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Le Bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA), a organisé à l’intention de ses membres des ateliers sur la documentation la maîtrise de l’œuvre d’art et sur la répartition des droits à l’intention de ses nouveaux membres du lundi 16 au vendredi 20 décembre à Ouagadougou.

L’atelier sur l’initiation de ses nouveaux membres à la maîtrise de création d’œuvre artistique, des cours sur la déontologie et l’éthique et l’information sur  les cours la répartition des droits, font partie des principales missions du Bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA). C’est ainsi qu’initiée en 2017 et sans discontinuité, le BBDA a tenue à l’endroit de 1500 nouveaux membres toutes catégories confondues des série d’ateliers d’orientation et de sensibilisation avec des modules qui intéressent la documentation, la définition d’œuvre artistique et ses principes et la répartition des droits du lundi 16 au vendredi 20 décembre 2024, à Ouagadougou. « Afin de nous appuyer nous techniciens de la gestion collective et du droit d’auteur et du droit voisin, sur la classification artistique des œuvres il a été créé en 2015, la Commission technique d’identification des œuvres littéraires et artistiques (CTIOLA) », a indiqué madame Compaoré/Zoungrana Armel, conseillère technique du directeur général du BBDA.

Ces ateliers concernent selon Mme Compaoré/Zoungrana Armel Ct du Dg, toutes les catégories d’art à savoir la musique, le théâtre, l’audiovisuel et les arts graphiques et plastiques et à cet effet, ceux sont les professionnels du métier qui viennent apporter leur contribution.

« Et c’est cette commission composée de professionnels du domaine de l’art qui anime ces ateliers immersion des nouvelles cohortes de chaque année », a-t-elle signifié. A entendre le sculpteur Siriki Ky, un des membres de la commission dans la catégorie Art graphique et plastique (AGP), ces ateliers sont essentiels. « Il y acet amalgame aujourd’hui dans notre pays, qui fait que l’artisanat a pris la place sur la création, on rencontre plus des produits de l’artisanat que de la création. Alors il sied et il est même très important que nous rencontrions les jeunes artistes plasticiens pour leur faire comprendre ce qui est nécessaire ce qui est bon de faire dans le domaine de l’art car il n’est pas d’artiste que tout plasticien », a souligné Siriki Ky.Ce dernier a appuyé qu’un grand travail est à réaliser à l’endroit des jeunes dont bon nombre a appris sur le tas, afin de les amener, à changer de paradigme, à changer leur manière de faire, à revoir leur philosophie du travail.

Siriki Ky artiste sculpteur : « des manquements constatés tant du côté des artistes que de l’administration se répercutent sur le domaine de l’art plastique au Burkina faisant malheureusement de telle sorte que nous n’arrivons pas à éclore sur le plan international de manière assez important »

Aussi, Siriki a proposé qu’en plus de ses sessions il faut des ateliers pratiques et des masters class pérennes au profit des artistes burkinabè. A l’image des artistes présents à la session dédiée à l’AGP, les artistes brodeuse teinturière, Latifa Konaté et le plasticien Modeste Kaboré ont salué cette initiative du BBDA. « Nous apprécions de telle rencontre qui nous permet d’en savoir davantage sur le bureau, sur notre métier et la fraternité qui en découle, cependant je reconnais qu’un mécanisme efficient devrait être trouvé afin de permettre aux talents d’éclore et de permettre à l’artiste de s’épanouir », a confié Modeste Kaboré. De son avis en plus de doter le Burkina d’une renommée artistique, l’épanouissement des artistes permet aussi de résorber la question du chômage.

L’épanouissement de l’artiste reste le leitmotiv du BBDA selon Mme Compaoré. A l’entendre, en plus de ces connaissances qui sont livrées à l’artiste, des fonds de nature sociale et professionnelle sont mis à la disposition de l’artiste.

                                                                                            Rémi ZOERINGRE