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Ils sont au total 79 personnes, composées d’hommes et femmes, de chefs coutumiers et religieux, de Forces de Défense et de Sécurité et de personnes civiles qui ont été faites ambassadeurs de paix. C’était à l’occasion de la cérémonie de distinction organisée par la fédération pour la paix universelle, le samedi 3 janvier 2026, à Ouagadougou. Placée sous le thème : « Renforcer la Cohésion sociale et Promouvoir la Paix par le service », l’intérêt d’une telle distinction est de faire en sorte que notre pays, selon le secrétaire général de la section burkinabè de la fédération, Thomas Diarra, puisse regorger de nombreuses personnes animées d’intentions de paix. C’est pour sa part, une sensibilisation et une conscientisation afin que tout un chacun soit un artisan de la paix. « Nous encourageons les uns et les autres à s’intéresser et à s’impliquer en faveur de la paix au Burkina Faso », a-t-il soutenu. Pour le représentant du gouverneur de la Kadiogo, le directeur de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), Pascal Kané, nouvel ambassadeur du jour, cette distinction est une récompense du travail déjà accompli par son institution et à la fois une interpellation. « Je pense qu’au-delà de ma personne c’est le travail de la RTB qui est récompensé et je voudrais au nom du dg dire que nous allons continuer à livrer une information saine, une information qui rassemble, une information qui distille la paix aux burkinabè », s’est-il exprimé. Avant d’ajouter que la paix est le vœu pieu de tous les burkinabè.

Cheick Abdoul Malick Ouedraogo : « Nous devons multiplier le nombre des ambassadeurs de la paix au Burkina et dans l’AES, afin de promouvoir la cohésion sociale et la paix.

« Nous avons le devoir de cultiver la paix et, à travers cette distinction nous semons des graines de la paix », a indiqué le chargé de mission de la fédération, le cheick Abdoul Malick Ouedraogo. Ce dernier a expliqué que ce titre honorifique est loin d’être un gadget. Il est à l’entendre, décerné à des personnes de ressources sans distinction de religion, d’ethnies, de genre et de statut social. « A partir de leur distinction, les ambassadeurs deviennent des piliers pour la recherche de la paix dans leur localité et sur le plan national », a indiqué Abdoul Malick Ouedraogo. Une charge que reconnait Naaba Saaga de Yaïka (province du Ganzourgou). « Au-delà des attributs reçus, le titre d’ambassadeur de la paix est une mission qui nous interpelle à travailler pour la paix dans nos différentes communautés », a-t-il confié. « Aucun développement ne peut se construire sans la paix et cette distinction est une prémices pour la construction de cette paix », a indiqué Naaba Saaga. Ce dernier a salué l’initiative et a encouragé la fédération à intervenir partout au Burkina Faso.

                                                                              M’Tinda Béogo