Cause de la tenue d’un symposium international en décembre 2013 sur le thème « Investir dans la Culture dans l’espace UEMOA », le fonds crédit culture-UEMOA prend forme. En effet, les ministres en charge de la culture de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont retrouvés à Ouagadougou au Burkina Faso, afin de donner une avancée significative dans le processus de l’adoption du fonds. La rencontre a eu lieu le 25 octobre 2024 à l’issue de deux jours de travaux des experts en la matière. « Aujourd’hui nous avons débattu je pense que c’est une première dans notre espace sur le continent africain et peut être dans le monde sur la mise en place d’un fonds d’appui, qui servira à accompagner et à financer nos entreprises et nos industries culturelles et créatives », a indiqué la ministre en charge de la culture de la République de Côte d’Ivoire, par ailleurs présidente du conseil des ministres de la culture de l’UEMOA, Françoise Remarck. Selon cette dernière, nos acteurs culturels sont riches dans leur créativité. « Ils ont d’ailleurs devancé l’intégration parce qu’aujourd’hui ils sont présents partout ils échangent, ils se rencontrent, ils créent ensemble. Ils font vivre notre espace à travers leur créativité qui s’exporte partout dans le monde », a-t-elle appuyé. « En mettant aujourd’hui, à leur disposition un mécanisme de financement innovant, cela participera au développement de la culture », a-t-elle ajouté. Aussi, elle a soutenu que la mise en place de ce fonds contribuera à démontrer que la commission, que l’union est aussi à l’écoute des besoins des populations et particulièrement des artistes.

Après avoir évoqué l’histoire de l’union, le ministre d’Etat, ministre en charge de la culture du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, a souligné l’importance de la culture et de sa contribution à la croissance et au développement. « En effet, pour que la quête de performance monétaire et économique soit efficiente, elle doit épouser les attentes des communautés pour lesquelles elle a été mise en place », a indiqué Jean Emmanuel. Pour lui, l’union doit reposer sur les valeurs cardinales de ses communautés que sont notamment leurs cultures et leurs expressions. Aussi rendre opérationnel ce fonds, selon le ministre d’Etat, est une grande nécessité. « La mise en place effective de ce fonds va constituer un moment historique pour le monde de la culture et des arts », a-t-il confié. Et sa mise en place a répondu à entendre M.Ouedraogo aux préoccupations entre autres que sont, quelle dynamique de confrontations idéelles pourrions-nous avoir ? Quels partages d’actions fécondantes pourrions-nous entreprendre ? Et enfin, quelles perspectives de mise en cohérence et en convergence, envisager ?

De la part de la présidente du conseil de ministres, ceci constitue une première étape. Et « la suite est de faire le plaidoyer auprès des ministres statutaires, que sont les ministres de finances afin que ce sujet puisse leur être apporté d’ici la fin du mois de décembre et afin que l’on puisse apporter la bonne nouvelle d’ici le premier trimestre 2025 », a souhaité Mme Remarck. Avant d’ajouter que des sujets tels que le statut de l’artiste, les données statistiques, la possibilité de professionnaliser les filières autour de la musique et de l’audiovisuel ont été abordés. Ainsi que l’opérationnalisation d’un certain nombre de projets selon le ministre d’Etat, notamment portés par l’Alliance régionale pour la Promotion des Entreprises culturelles et créatives (ARPICC-UEMOA) composée de l’UEMOA, de la BOAD, de la BCEAO, de la BRVM et l’AMF-UEMOA.
José Marie
