre principal ennemi : le terrorisme. A travers les différentes performances et expressions artistiques, nous célébrons d’après le president, notre vitalité, notre capacité innée à transcender les difficultés par la beauté, le dialogue et la créativité.
M’Tinda Beogo
Le Fonds d’appui à la Presse privée a fait part à l’intention des promoteurs privés de presse et du public de la nouvelle réforme rentrant dans le cadre de ses subventions. C’était au cours d’une conférence de presse tenue le 5 février 2024, à Ouagadougou. […]
ReportageLe Fonds d’appui à la Presse privée a fait part à l’intention des promoteurs privés de presse et du public de la nouvelle réforme rentrant dans le cadre de ses subventions. C’était au cours d’une conférence de presse tenue le 5 février 2024, à Ouagadougou.
Afin de garantir une administration efficace et transparente de la subvention, sa gestion a été soigneusement encadrée par des arrêtés successifs. Dont le dernier en date est l’arrêté conjoint n°2023-434/MCAT/MEFP du 9 octobre 2023 portant gestion, administration, répartition et justification de la subvention annuelle de l’Etat et de la presse privée. Les innovations portent sur 24 points et concernent la presse audiovisuelle et celle en ligne. On constate la baisse de 50% des indemnités des membres de la commission indépendante de répartition et des membres du secrétariat technique. La réduction de temps de grâce qui passe de 12 à 6 mois. « Etre à jour vis-à-vis de ses obligations fiscales et sociales est désormais un critère général d’éligibilité à la subvention de l’Etat », a souligné le directeur général du fonds, Ag Ibrahim Mohamed. Pour ce dernier, ces innovations apportées sont à garantir une saine gestion afin de mieux accompagner les entreprises de presse. Il a saisi cette opportunité pour saluer la résilience des acteurs des medias privés qui, en dépit de la crise sécuritaire ont su trouver les ressorts nécessaires pour continuer à garantir aux citoyens burkinabè le droit à l’information juste, équitable et crédible.
M’Tinda Beogo
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Reportage
Le Manega naaba, Panantugri a tenu son nabasga, sa fête coutumière sous le thème de « coutumes vivre ensemble et paix », le dimanche 28 janvier 2024, à Manéga dans la région du Plateau Central. Le palais royal de Manéga est bondé de monde en ce dimanche, […]
ReportageLe Manega naaba, Panantugri a tenu son nabasga, sa fête coutumière sous le thème de « coutumes vivre ensemble et paix », le dimanche 28 janvier 2024, à Manéga dans la région du Plateau Central.
Le palais royal de Manéga est bondé de monde en ce dimanche, 28 janvier 2024. De la musique au son de castagnettes et de tam-tam se fait entendre, entrecoupée de temps à autre par des coups de fusil. C’est la fête à Manéga. En effet, le 32ième Manéga naaba, Panantugri organise son nabasga. « Dans la sobriété nous avons voulu organiser le côté festif de ce nabasga à cause de ce que le pays travers », a confié le naaba. Aussi ce dernier a souligné que cette fête a été placée sous le thème : « coutumes, vivre-ensemble et paix ». Nous insistons sur le fait de la bonne cohabitation qui existe entre des centaines de personnes déplacées internes avec la population locale sur notre territoire. Manéga est une terre libre, de coutumes et d’hospitalité depuis nos ancêtres. La sobriété mise en avant n’enlève rien à l’organisation pratique de cette fête coutumière qui se tient en deux phases, c’est à dire le moment des rituels et des sacrifices plus ou moins discret et celui des festivités qui nous réunit aujourd’hui. Ainsi, les manifestations ont débuté depuis le jeudi par les offrandes et des sacrifices sur différents autels pour aboutir jusqu’au dimanche, jour des festivités et d’allégeance. D’après naaba Panantugri, le nabasga est un grand moment pour toute la communauté car, il tient lieu de remerciement aux mânes des ancêtres pour l’année écoulée à travers les différents sacrifices. « C’est aussi le lieu de solliciter leurs protections et leur accompagnement pour le roi, sa famille et pour toute la population de Manéga », a-t-il ajouté. En début de l’après-midi du dernier jour, le naaba sort tout en rouge, il prend les couleurs du soleil selon la coutume pour l’exécution de l’ultime sacrifice au Nord du palais. Ensuite il regagne le palais et ressort en tenue blanche, celle des réjouissances. Dans la cour du palais, les artistes rivalises d’ardeur pendant que les différentes délégations se suivent pour saluer et offrir des présents au naaba. « Nous faisons partis de la jeunesse de Manéga et nous ne pouvons restés en reste il est de notre devoir de faire en sorte que cette fête de la communauté tienne toutes ses promesses », a témoigné Eric Ziwaga.
Déjà, le cap est mis sur l’année prochaine avec fort espoir que la paix reviendra au pays.



M’ Tinda Beogo
Les députés maliens en visite de travail avec leurs homologues du Burkina ont pris connaissance du récit des évènements du 15 octobre 1987. Cette visite historique a eu lieu, le 27 janvier 2023, à Ouagadougou. En fin de séjour au Burkina, des parlementaires du Conseil […]
ReportageLes députés maliens en visite de travail avec leurs homologues du Burkina ont pris connaissance du récit des évènements du 15 octobre 1987. Cette visite historique a eu lieu, le 27 janvier 2023, à Ouagadougou.



En fin de séjour au Burkina, des parlementaires du Conseil national de transition (CNT) du Mali rendent hommage au père de la révolution burkinabè. A cet effet, cette délégation du CNT conduite par la 5ième vice-présidente, du CNT, Raky Talla Diarra se sont rendus au mémorial Thomas Sankara, le 27 janvier 2023. Entamé dès la porte d’entrée du mémorial où l’architecture leur a été expliquée, la visite s’est poursuivie à la stèle. Où la délégation découvre les bustes des 12 compagnons tombés avec Thomas Sankara. Continuant sa visite, les députés maliens ont pris connaissance du récit des évènements devant le bâtiment de la tuerie avec émotion. « Ma délégation et moi-même avons suivi avec une souffrance intérieure le récit de l’historique des évènements du 15 octobre 1987 et avec beaucoup d’émotions indescriptibles », a confié la 5ième vice-présidente, du CNT, Raky Talla Diarra. Par la suite, elle a terminé cette visite par le recueillement au niveau des tombes. D’après elle, dans le but de maintenir la mémoire vive de l’histoire contemporaine du Burkina voir de l’Afrique, il est tout à fait indiqué d’ériger un mémorial au nom du capitaine Thomas Sankara, un patriote tombé avec sa conviction pour une Afrique libérée à l’image de Modibo Kéita du Mali, de Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, de Sékou Touré de la Guinée, de Kwamé N’Khruma du Ghana. Elle a conclu que cette visite est un devoir de mémoire et le symbole de la conservation de l’histoire de l’Afrique et de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme dans leurs manifestations de falsification de notre histoire et de leurs vœux de nous maintenir dans les liens de l’aliénation et de l’esclavagisme sous toutes ses formes.
M’Tinda Beogo
Le Diim Koom ou la boisson royale, comme l’indique son nom en mooré, est concoctée avec des mets locaux. Elle est faite à base de la farine de mil torréfié, du miel, de l’eau et bien d’autres ingrédients. L’originalité de cette boisson et sa particularité […]
ReportageLe Diim Koom ou la boisson royale, comme l’indique son nom en mooré, est concoctée avec des mets locaux. Elle est faite à base de la farine de mil torréfié, du miel, de l’eau et bien d’autres ingrédients. L’originalité de cette boisson et sa particularité lui ont permis de décrocher le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), lors de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023.
Fruit de l’ingéniosité des femmes de Baskouré, une commune de la province de Kouritenga, douce, au sucre naturel et à la saveur des jus tropicaux, Diim Koom se boit avec délices et est appréciable à tous les âges. Dénommée Diim Koom ou la boisson royale, elle est produite à base de mets locaux. « Pour la production de Diim Koom nous utilisons de la farine de petit mil torréfié, de sésame, du miel, de bien d’autres ingrédients et naturellement de l’eau », a révélé Alphonsine Téwendé Yougbaré, élève de la classe de terminale venue promotrice de la boisson et compétitrice dans la catégorie art culinaire/Boisson à l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023.Et, Diim Koom remporte le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) à cette 20ième édition de la SNC. « Sacrée lauréate pour une toute première participation, j’en suis fière et bien heureuse pour tout le sacrifice consenti et l’honneur qui revient à notre commune », a déclaré Alphonsine. Pour le Directeur provincial en charge de la culture du Kouritenga,Amédé Wendlasida Silga, ce premier prix fait la fierté de toute la province et d’après lui, la lauréate a plus d’ingéniosité et n’a pas encore dit son dernier mot. « J’ai appris à produire le Diim Koom auprès de ma maman, Khorogho Victorine qui l’a aussi apprises auprès de sa mère et en ce moment j’ai 2 recettes à mettre en production », a confié la productrice. De la part de l’assistant culturel communal Roland Ouedraogo, le « Diim koom est beaucoup apprécié, elle reste une commande régulière de la commune et arriver à décrocher le premier prix à l’occasion de cette prestigieuse cérémonie nationale est comme une reconnaissance d’un pan de la culture de notre terroir, une distinction au savoir-faire de nos mères ». Ce sacre est d’après lui l’expression de la vitalité de la culture dans la commune. En plus du facteur social et alimentaire que joue cette boisson, elle a aussi des vertus thérapeutiques. D’après la promotrice, Diim Koom est utilisée à des fins sacrificielles lors des rituels et elle est aussi conseillée aux nouvelles mères qui manquent de lait pour leurs nourrissons.
Cependant, si des efforts tant du côté des particuliers que des institutions publiques sont menés pour une valorisation de la culture de la commune, l’assistant culturel relève cependant des préoccupations en plus du manque de ressources. Aussi, demande-t-il aux uns et aux autres à mettre de la volonté pour un essor de ce produit culturel de la commune. C’est tout le souhait de la lauréate. « Ma préoccupation actuelle est que diim Koom soit la principale boisson lors des cérémonies et nous menons la réflexion pour son conditionnement dans des bouteilles », a indiqué mlle Yougbaré.



Rémi ZOERINGRE
A l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023, la troupe Songtaaba de Andemtenga (une commune de la province du Kouritenga) remporte pour sa première participation, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) dans la […]
ReportageA l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023, la troupe Songtaaba de Andemtenga (une commune de la province du Kouritenga) remporte pour sa première participation, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) dans la catégorie chœur populaire.
Le pagne traditionnel noué et la poitrine ceint en bandeau, le foulard « lui-lui pendé » recouvrant la natte traditionnelle et le collier pendant sur la poitrine, des dames dans une coordination de gestes miment la femme à la meule. Pendant ce temps, les hommes traditionnellement vêtus et coiffés du chapeau de Saponé, la daba ou l’arc en main entre deux pas de danses, jouent au cultivateur ou au chasseur. Cette mise en scène lyrique de la vie au village est de la troupe Songtaaba de Andemtenga, une commune de la province du Kouritenga. « D’entrée de jeu, nous avons joué le thème se rapportant sur le patriotisme et la combativité dans un genre assez populaire», a expliquéle responsable de la troupe et par ailleurs assistant culturel de la commune de Andemtenga, Maurice Kaboré. « Ensuite nous avions enchaîné dans un registre soutenu accompagné de chant poétique, le wanda ramba, c’est-à-dire les circoncis, interpelant par-là les uns et les autres au patriotisme », a joutéMaurice Kaboré.


La troupe Songtaaba ainsi, fait sensation dans la catégorie chœur populaire, sur la tribune d’émulation de la maison de la culture Mgr Anselme Ttianma Sanon à l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023. Elle s’adjuge, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL). « Pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, car nous n’avions jamais participé à une SNC, c’est donc une fierté partagée par toute la troupe et l’émotion est à son comble car ce sacre se révèle être le premier de la province dans la catégorie chœur populaire », a témoigné le responsable. Une fierté manifestement exprimée parSalomé Béré, une des chanteuses de la troupe : « Ce prix vient récompenser un travail accompli des années, il valorise notre commune voire toute la province et ceci montre que la SNC apporte un plus à la valorisation de la musique traditionnelle ». Composée d’étudiants, de ménagères, de fonctionnaires de commerçants et de cultivateurs, la troupe Songtaaba fait ainsi la fierté de Kouritenga. Dans sa stratégie de promotion du Directeur provincial en charge de la culture, Wendlasida Amédé Silga, les artistes et groupes artistiques lauréats seront dorénavant les premiers à être sollicités, d’après lui.
Le responsable de la troupe a relevé que leur difficulté majeure reste le manque de ressources. « Les collectivités locales ont un pauvre regard sur les activités culturelles, aussi elles préfèrent investirent par exemple dans le sport », a déploré l’assistant culturel de la commune.Soulignant à cet effet que les préoccupations récurrentes des artistes sont en particulier le manque de ressources, le dp lance un appel à tout un chacun pour un accompagnement efficient.
M’Tinda Beogo