Le Werranga Naaba de Ouahigouya (région de Yadega) a initié un concours de contes inter établissements, dénommé la soirée de contes. Débutée le 9 décembre 2025, cette compétition pour sa première édition compte 28 établissements en compétition. « Il n’y a pas de mal à connaitre la culture des autres mais il est encore meilleur de s’approprier sa propre culture », c’est en ces mots que le Werranga Naaba Saaga II, a justifié l’organisation dudit concours. Pour lui, en plus de l’école classique, les enfants doivent s’abreuver à la source de leur culture. Ainsi, à chaque week end, 4 établissements représenté chacun par 4 conteurs s’affrontent devant un jury composé de 3 personnes jusqu’à la finale prévue pour en fin mars prochain. « Chaque conte véhicule un message, c’est un enseignement qui est livré à, sous l’arbre à palabre et ces soirées sont pour nous un cadre perpétuel de formation de la jeune génération », a soutenu Saaga II. A entendre ce dernier, parallèlement aux concours de danses et de ballets, il nous est apparu utile d’initier cette compétition de contes. Mais au-delà de cette compétition selon le Weranga Naaba, nous nourrissons le vœu pieu de faire germer au sein de ces enfants, l’éducation l’africaine et particulièrement burkinabè. « C’est une approche qui permet aux enfants de parler la langue, de traduire leur culture sans complexe et d’assimiler leur coutume », a confié Weranga Naaba. C’est un enseignement selon Lassané Sawadogo un des notables, qui permet de « renaitre et de connaitre son grand père ». Lorsque tu connais le grand-père de l’autre et tu ignores le tien, il va falloir renaitre », a-t-il souligné.
« Dès que nous mettions le pied dans cette cour royale, l’éducation africaine et particulièrement moaga nous est enseigné, cette compétition nous rapproche de nos valeurs », a soutenu l’élève Ali Sawadogo. « Voir les élèves s’exprimer devant un tel auditoire est fort intéressant et bien utile par la portée de ces soirées », s’est exprimé le conseiller d’éducation Mahamadi Gondé. Avant de confier leur espoir d’aller plus loin dans cette compétition malgré quelques difficultés rencontrées de préparation avec des élèves déplacés interne.
Une fois dans l’enceinte du palais, la seule langue de communication qui prévaut est le mooré. Aussi, la principale condition de ce concours est de raconter le conte en mooré.
José Marie

