Le faso au monde
Dans le but de disposer d’informations claires, structurées et réalistes sur leur parcours et sur les responsabilités liées aux sciences biomédicales, l’Association des étudiants en Biologie médicale de l’université Saint Thomas d’Aquin (AEBM/USTA), a organisé le samedi 24 janvier 2026, la 3e édition de leur […]
Le Manega naaba, Panantugri a tenu son nabasga, sa fête coutumière sous le thème de « coutumes vivre ensemble et paix », le dimanche 28 janvier 2024, à Manéga dans la région du Plateau Central. Le palais royal de Manéga est bondé de monde en ce dimanche, […]
ReportageLe Manega naaba, Panantugri a tenu son nabasga, sa fête coutumière sous le thème de « coutumes vivre ensemble et paix », le dimanche 28 janvier 2024, à Manéga dans la région du Plateau Central.
Le palais royal de Manéga est bondé de monde en ce dimanche, 28 janvier 2024. De la musique au son de castagnettes et de tam-tam se fait entendre, entrecoupée de temps à autre par des coups de fusil. C’est la fête à Manéga. En effet, le 32ième Manéga naaba, Panantugri organise son nabasga. « Dans la sobriété nous avons voulu organiser le côté festif de ce nabasga à cause de ce que le pays travers », a confié le naaba. Aussi ce dernier a souligné que cette fête a été placée sous le thème : « coutumes, vivre-ensemble et paix ». Nous insistons sur le fait de la bonne cohabitation qui existe entre des centaines de personnes déplacées internes avec la population locale sur notre territoire. Manéga est une terre libre, de coutumes et d’hospitalité depuis nos ancêtres. La sobriété mise en avant n’enlève rien à l’organisation pratique de cette fête coutumière qui se tient en deux phases, c’est à dire le moment des rituels et des sacrifices plus ou moins discret et celui des festivités qui nous réunit aujourd’hui. Ainsi, les manifestations ont débuté depuis le jeudi par les offrandes et des sacrifices sur différents autels pour aboutir jusqu’au dimanche, jour des festivités et d’allégeance. D’après naaba Panantugri, le nabasga est un grand moment pour toute la communauté car, il tient lieu de remerciement aux mânes des ancêtres pour l’année écoulée à travers les différents sacrifices. « C’est aussi le lieu de solliciter leurs protections et leur accompagnement pour le roi, sa famille et pour toute la population de Manéga », a-t-il ajouté. En début de l’après-midi du dernier jour, le naaba sort tout en rouge, il prend les couleurs du soleil selon la coutume pour l’exécution de l’ultime sacrifice au Nord du palais. Ensuite il regagne le palais et ressort en tenue blanche, celle des réjouissances. Dans la cour du palais, les artistes rivalises d’ardeur pendant que les différentes délégations se suivent pour saluer et offrir des présents au naaba. « Nous faisons partis de la jeunesse de Manéga et nous ne pouvons restés en reste il est de notre devoir de faire en sorte que cette fête de la communauté tienne toutes ses promesses », a témoigné Eric Ziwaga.
Déjà, le cap est mis sur l’année prochaine avec fort espoir que la paix reviendra au pays.



M’ Tinda Beogo
Les députés maliens en visite de travail avec leurs homologues du Burkina ont pris connaissance du récit des évènements du 15 octobre 1987. Cette visite historique a eu lieu, le 27 janvier 2023, à Ouagadougou. En fin de séjour au Burkina, des parlementaires du Conseil […]
ReportageLes députés maliens en visite de travail avec leurs homologues du Burkina ont pris connaissance du récit des évènements du 15 octobre 1987. Cette visite historique a eu lieu, le 27 janvier 2023, à Ouagadougou.



En fin de séjour au Burkina, des parlementaires du Conseil national de transition (CNT) du Mali rendent hommage au père de la révolution burkinabè. A cet effet, cette délégation du CNT conduite par la 5ième vice-présidente, du CNT, Raky Talla Diarra se sont rendus au mémorial Thomas Sankara, le 27 janvier 2023. Entamé dès la porte d’entrée du mémorial où l’architecture leur a été expliquée, la visite s’est poursuivie à la stèle. Où la délégation découvre les bustes des 12 compagnons tombés avec Thomas Sankara. Continuant sa visite, les députés maliens ont pris connaissance du récit des évènements devant le bâtiment de la tuerie avec émotion. « Ma délégation et moi-même avons suivi avec une souffrance intérieure le récit de l’historique des évènements du 15 octobre 1987 et avec beaucoup d’émotions indescriptibles », a confié la 5ième vice-présidente, du CNT, Raky Talla Diarra. Par la suite, elle a terminé cette visite par le recueillement au niveau des tombes. D’après elle, dans le but de maintenir la mémoire vive de l’histoire contemporaine du Burkina voir de l’Afrique, il est tout à fait indiqué d’ériger un mémorial au nom du capitaine Thomas Sankara, un patriote tombé avec sa conviction pour une Afrique libérée à l’image de Modibo Kéita du Mali, de Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, de Sékou Touré de la Guinée, de Kwamé N’Khruma du Ghana. Elle a conclu que cette visite est un devoir de mémoire et le symbole de la conservation de l’histoire de l’Afrique et de la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme dans leurs manifestations de falsification de notre histoire et de leurs vœux de nous maintenir dans les liens de l’aliénation et de l’esclavagisme sous toutes ses formes.
M’Tinda Beogo
Le Diim Koom ou la boisson royale, comme l’indique son nom en mooré, est concoctée avec des mets locaux. Elle est faite à base de la farine de mil torréfié, du miel, de l’eau et bien d’autres ingrédients. L’originalité de cette boisson et sa particularité […]
ReportageLe Diim Koom ou la boisson royale, comme l’indique son nom en mooré, est concoctée avec des mets locaux. Elle est faite à base de la farine de mil torréfié, du miel, de l’eau et bien d’autres ingrédients. L’originalité de cette boisson et sa particularité lui ont permis de décrocher le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL), lors de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023.
Fruit de l’ingéniosité des femmes de Baskouré, une commune de la province de Kouritenga, douce, au sucre naturel et à la saveur des jus tropicaux, Diim Koom se boit avec délices et est appréciable à tous les âges. Dénommée Diim Koom ou la boisson royale, elle est produite à base de mets locaux. « Pour la production de Diim Koom nous utilisons de la farine de petit mil torréfié, de sésame, du miel, de bien d’autres ingrédients et naturellement de l’eau », a révélé Alphonsine Téwendé Yougbaré, élève de la classe de terminale venue promotrice de la boisson et compétitrice dans la catégorie art culinaire/Boisson à l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023.Et, Diim Koom remporte le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) à cette 20ième édition de la SNC. « Sacrée lauréate pour une toute première participation, j’en suis fière et bien heureuse pour tout le sacrifice consenti et l’honneur qui revient à notre commune », a déclaré Alphonsine. Pour le Directeur provincial en charge de la culture du Kouritenga,Amédé Wendlasida Silga, ce premier prix fait la fierté de toute la province et d’après lui, la lauréate a plus d’ingéniosité et n’a pas encore dit son dernier mot. « J’ai appris à produire le Diim Koom auprès de ma maman, Khorogho Victorine qui l’a aussi apprises auprès de sa mère et en ce moment j’ai 2 recettes à mettre en production », a confié la productrice. De la part de l’assistant culturel communal Roland Ouedraogo, le « Diim koom est beaucoup apprécié, elle reste une commande régulière de la commune et arriver à décrocher le premier prix à l’occasion de cette prestigieuse cérémonie nationale est comme une reconnaissance d’un pan de la culture de notre terroir, une distinction au savoir-faire de nos mères ». Ce sacre est d’après lui l’expression de la vitalité de la culture dans la commune. En plus du facteur social et alimentaire que joue cette boisson, elle a aussi des vertus thérapeutiques. D’après la promotrice, Diim Koom est utilisée à des fins sacrificielles lors des rituels et elle est aussi conseillée aux nouvelles mères qui manquent de lait pour leurs nourrissons.
Cependant, si des efforts tant du côté des particuliers que des institutions publiques sont menés pour une valorisation de la culture de la commune, l’assistant culturel relève cependant des préoccupations en plus du manque de ressources. Aussi, demande-t-il aux uns et aux autres à mettre de la volonté pour un essor de ce produit culturel de la commune. C’est tout le souhait de la lauréate. « Ma préoccupation actuelle est que diim Koom soit la principale boisson lors des cérémonies et nous menons la réflexion pour son conditionnement dans des bouteilles », a indiqué mlle Yougbaré.



Rémi ZOERINGRE
A l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023, la troupe Songtaaba de Andemtenga (une commune de la province du Kouritenga) remporte pour sa première participation, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) dans la […]
ReportageA l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023, la troupe Songtaaba de Andemtenga (une commune de la province du Kouritenga) remporte pour sa première participation, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) dans la catégorie chœur populaire.
Le pagne traditionnel noué et la poitrine ceint en bandeau, le foulard « lui-lui pendé » recouvrant la natte traditionnelle et le collier pendant sur la poitrine, des dames dans une coordination de gestes miment la femme à la meule. Pendant ce temps, les hommes traditionnellement vêtus et coiffés du chapeau de Saponé, la daba ou l’arc en main entre deux pas de danses, jouent au cultivateur ou au chasseur. Cette mise en scène lyrique de la vie au village est de la troupe Songtaaba de Andemtenga, une commune de la province du Kouritenga. « D’entrée de jeu, nous avons joué le thème se rapportant sur le patriotisme et la combativité dans un genre assez populaire», a expliquéle responsable de la troupe et par ailleurs assistant culturel de la commune de Andemtenga, Maurice Kaboré. « Ensuite nous avions enchaîné dans un registre soutenu accompagné de chant poétique, le wanda ramba, c’est-à-dire les circoncis, interpelant par-là les uns et les autres au patriotisme », a joutéMaurice Kaboré.


La troupe Songtaaba ainsi, fait sensation dans la catégorie chœur populaire, sur la tribune d’émulation de la maison de la culture Mgr Anselme Ttianma Sanon à l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture SNC Bobo 2023. Elle s’adjuge, le Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL). « Pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, car nous n’avions jamais participé à une SNC, c’est donc une fierté partagée par toute la troupe et l’émotion est à son comble car ce sacre se révèle être le premier de la province dans la catégorie chœur populaire », a témoigné le responsable. Une fierté manifestement exprimée parSalomé Béré, une des chanteuses de la troupe : « Ce prix vient récompenser un travail accompli des années, il valorise notre commune voire toute la province et ceci montre que la SNC apporte un plus à la valorisation de la musique traditionnelle ». Composée d’étudiants, de ménagères, de fonctionnaires de commerçants et de cultivateurs, la troupe Songtaaba fait ainsi la fierté de Kouritenga. Dans sa stratégie de promotion du Directeur provincial en charge de la culture, Wendlasida Amédé Silga, les artistes et groupes artistiques lauréats seront dorénavant les premiers à être sollicités, d’après lui.
Le responsable de la troupe a relevé que leur difficulté majeure reste le manque de ressources. « Les collectivités locales ont un pauvre regard sur les activités culturelles, aussi elles préfèrent investirent par exemple dans le sport », a déploré l’assistant culturel de la commune.Soulignant à cet effet que les préoccupations récurrentes des artistes sont en particulier le manque de ressources, le dp lance un appel à tout un chacun pour un accompagnement efficient.
M’Tinda Beogo
Le comité national d’organisation des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a procédé au lancement officiel des activités de la 13ième édition. Présidée par le Secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar […]
ReportageLe comité national d’organisation des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a procédé au lancement officiel des activités de la 13ième édition. Présidée par le Secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar Tamini, cette rencontre avec la presse s’est tenue le 28 novembre 2023, à Ouagadougou.


Les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) sont un forum international d’échanges et de partage d’expériences réunissant des experts et des professionnels des domaines de l’information et de la communication. Rencontre biennale, sa 13ième édition se tiendra du 7 au 9 décembre 2023, à Ouagadougou. A 10 jours de l’évènement, le Président du comité national d’organisation, le secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar Tamini a procédé à son lancement officiel au cours d’une conférence de presse, le 28 novembre 2023, à Ouagadougou. « La XIIIème édition des UACO se teint dans un contexte où l’Afrique, en particulier la région du Sahel, est confrontée en matière de sécurité et de crises humanitaires », a souligné Fidèle Tamini. Aussi, d’après lui, le fond des travaux est : « Liberté de la presse et droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire ». La tenue de ces UACO, d’après Fidèle, est une preuve du rôle crucial de la presse dans le renforcement de la transparence, de la redevabilité et de la bonne gouvernance. Et le choix d’un tel thème selon le président du comité national d’organisation, vise à approfondir les réflexions sur des piliers fondamentaux de toute société démocratique que sont, la liberté de la presse et le droit d’accès à l’information.Ce fut une occasion pour le SG du ministère en charge de la communication de saluer les efforts des uns et des autres dans le déroulé quotidien de l’information. Car, « la presse, en tant que quatrième pouvoir, joue un rôle vital en veillant à ce que les citoyens aient accès à des informations fiables, impartiales et essentielles pour leur prise de décision », a confié Fidèle Tamini. Ce dernier, a aussi rappelé que cet événement poursuit des objectifs entre autres, le partage d’expériences et de visions sur la liberté de la presse et le droit d’accès à l’information en période de crise sécuritaire et humanitaire. Cette tribune, a-t-il ajouté vise également, à contribuer à la formation continue des jeunes journalistes et communicateurs et à renforcer la réputation du Burkina Faso sur la scène internationale. En outre dans le souci de prendre en compte les différentes préoccupations liées en la communication et l’information en situation de conflits au cours de cette 13ième édition des UACO, la « redevabilité de l’État envers les citoyens en contexte de crise sécuritaire et humanitaire » ; « la sécurité des journalistes dans un contexte d’insécurité et de lutte contre le terrorisme » ; « le traitement de l’information et les enjeux géopolitiques en période de crise sécuritaire et humanitaire » et le « le rôle social des journalistes et des communicateurs dans la prévention, la gestion et la résolution des crises » seront au menu des réflexions.
M’Tinda Béogo
THEME: LIBERTE DE LA PRESSE ET DROIT E L’IMFORMATION EN CONTEXTE DE CRISE SECURITAIRE ET HUMANITAIRE
La TribuneTHEME: LIBERTE DE LA PRESSE ET DROIT E L’IMFORMATION EN CONTEXTE DE CRISE SECURITAIRE ET HUMANITAIRE
La troupe Kantigui, de Orodara, (chef-lieu de la province du Kénédougou), a été proclamée lauréate lors de la dernière édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023. Ces « fous » de la baguette manient avec saga le balafon et donnent de l’ambiance à […]
ReportageLa troupe Kantigui, de Orodara, (chef-lieu de la province du Kénédougou), a été proclamée lauréate lors de la dernière édition de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo 2023. Ces « fous » de la baguette manient avec saga le balafon et donnent de l’ambiance à tout point de vue à la mode musique classique africaine.
Les virtuoses du balafon de la communauté sémè. Ils ont livré une prestation spectaculaire dans la catégorie musique traditionnelle instrumentaliste au palais de culture Mgr Anselme Titianma Sanon de Bobo-Dioulasso, à l’occasion de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture, SNC bobo 2023. Vêtus en uniforme, débardeurs de couleur blanche, assortis à des colles et des manches en rouge-sang truffé de cœurs blancs, à terminaisons fibreuses et soutenus par des pantalons au même tissu, les balafongistes de la troupe kantigui, coiffés de bonnets à crête, style vestimentaire se référant au chef de la basse-cour, ont créé la sensation. « Nous-nous sommes habillés en chef avec la conviction de régner en maître au cours de cette édition», s’est exclamé Yacouba Coulibaly, encadreur de la troupe et par ailleurs point focal de la culture, des arts et du tourisme de la commune de Orodara. 5 balafons, accompagnés de djembés, de tambours, de bendré et autres castagnettes complètent cet agencement instrumental qui mystifie le spectacle et le tout joué par 5 artistes. D’eux, découlent une sonorité ambiante séduite par des accords radieux et dansants, empruntée des registres purs de la saga mandé. « Nous avons presté sur deux compositions dont, l’hommage à la jeune fille lors du mariage coutumier en pays sèmè et les initiés des bois sacrés », a confié Yacouba Coulibaly. Ces artistes ont tenu en haleine le public à travers deux compositions savamment instrumentée de rythmes. Obtenant la note de 16,40/20, elle est surclasse ses adversaires et décroche le Grand prix des Arts et des Lettres (GPNAL). « Nos artistes, de la caste des griots, nous viennent de diverses régions et si certains nous arrivent avec de la compétence et du talent d’autres par contre ont peu de connaissances en la matière aussi, nous insistons sur la formation pour la quête de l’excellence afin de faire valoir la culture sémè et par de-là le rayonnement culturel du Burkina », a souligné Coulibaly. Kantigui, est en Bambara et signifie d’après lui, les détenteurs de la voix. Cela peut paraître paradoxal pour une troupe instrumentaliste, mais en pays sèmè, a-t-il expliqué, le balafon est un instrument de musique parlant et les notes musicales sont des messages. « La musique dans cette contrée se fait autour du balafon, l’élément principal il reste un élément incontournable dans notre société lors des funérailles, les moments de réjouissances, les travaux champêtres », précise-t-il. « Nous sommes fiers de cettejeune troupe bien structurée qui force l’admiration de plus uns à travers ses excellentes prestations sur le plan national qu’international qui lui permettent de compter déjà à son actif de nombreux prix et distinctions et elle a le mérite d’être considérée ambassadrice culturelle », a relevé le directeur provincial du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme de la province du kénédougou, Geoges Bado. Créée en 2013, Kantigui effectuera sa première participation à la SNC en 2016, où elle est classée troisième. Invitée au Mali en 2017, elle honore le Burkina et reçoit le prix de la virtuosité au festival triangle de balafon, devant des troupes venues de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Sénégal. Considérée ambassadrice culturelle par le ministère en charge de la culture, elle participera au Marché des Arts et du Spectacle d’Abidjan (MASA) en Côte d’Ivoire en 2018. Au cours de cette même année, Kantigui est sacrée première régionale sous le nouveau format de la SNC.

Manque d’infrastructures et de moyens logistiques appropriés
Portée par l’Association Kièwali, créée en 2010 qui œuvre dans le domaine de l’art de la scène, le succès de la troupe Kantigui reflète selon le Dp, Geoges Bado le but de l’association qui est de valoriser le monde culturel immatériel et matériel de la province du Kénédougou et du pays des hommes intègres. En effet, carrefour d’échanges culturelles, l’association Kièwali, est un attribut du centre Yèrèdon. Et au sein de Yèrèdon, séjournent d’autres formations d’expression culturelle telle que la troupe de danse traditionnelle, Pool jeune Kièwali, la troupe féminine de chœur populaire, Lamogya, et la compagnie chorégraphique Donko, lauréate à l’édition précédente et classée deuxième à cette édition, elle décroche cependant, le prix spécial du Fonds de Développement culturel et touristique (FDCT).
Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le centre Yèrèdon souffre de nombreuses difficultés dont le manque d’infrastructures et de moyens logistiques appropriés. « Notre préoccupation majeure est la formation de pépites compétitives à l’international à cet effet, il nous faut un centre et des équipements adéquats », déclare le responsable du centre. C’est aussi le cri de cœur du directeur provincial qui sollicite la construction d’une salle polyvalente dans la commune de Orodara. En sus, le manque de ressources et l’absence de partenaire en dehors de la mairie sont des difficultés majeures d’après le point focal. Convenant que la culture est un élément indispensable pour l’effort de paix, ce dernier interpelle les décideurs sur le renforcement des efforts en faveur de la culture.
M’Tinda Béogo
Connu sous l’appellation Delfy, il est, Fidèle Dabiré à l’état civil. Agé de 25 ans, ce jeune artiste bobolais polyvalent, joue sur divers plateaux et ses nombreux prix lui promettent bel avenir. Les yeux pétillants, le regard absorbé par l’inspiration, son visage souriant et cette […]
ReportageConnu sous l’appellation Delfy, il est, Fidèle Dabiré à l’état civil. Agé de 25 ans, ce jeune artiste bobolais polyvalent, joue sur divers plateaux et ses nombreux prix lui promettent bel avenir.

Les yeux pétillants, le regard absorbé par l’inspiration, son visage souriant et cette voix calme qui se dégage vous entame la conversation telle une déclamation. La démarche athlétique, les mèches de cheveux emmêlées, ce quatrième fils d’une fratrie de six enfants est un parolier de la nouvelle époque. Avec des mélodies africaines en fond sonore, il cristallise l’expression de la lutte, de la liberté, de l’amour à travers mots et gestes. Avec lui, une nouvelle mode d’expression artistique éclore et se confirme de jour en jour. Fidèle Dabiré puisque c’est de lui qu’il s’agit, se fait une place de choix dans la culture tradimoderneet porte dorénavant, Delfy comme nom d’artiste. Abordant des thèmes sociaux distillés dans un langage commun et soutenu, il vous empoigne dans l’univers de l’élévation de l’homme. Pour lui, ses prestations sont une nouvelle version de sous l’arbre à palabre et sur scène, il déclame une interpellation adoucie par un fond sonore empreint de la saveur musicale africaine singulièrement du folklore mandé. Une étoile est née dans la ville de Sya ! Champion national du slam, il est co-auteur de l’hymne d’ouverture de la 20èm édition de la Semaine nationale de culture SNC Bobo 2023.

Sur la scène d’émulation de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), dans un look de reggaeman, assisté d’une statue de sage, d’une calebasse et du chapeau de saponé, il met en lumière la culture du pays des hommes intègres. Parolier, il peint en langage poétique le Burkina dans ses circonstances actuelles et dresse l’échelle de l’espoir et le tableau d’un Burkina radieux et d’une Afrique qui gagne. Il fait étalage de tout son talent, conquit le palais de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon et remporte en catégorie slam le Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL). « C’est d’abord un sentiment de plaisir en même temps c’est un sentiment de responsabilité que nous endossons et un cap à maintenir », a reconnu Delfy. Au cours de cette même année 2023, il est déclaré meilleur artiste moderne d’inspiration traditionnelle Bobo Lolo 2023. Une distinction annuelle qui récompense les meilleurs artistes du grand Ouest du Burkina Faso. Il est fait lauréat du Festival international Éloquence slam Eveil en 2019, et dans la même année, il est distingué Slam d’or au FESPACO. Il décroche le 1er prix IGD (Institut de Gouvernance et de Développement), en 2018. Il est distingué au Festival de l’indépendance en 2019 et en 2017. Artiste sollicité, il prend part en 2022, au FISH GONI à Niamey au Niger, au FISH de Bamako au Mali. Au cours de la même année, il est officiellement sélectionné au Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA). Sur le plan national, il preste aux Récréatrales, au festival Rendez-vous chez nous et au FITMO entre autres. Grâce à sa touche d’originalité doublée de son talent Delfy confirme dans son domaine et sa réputation gagne tout le pays et au-delà des frontières, d’après D’après Vicky, une de ses connaissances. Il entame une carrière professionnelle et lance son tout premier album de 11 titres, intitulé Horonya où intégrité en français sorti depuis le 8 septembre 2022. Mordu de l’art, il a plusieurs cordes à son arc. En effet, il est le directeur artistique de l’entreprise culturelle ART’TITUDES et par ailleurs le promoteur dugéant spectacle de comédie musicale dénommée « la marche du HÔRON ».
L’artiste révèle qu’il ne rentre dans ce domaine dit en 2016, à l’occasion du Festival du lycée de Kadiolo, le FESTILIKA en 2016, à Bamako, une rencontre culturelle qui jumelait des établissements de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et de Bamako (République du Mali). De retour au pays, Delfy croit à son étoile et alterne études et répétitions artistiques. Il manie avec sagga les accords, et de ses rimes florissantes découlent des paroles sibyllines accordées à une gestuelle qui vous transcendant, d’après Yaya Sanon un de ses collaborateurs.
Titulaire d’une double licence en Anthropologie à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso et au Métier des arts de la scène, au Laboratoire international de recherche et de création des Arts de la scène ANKATA de Bobo-Dioulasso, Delfy admet des contraintes liées à l’épanouissement de son art. Aussi, sa préoccupation majeure est de pouvoir remettre sur pied le Centre culturel « Seko », un sanctuaire de productions culturelles.
A l’image de tous les burkinabè, il émet le souhait d’un retour de la paix ; cependant, il insiste sur le fait que l’art soit pris à sa juste valeur et que la lumière soit faite sur l’art le vrai, celui qui amène au développement durable.
M’Tinda Béogo
Les rideaux de la 17ième édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), sont tombés le dimanche 26 novembre 2023 à Ouagadougou. Tenue sur le thème : « les opportunités du numérique pour le developpement de l’industrie du livre au Burkina Faso », les acteurs du […]
ReportageLes rideaux de la 17ième édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), sont tombés le dimanche 26 novembre 2023 à Ouagadougou. Tenue sur le thème : « les opportunités du numérique pour le developpement de l’industrie du livre au Burkina Faso », les acteurs du livre 96 heures durant ont animé des conférences, panels, communications et des tables-rondes. Pour l’invité d’honneur de la 17e édition de la FILO, l’écrivain burkinabè William Combary, « le numérique est une opportunité indéniable, mais comporte aussi des risques à contrôler ». Selon lui, le numérique révolutionne la chaîne de valeurs et modifie également en profondeur le mode de fonctionnement de certains maillons de la chaine. « La Foire internationale du livre de Ouagadougou est une vitrine de la chaine du livre et de l’écrit, elle permet le partage d’expériences entre professionnels du monde du livre », a-t-il confié l’’invité spécial, l’écrivain malien, Ousmane Diarra. Ce dernier a salué les liens d’amitié et de fraternité entre la République du Mali et le Burkina Faso qui traversent les mêmes difficultés du point de vue sécuritaire, mais qui ont pris leur destin en main pour défendre l’intégrité de leur territoire. 4 jours de travaux dont le maître-mot, selon le chef de délégation du pays invité d’honneur, le Tchad, Souleyman Abdélkérim Chérif, de célébrer la diversité de la pensée, la créativité humaine et le pouvoir de l’imagination. Rendant hommage aux acteurs du livre qui, au bout des échanges ont tracé des pistes pour dynamiser l’industrie du livre au Burkina Faso afin d’en faire un maillon fort de l’économie burkinabè, le ministre de la Communication de la Culture, des arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedraogo a souligné l’importance du livre dans la vie d’une nation. A l’image des éditions précédentes, FILO offre l’opportunité de formation en technique de l’écriture et mets des écrivains en compétition. Ainsi, en plus des Olympiades qui ont permis de décerné des récompenses, 8 prix spéciaux ont été attribués. En ce qui concerne les grands prix, 6 lauréats ont été récompensés remportant un trophée et la somme de 1 million de francs CFA. Dans le but d’encourager les acteurs du livre le grand prix du meilleur éditeur a été initié à cette 17e édition. En outre, 5 acteurs de la chaine des valeurs du livre ont été faits chevalier de l’Ordre de mérite des lettres, des arts et de la communication avec agrafe littérature.



La 18e édition de la FILO est prévue, du 21 au 24 novembre 2025.
M’Tinda Béogo
Artiste peintre Bobolais, il a la silhouette élancée, le regard empreint de sourire et sa timidité cache le talent inné qui l’habite. Lauréat en peinture lors de la dernière édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2023), il s’inspire de faits culturels […]
ReportageArtiste peintre Bobolais, il a la silhouette élancée, le regard empreint de sourire et sa timidité cache le talent inné qui l’habite. Lauréat en peinture lors de la dernière édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2023), il s’inspire de faits culturels et traditionnels. Ouedraogo Yaya, alias Yayus puisque c’est de lui qu’il s’agit, utilise des pigments de son environnement pour ses créations.
Lauréat en catégorie peinture de la 20ième édition de la Semaine nationale de la culture Bobo 2023, avec une œuvre traitant de l’incivisme, il décroche aussi le prix spécial Canal plus Burkina et celui de l’Office national de la sécurité routière (ONASER). « Avoir eu ces 3 distinctions en même temps me réjouissent, j’ai peint sur l’incivisme routier qui est un fléau qui tape à plein fouet la jeunesse du pays ce qui est dommage pour son développement », a confié l’artiste peintre Ouedraogo Yaya alias Yayus. Il a été à de nombreuses occasions primé et honoré à travers ses productions artistiques. Aussi en 2017, à l’occasion du marché des arts, il verra une de ses œuvres acheté par le couple présidentiel d’alors. La peinture est un don pour lui. En effet, né le 2 janvier 1973, à Yamoussokro, en République de Côte d’Ivoire, il va vite démontrer ses talents de dessinateurs à l’école primaire, où il sera distingué meilleur dessinateur lors des concours scolaires. « Je n’ai pas été dans une école de formation mais j’étais curieux et je côtoyais dès mon bas âge les doyens en la matière», relate Yayus. Rentré entre temps au Burkina et notamment à Bobo-Dioullasso, Ouedraogo Yaya, quitte les bancs à sa classe de première le lycée et se lance dans la peinture en 1999. Dès lors, « je me suis fixé comme objectif de devenir un artiste peintre car je sentais que je l’avais en moi », lance-t-il. Lentement mais sûrement, son nom va immerger dans l’univers de la peinture à travers l’originalité de son style. En effet, « l’histoire commence en 2013 lors d’une exposition commune à l’institut français de ladite ville, où mes œuvres ont été qualifiées d’originale et ont suscités de l’engouement », aconfié l’artiste. Ce qui lui a valu une exposition personnelle. A la faveur de cette exposition, Yayus crée, le style, « la baguette », des figurines sans visage ni mains et pieds. « A l’issue j’ai reçu les félicitations du directeur de l’institut car j’ai vendu plus les 2/3 de mes œuvres, chose assez rare en de pareille circonstance », a confié Yayus. Par la suite l’artiste peintre exposera au royaume chérifien avec en plus un autre style dénommé le « réel composé qui se traduit par la présence sur le même tableau des traits de réalité entrecoupés d’empreintes de délire », a-t-il expliqué. Pour ses encadrés, Yayus est un artiste quicrée et pour ce faire il utilise des pigments autour de lui tels que le coton, le tissu, la peinture, le fer etc…Rien ne vient d’ailleurs.
Un style car il verra un de ses tableaux acheté par le couple présidentiel Kaboré lors du marché des arts en 2017.
Leaders et soucieux de l’épanouissement des artistes, Yayus déplore le nouveau format du marché des arts qui ne permet pas selon lui, à l’artiste de s’exprimer, faute d’existence d’une galerie. Il plaide aussi pour un suivi technique à l’égard des artistes lauréats de la SNC et une attention particulière des décideurs à l’endroit de la Confédération nationale de la culture (CNC), car d’après lui leur secteur souffre énormément. Aussi, Yayus propose, une saine promotion des artistes plasticiens et l’existence de rapports efficients entre les artistes et des galeries à travers le monde. toute chose qui seront possibles selon lui par l’application de la loi 1% artistique adoptée en 2017. Et la tenue de la 3ième édition du mécanisme d’acquisition des œuvres d’art plastique, une initiative créée par le gouvernement qui vient soutenir les artistes dans leurs créations et les aide à se stabiliser. Soucieux d’une bonne relève, Yayus s’est lancé dans la dynamique de la formation qu’il a initié dans son studioYayus Art et Service situé sur la rue Nelson Mandela au secteur 15, quartier Ouezzin ville de Bobo-Dioulasso, à l’intention des jeunes de 6 à 15 ans. En attendant la réaloisationde son vieux pieu qui est celui de la construction d’un centre digne de ce nom qui va lui permettre de mettre son art au service des autres.



M’Tinda Béogo