Le faso au monde
Dans la dynamique du mois du patrimoine culturel et touristique, l’Association des Guides de Tourisme et de la Culture du Burkina (AGTC-B) en collaboration avec les chefs coutumiers de la région du Kadiogo a organisé une sortie touristique sur le Mémorial Thomas Sankara, le Musée […]
La « danse nocturne », 1er lauréat dans la discipline sculpture du GPNAL, SNC Bobo 2024
ReportageFruit d’une réflexion nourrie depuis l’enfance et rendu à travers la folie de l’art, « la danse nocturne », dans l’envolée d’une frénésie poétique moulue par le bronze, met à nue un pan de l’évolution des mœurs sous nos tropiques. Optant pour le teint dégradé, mimant la dépigmentation selon l’artiste, le premier point saillant de l’œuvre est une oreille humaine symbolisant d’après lui, la base de toute, sagesse à savoir l’écoute. La lobe de cette oreille dans un autre regard, est un croissant lunaire et en même temps, le valse d’une étoffe qu’une fille presque nue à la poitrine dénudée tire vers elle ; et c’est le second point saillant de l’œuvre. Le troisième quant à lui est caractérisé par un nez prononcé soutenu par une bouche largement ouverte, mimant la stupéfaction et le tout surplombé par une vue en alerte d’un œil. Ainsi, sans tabous et dans la fiction artistique, « la danse nocturne échauffe primo, les préoccupations sanitaires dues à la dépigmentation. Et secondo, elle épice la déviation vestimentaire osée et éhontée d’une partie de la junte féminine », déplore l’artiste sculpteur bronzier, Abdoul Karim Sana.

l’œuvre d’art est un reflet, un miroir de la société
Pour une première participation à la Semaine nationale de la culture, ce dernier, remporte avec son œuvre, « la danse nocturne », le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), dans la discipline sculpture de la catégorie arts plastiques. « L’annonce m’a été faite alors que j’étais en partance pour une exposition en France et ce fut pour moi une surprise agréable, en un instant j’ai senti une fierté en moi que j’avais du mal à contenir », s’est exprimé l’artiste. « Décrocher une pareille distinction à cette prestigieuse manifestation culturelle nationale, qu’est la SNC te confère un grade en plus et la stimulation te gagne et cela donne libre cours à tes imaginations et c’est aussi le sentiment que le message est passé », a-t-il ajouté. En effet, selon Abdoul Karim, l’œuvre d’art est un reflet, un miroir de la société à travers laquelle un message de dénonciation, d’encouragement ou de félicité est couvé. « Par cette œuvre, j’ai mis en exergue avec des pigments locaux, une facette nauséabonde de l’évolution », a–t-il confié. 6 lauréats sur 9 à prendre nécessitent des sentiments de satisfaction d’après le Directeur provincial de la culture, des arts et du tourisme du Kadiogo, Barthélémy Kaboré. « On ne peut que s’en félicité avec un tel score obtenu à la SNC mais, le plus préoccupant pour nous c’est une participation exhaustive des artistes car elle est à mon avis, un atout pour une visibilité des artistes et de leurs œuvres ; du reste à cette 21e édition le Kadiogo a dominé le championnat en art plastique », s’est félicité le dp.

Adeptes de styles composés, il s’intéressa à l’art depuis sa classe de CE1 et en faisait une occupation à toute vacance scolaire lors desquelles il suivait des sessions de formation artistique au Centre National de Formation en Artisan d’Art-Birgui Julien Ouedraogo (CNFAA-BJO) ex (Centre National d’Artisanat). Débutant son apprentissage avec le formateur Yaya Siénou, il roula sa bosse dans plusieurs domaines et passa sous la coupe de 6 formateurs. « J’ai peaufiné ma pédagogie artistique avec monsieur Ali Nikiéma, sous sa conduite j’ai bénéficié d’une formation artistique appliquée ainsi que la technique des couleurs en bronze appelée la platine », a révélé Karim Sana. Avant d’ajouter que M. Nikiéma lui a permis d’intégrer le Village artisanal de Ouagadougou (VOA) en 2003, et de se consacrer dorénavant en tant qu’artiste, faute de moyens pour continuer ses études 3 ans après l’obtention du BEPC.
les artistes doivent avoir la possibilité de voyager à travers le monde
Créateur composite de figures, Abdoul Karin Sana se fait distingué en 2014, en remportant le premier prix au festival art vision avec « Volte-face ». Une composition de deux portraits humains aux traits distincts imageant le le ying et le yang, le bien (traits charmants) et le mal (visage de vampire aux crocs acérés). 4 ans auparavant (2010), sa lampe composée d’une poulotte vendeuse de lait dont les calebasses sont des porte-ampoules, reçoit le prix de la marraine au Salon international de l’art de Ouagadougou (SIAO). Abdoul Karim Sana a participé à des festivals à l’international. « J’ai représenté toute l’Afrique au cours du mois de mai 2024 et J’ai compéti avec une œuvre que j’ai dénommée l’oiseau migrateur », a-t-il.
Amoureux de mélange de thèmes, à travers cette œuvre, se dessine selon l’artiste, à la fois la carte de l’Afrique, un oiseau qui prend son envol, soutenus par une canne tenant le baluchon du voyageur. « D’où l’image de l’oiseau d’Afrique volant à la recherche d’un monde meilleur », a-t-il soutenu. L’œuvre d’après lui, soutien que les artistes doivent avoir la possibilité de voyager à travers le monde à l’image des oiseaux migratoires qui vont dans les quatre coins du monde sans obligation d’avoir de passeports et de visas, etc. Car, pour le lauréat, c’est l’une des préoccupations des artistes et qui freinent bien souvent leur élan, leur épanouissement. Aussi, se prononçant sur les difficultés, Abdoul Karim souligne le délai assez court (7 jours) imposé pour le dépôt de candidature à la SNC. « Pour cette édition j’ai eu la chance de participer car il n’y avait pas d’obligation de thème par rapport à des éditions antérieures où il y avait une imposition de thème ; aussi 7 jours ne suffisent pas à créer une œuvre suivant un mot d’ordre », a expliqué Karim. A côté de cette préoccupation d’ordre organisationnel, « notre secteur subi un coup en ce moment et qui malheureusement pousse certains artiste à l’abandon du métier. En effet, Abdoul Karim Sana a expliqué que le kilogramme de bronze qui se vendait entre 300 et 350 frs CFA il y a 20 ans de cela, se vend actuellement à environs 3000 frs CFA.


Père de 4 enfants dont une fille et 3 garçons, Sana rêve d’avoir un centre de formation afin d’initier la jeune génération aux métiers de l’art. Mais en attendant, il est dans la dynamique de la production d’un vernissage. « Je suis à 8 objets et j’espère avoir 10 afin de procéder à une exposition bientôt », a révélé Karim Sana. Sollicitant une revalorisation des droits de la part du Bureau burkinabè des Droits d’auteurs (BBDA), le lauréat prie pour une paix au pays des hommes intègres.
José Marie
Dans la dynamique de promouvoir le tourisme interne, une délégation du secrétariat général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, avec à sa tête le Secrétaire général du ministère, Fidèle Aymar Tamini, a effectué une sortie touristique sur les […]
ReportageDans la dynamique de promouvoir le tourisme interne, une délégation du secrétariat général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, avec à sa tête le Secrétaire général du ministère, Fidèle Aymar Tamini, a effectué une sortie touristique sur les sites des crocodiles sacrés de Bazoulé (commune de Tanghin-Dassouri) et sur le palais royal de Issouka (ville de Koudougou), le samedi 10 aout 2024. « Les crocodiles sacrés de Bazoulé constituent un symbole fort de notre patrimoine culturel et la préservation de ce site est essentielle et contribuera à la promotion du secteur touristique de la commune, de la région et de notre pays, le Burkina Faso », a indiqué Fidèle Aymar Tamini.

En effet, la première étape de cette excursion a été le site des crocodiles sacrés de Bazoulé. Une localité située dans la commune de Tanghin-Dassouri, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Ouagaodugou. La délégation a été impressionnée par la saine cohabitation entre les hommes et ses animaux régie depuis les temps ancestraux. L’histoire de ces animaux est intimement liée à celle de la communauté, faisant d’eux des animaux vénérés dans la localité. Sortant un à un de la mare, à l’appel du guide, dont les plus jeunes d’abord, les crocodiles atteignent docilement la rive. A l’écoute du guide, ces animaux sacrés se laissent observer et même toucher. C’est l’occasion de faire des photographies de souvenir avec eux pour certains membres de la délégation.
A l’issue de cette visite, le cap est mis sur la ville de koudougou, précisément au Maasmè, le palais royal de Issouka. Chaleureusement accueillie par le chef de Issouka, Naaba Saaga 1er, cette deuxième étape a été marquée par une visite du palais musée et d’une audience avec Naaba Saaga 1er. Construite selon le modèle de la voûte nubienne, Maasmè est un labyrinthe dont le décor rappelle la bâtisse grecque avec ses statues, sa peinture murale et cette verdure au pied de ses murs. L’histoire de l’origine de Koudougou est contée par le chef ainsi que celle de la royauté de Issouka. Saaga 1er n’a pas manqué de souligner à l’intention du SG, que cette initiative participe sans doute à la promotion du tourisme local. « Elle est un exemple à l’égard des autres ministères et institutions », a martelé le chef. Renchérissant sur ces propos, Fidèle Tamini, à son tour, a rendu hommage au chef. « Cette visite jouit d’une dimension symbolique, il s’agissait dans un premier temps de rendre hommage au Naaba Saaga 1er et dans un deuxième temps de partager avec lui la vision du ministère en trait à la promotion du tourisme interne au Burkina Faso. A l’issue de l’audience la délégation a procédé à la visite du palais parsemé de musées. Celui du textile, des objets historique de Koudougou, des parures de Naaba et des objets de femmes. De quoi émerveiller les hôtes du jour. « Ce matin nous avons été émerveillés par la diversité et l’originalité des objets historiques ; ce qui nous a permis d’avoir une idée de la vie des ancêtres de la ville du cavalier rouge », s’est exclamé le SG.
D’après ce dernier, cette sortie touristique a porté de bons fruits aux dires des uns et des autres. Elle s’inscrit selon lui dans la dynamique de la découverte de notre patrimoine culturel et de sa promotion.
M’Tinda Beogo
La secrétaire générale adjointe du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda 1ere jumelle, a présidé la cérémonie de vernissage, « masques entre traditions et modernité » des frères Ouattara, au musée national de Ouagadougou, le jeudi 8 aout 2024. […]
ReportageLa secrétaire générale adjointe du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda 1ere jumelle, a présidé la cérémonie de vernissage, « masques entre traditions et modernité » des frères Ouattara, au musée national de Ouagadougou, le jeudi 8 aout 2024. Artistes plasticiens, sculpteurs, autodidactes, experts en masques africains et chercheurs d’informations sur la symbolique des masques, des statues et tout autre objet animé par la voix, le geste ou la lumière, les frères Ouattara, Assane et Ousséni, exposent leurs œuvres au musée national. Cette exposition est le fruit d’un partenariat avec le musée qui, dans son plan de développement 2021-2025, met l’accent sur les expressions innovantes. « Résumant la symbolique des signes, des couleurs, du genre, de la posture et des âges, le masque joue un rôle primordial dans l’histoire africaine et au-delà des manifestations festives, il cristallise un moment cultuel dans les communautés africaines », ont indiqué les frères. Selon ces derniers, le choix de ce thème « masques entre tradition et modernité », est le vœu de faire comprendre à la génération actuelle africaine le rôle et l’importance des masques que certains considèrent à la limite tels de simples objets. Aussi, « cette exposition participe à la valorisation des œuvres artistiques et à la promotion des techniques et messages culturels », ont-ils ajouté. Pour Mme Segda, représentant monsieur le ministre d’Etat, en charge de la culture, cette exposition est un cours d’histoire car elle permet de découvrir le lien séculaire entre les hommes et les animaux ensuite celui qui les lie à la nature.

« Nous avons pu comprendre la valeur du lien social et spirituel entre la nature et nos ancêtres à travers ce travail de collecte et de reconstruction de masques des frères Ouattara Assane et Ousséni », a-t-elle soutenu. Toute chose qui contribue d’après elle, au respect de la nature et de l’homme, une valeur qui constitue le socle d’une cohésion sociale. Objet de langage social, le public présent a manifesté visiblement l’envie de satisfaire une avide curiosité. Aussi, les uns et les autres ont gardé une oreille attentive à l’histoire de chacun des masques.
Rendant hommage à ce travail artistiques ancré dans l’histoire de la civilisation des hommes, des frères Ouattara, le directeur général du musée national, Sabari Christian Dao, a souligné qu’il est du devoir du musée de donner vie à notre patrimoine culturel exceptionnel et de s’investir à ce qu’il soit à la portée de tout burkinabè et du monde.

M’Tinda Beogo
Musée à ciel ouvert, l’un des points « cardinaux » qui fait la notoriété de la cour royale de Tiébélé reste son art pictural. En effet, des couleurs et des figures géométriques et de dessins d’animaux et des objets familiers jalonnent les murs des concessions. Occupant une […]
ReportageMusée à ciel ouvert, l’un des points « cardinaux » qui fait la notoriété de la cour royale de Tiébélé reste son art pictural. En effet, des couleurs et des figures géométriques et de dessins d’animaux et des objets familiers jalonnent les murs des concessions. Occupant une superficie de 1,2 hectare avec une population estimée à environ 300 personnes, la cour royale de Tiébélé vient d’être inscrite ce 26 juillet 2024, à la faveur de la 46e session du comité de l’UNESCO, à New-Delhi en Inde, comme Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce site touristique burkinabè est le quatrième du genre à la suite des sites de la métallurgie ancienne du fer en 2019, du parc W-Arly Pendjari en 2017 et des ruines de Loropéni en 2009. Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedraogo, présent à la tête d’une forte délégation, s’est réjoui de cette décision. Il a indiqué que l’inscription du palais royal de Tiébélé montre une fois de plus la résilience du peuple burkinabè puisqu’il s’est fait dans un temps difficile de son histoire.

Située dans la commune de Tiébélé, province du Nahouri (région du Centre-Sud), à quelques kilomètres de la frontière avec le Ghana, la cour royale de Tiébélé comporte la plus grande chefferie du pays « Kassena ». Une ethnie qui fait partie du groupe des Gurunsi. Elle est une des plus anciennes ethnies installées au Burkina Faso, dont le territoire s’étend sur le Ghana voisin. Les Kassena sont principalement animistes, ils pratiquent des cérémonies de divination et de sacrifices. Le village et la cour royale sont sous l’autorité du chef traditionnel, le Pé, qui est le garant de l’ordre social et préside les cérémonies coutumières. Un figuier rouge majestueux qui atteste de la puissance de la chefferie et témoigne de l’ancienneté de la cour, marque l’entrée. A son pied, des pierres sacrées servent d’assises aux princes et habitants de la cour royale lors des réunions ou des cérémonies sacrificielles ces. A ses côtés, on aperçoit le « Pourrou », une butte sacrée, où sont enterrés les placentas des nouveaux nés. A son sommet, le tambouriner annonce les nouvelles du village.
Un décor pictural intéressant

A l’intérieur du palais, on distingue une habitation construite en matériaux locaux, du bois, de la terre, de la paille et de la bouse de vache ce qui permet de façonner les murs telles des sculptures. On distingue plusieurs formes d’habitat, déterminant la situation sociale de l’occupant. Ainsi, il y a le Draa, une case ronde réservée aux célibataires, aux hommes âgées ou aux devins. Le Dinian, abritant l’esprit des ancêtres, aussi appelée la maison mère, est une case en forme de 8 et est occupée par les couples âgés et leurs petits-enfants. Enfin, on a le Mangolo, de forme rectangulaire, plus récente que les deux précédents et dédiées aux jeunes mariés. L’architecture de la case ronde admet une particularité. En effet, sa porte d’entrée est d’environ 80 cm de hauteur, obligeant de s’accroupir pour renter. Ensuite pour une raison de sécurité, un muret est à enjamber par la suite avant d’atteindre l’intérieur de la case. La construction Kassena fait constater que les toits en dehors de ceux des cases sont plats et accessibles à l’aide d’un escalier construit ou en bois taillé. Ces toits sont des terrasses d’entrepôt de céréales et de séchoir et servent d’aires de repos aux occupants. A ce type architectural particulier, on constate une répartition des domaines de résidences. Ainsi, nous avons le quartier des princes héritiers et leurs familles. Celui des petits frères, la partie abritant la concession du gardien des tambours et flûtes sacrées, ainsi de suite. A vu d’œil, on ne saurait distinguer cette séparation de quartiers, mais le décor pictural frappe à l’œil.

En effet, ces arabesques sont l’œuvre de femmes. Au mois de mai de chaque année, elles rafraîchissent les peintures murales. C’est un travail collectif dirigé par la plus âgée et permet aux différentes générations de se retrouver pour une initiation à la culture kassena. La décoration murale, étant une tradition. Cette peinture est issue de matériaux naturels. La couleur rouge qui symbolise la puissance et la force est trouvée à partir de la terre rouge provenant de la latérite. Quant au blanc, qui représente la mort, il est extrait du kaolin. La couleur noire provient du graphite et symbolise la terre. Ces couleurs s’appliquent suivant des dessins sur les murs qui sont au préalable recouverts d’une mixture composée de la terre argileuse mélangée à de la bouse de vache et humidifiés avec une décoration d’écorces du néré. Cette épaisseur va alors permettre de créer des formes en relief ou d’y graver des dessins à l’aide de cailloux et la peinture sert de verni.
M’tinda Beogo
Dans sa politique d’accompagner les acteurs nationaux du cinéma dans leurs différentes productions, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a octroyé au total un montant de 500 millions de nos francs à des acteurs du cinéma. Procédant par […]
Educt-culture La TribuneDans sa politique d’accompagner les acteurs nationaux du cinéma dans leurs différentes productions, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a octroyé au total un montant de 500 millions de nos francs à des acteurs du cinéma. Procédant par appel à projet soumis à l’appréciation d’un comité, la proclamation des maisons de productions retenues a été faite ce jour 23 juillet 2024, à Ouagadougou. « Cette cérémonie témoigne de la volonté de l’Etat burkinabè d’accompagner son cinéma et de le dynamiser afin de le hisser sur l’échiquier international », a indiqué le directeur de cabinet du ministre en charge de la culture, Mamadou Dembélé.

Ainsi, d’après lui, sur 102 projets soumis à l’appréciation des différents comités d’évaluation techniques, dans les catégories de productions, de post-productions et promotions, 36 projets ont été retenus à l’issue des travaux. Dont, « 8 projets en production, 8 en post-production et 20 en promotion ont bénéficié de la subvention de l’Etat à hauteur de 500 millions de francs CFA, en perspective du FESPACO 2025», a précisé le directeur de cabinet. Mamadou Dembélé a souligné que ce soutien exceptionnel se veut une aide sélectionnée en vue d’une bonne exécution et ne prétend pas prendre en charge la totalité des différents budgets.

Tout en félicitant les bénéficiaires de la présente subvention pour la qualité et la pertinence des projets soumis, Mamadou Dembélé les a invités à une responsabilité et à une redevabilité aux fins d’une gestion efficace et efficiente de l’argent du contribuable. C’est aussi le vœu du secrétaire technique du centre national de cinéma et de l’audivisuel, Evariste Pooda.Pour ce dernier,tout le Burkina Faso attende d’eux des histoires qui nous rassemblent, qui font la promotion de nos valeurs culturelles et qui affirme notre souveraineté.

Cette cérémonie de proclamation de résultats a été accompagnée de la remise d’attestations de bonne fin d’exécution de projets retenus antérieur. Ce qui est d’après le secrétaire technique, un rappel que le travail est suivi et à la fois un message d’encouragement et de félicitation de la part de l’Etat et du donateur à l’intention des professionnels du cinéma.
José Marie
C’est parti pour la deuxième grande saison du tourisme interne. Dans sa volonté d’encourager le tourisme interne le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a initié la saison du tourisme interne. Le ministre d’état, ministre en charge du tourisme […]
Educt-culture La TribuneC’est parti pour la deuxième grande saison du tourisme interne. Dans sa volonté d’encourager le tourisme interne le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a initié la saison du tourisme interne. Le ministre d’état, ministre en charge du tourisme Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo a procédé au lancement de la deuxième grande saison, ce samedi 13 juillet 2024, au mémorial Thomas Sankara, à Ouagadougou.
L’institution de cet évènement selon monsieur le ministre, résulte de la forte volonté des plus hautes autorités du pays, à impulser une dynamique de résilience et d’innovation majeures dans le secteur du tourisme par l’incitation des burkinabè à aller à la découverte du patrimoine culturel et touristique de leur pays, le Burkina Faso.

Dans cette volonté Jean Emmanuel a insisté sur une baisse de 50% sur les tarifs des prix des chambres d’hôtels durant la période allant du 1er août en fin septembre 2024. Pour le Directeur général de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB), Soulaiman Kagoné, cette période est choisie du fait de la période des vacances afin de permettre aux parents et surtout aux élèves de participer massivement. Une initiative salutaire selon le représentant du parrain, Isaac Zongo.

« La réduction considérablement de l’arrivée des touristes dans notre pays du fait de la COVID-19 et la crise sécuritaire ont amené l’ONTB à mettre sur pied depuis 2020, un projet de développement du tourisme interne (PDTI), dont la grande saison tourisme interne », a-t-il expliqué. Et pour accompagner cette dynamique, d’après Jean Emmanuel, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a visité le 15 mai dernier le musée national. Cela traduit selon le ministre, la ferme volonté d’accompagner la dynamique de valorisation et de promotion de nos sites et attraits touristiques.

Aussi, Emmanuel Ouedraogo a lancé à l’endroit de tous les burkinabè, un appel afin que tout un chacun intègre davantage dans nos habitudes la pratique du tourisme en tout temps mais surtout dans ces périodes de vacances.
José Marie
Le studio, la régie, la salle de montage ainsi qu’une partie du mur de la cour qui a cédé face à la pression des eaux, sont les dégâts subis par la station de la radiodiffusion RTB2 Hauts-Bassins à la suite d’une forte quantité d’eaux de […]
Educt-culture La TribuneLe studio, la régie, la salle de montage ainsi qu’une partie du mur de la cour qui a cédé face à la pression des eaux, sont les dégâts subis par la station de la radiodiffusion RTB2 Hauts-Bassins à la suite d’une forte quantité d’eaux de pluie tombée sur la ville de Bobo-Dioulasso dans la soirée du 9 juin 2024. Afin de prendre conscience de l’ampleur des dégâts causés et d’en trouver des solutions et surtout d’exprimer sa compassion et son soutien, une délégation gouvernementale a fait le déplacement de Bobo-Dioulasso.
Cette visite conduite par le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedraogo, s’est effectuée le lundi 17 juin 2024. Jean Emmanuel Ouedraogo a adressé des mots de réconforts au personnel de la RTB2 hauts-Bassins. « Nous sommes venus vous porter un message d’encouragement et constater l’ampleur du sinistre », a-t-il confié.

Aussi, il a rassuré que des mesures urgents seront prises afin de permettre la reprise effective des activités à la RTB2 dans les plus brefs délais. Pour joindre l’acte à la parole, des mesures évidentes ont été prises pour aider à la réparation des équipements et des installations endommagés. Le directeur régional de la RTB2 Hauts-Bassins, Ollo Poda, a fait part de la promptitude avec laquelle les équipes techniques et administratives se sont mobilisées pour assurer la continuité des services de la station régionale de la deuxième ville du pays.
A l’issue de la visite des locaux de la RTB2 Hauts-Bassins, l’équipe gouvernementale s’est rendue dans l’enceinte du camp militaire de Bobo-Dioulasso, situé en face de la RTB2. De la part du ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, le général de brigade Kassoum Coulibaly, la délégation gouvernementale est venue constater de visu des installations qui nécessitent un meilleur aménagement. Et là aussi des instructions ont été données pour réorganisation appropriée.
M’Tinda Beogo
Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), Jacques Sosthène Dingara, a procédé au lancement officiel des épreuves du baccalauréat, session 2024, au lycée départemental de Toussiana dans la région des hauts Bassins ce mardi 18 juin 2024. […]
Educt-culture La TribuneLe ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), Jacques Sosthène Dingara, a procédé au lancement officiel des épreuves du baccalauréat, session 2024, au lycée départemental de Toussiana dans la région des hauts Bassins ce mardi 18 juin 2024.

Ce lycée abrite le jury 408 avec 264 candidats devant composer dans les séries A4 et D. A cette occasion, le ministre en charge de l’éducation était accompagné d’une délégation gouvernementale. « Tenir l’organisation des examens scolaires 2023-2024 dans un climat apaisé était un défi a relevé », Jacques Sosthène Dingara.
Pour ce dernier, c’est une question de souveraineté compte tenu des moments difficiles que travers le pays. Il a souligné que la tenue des examens est un évènement important qui symbolise selon lui l’aboutissement des efforts soutenus de la part des élèves, des enseignants et de tout le système éducatif burkinabè.

Aussi, à de pareilles occasions, il a encouragé les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes et à aborder ces épreuves avec confiance et détermination au cours de cette session qui est une étape importante dans la vie académique des jeunes burkinabè.
La région des hauts-Bassins, compte 19.196 candidats dont 9641 filles et 9555 garçons. Sur les 120.767 candidats (57745 garçons et 63022 filles) sur le plan national. Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, a lancé un message d’encouragement à tous les candidats et formulé le vœu d’une bonne moisson en termes de réussite.
José Marie
Institués en 1997, les prix Galian ont été créés pour stimuler et créer une saine émulation entre les hommes et femmes de médias du Burkina Faso. Ils récompensent ainsi, à chaque année les meilleures productions journalistiques. Dans cette dynamique, le ministère de la Communication de […]
Educt-culture La TribuneInstitués en 1997, les prix Galian ont été créés pour stimuler et créer une saine émulation entre les hommes et femmes de médias du Burkina Faso. Ils récompensent ainsi, à chaque année les meilleures productions journalistiques. Dans cette dynamique, le ministère de la Communication de la Culture, des Arts et du Tourisme a récompensé les meilleures œuvres journalistiques à travers la 27e édition de la nuit des Galian, le vendredi 14 juin 2024 à Ouagadougou. Il s’agit de 21 prix officiels, 23 prix spéciaux, de 4 prix Galian kids (une innovation) et de 2 Galian d’hommage.

En prix officiels, dans la rubrique photographie de presse, Rémi Zoéringre des Editions Sidwaya est le lauréat. « Toute la maison doit se sentir concernée par cette joie ainsi que le monde de la photographie », a-t-il laissé entendre. Abdoulaye Balboné et Mahamadi Sebego des éditions Sidwaya reçoivent chacun 2 prix spéciaux. Et Balboné de déclaré que cette récompense est l’aboutissement des efforts individuels et collectifs. Pour Sebego, cette distinction est « un appel à maintenir le cap du travail bien fait ».

Le patron de la nuit des Galian, le Président de l’Assemblée législative de la transition, Dr Ousmane Bougouma a félicité les acteurs des médias pour leurs contributions significatives au développement du Burkina. Aussi, il a exhorté les journalistes et assimilés à faire de l’excellence leur crédo afin d’influencer positivement la communauté.

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo a pour sa part, évoqué le rôle crucial de la communication dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Relevant le défi sécuritaire auquel le pays est confronté, ce dernier a insisté sur la nécessité de diffuser une information juste et responsable afin de soutenir les efforts de reconquête et de stabilisation du territoire nationale.
M’Tinda Beogo
Le Burkina Faso est classé dans la liste grise suite au rapport de 2018 du Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest. Ce rapport d’évaluation mutuelle, selon le chargé de mission, Alassane Waongo, décèle des lacunes dans le dispositif de notre […]
Educt-culture La TribuneLe Burkina Faso est classé dans la liste grise suite au rapport de 2018 du Groupe intergouvernemental d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest. Ce rapport d’évaluation mutuelle, selon le chargé de mission, Alassane Waongo, décèle des lacunes dans le dispositif de notre pays dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
C’est à ce titre que le ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme à travers la direction générale du tourisme, a tenu une session de sensibilisations au profit des assujettis du secteur du tourisme à Ouagadougou, le 11 juin 2024. D’après Alassane Waongo, ces sessions répondent au besoin du Burkina Faso à s’engager à travailler pour améliorer l’efficacité de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

« Le plan d’actions porte sur le renforcement des capacités en ressources humaines et financières de toutes les autorités de supervisons et de contrôle de la lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme y compris la formation des assujettis des secteurs à risque comme le nôtre », a souligné le chargé de mission. Ce présent atelier selon la directrice générale du tourisme, Mme Monique Ouedraogo/Ilboudo, qui vise à sensibiliser les assujettis du secteur du tourisme sur les obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sera animé par 3 communications.

Dont, la première sur les généralités du concept de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La seconde communication quant à elle apportera les obligations des assujettis du secteur du tourisme en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement de terrorisme. Et la 3e communication s’articulera sur le contrôle du respect des obligations des assujettis du secteur du tourisme en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement de terrorisme.
A l’image de cette session de Ouagadougou, les assujettis du secteur du tourisme des villes de Kaya et de Tenkodogo en bénéficieront aussi, selon madame la directrice générale, afin de mettre en place des dispositifs qui vont les permettre d’endiguer ce fléau.
Ce fut l’occasion pour M. Waongo de saluer la résilience des acteurs du monde du tourisme et leur volonté de contribuer à assainir le milieu.
M’Tinda Beogo