Au préalable régi par un décret depuis 2013, le statut de l’artiste est devenu une loi, le 27 mars 2025 à l’issue de son adoption à l’Assemblée Législative de Transition. Et promulguée le 7 avril 2025. Dans le souci d’une meilleure compréhension et de sa vulgarisation, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé un atelier de vulgarisation de la Loi n°004-2025/ALT du 27 mars 2025 portant statut de l’artiste au Burkina Faso, le jeudi 26 juin 2025 à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre a vu la participation des cadres de l’administration déconcentrée en charge de la culture, des artistes, des acteurs culturels, des représentants de la société civile culturelle de la région des Hauts-Bassins entre autres.
Ce passage d’un décret à une loi a permis, entre autres, de renforcer la force juridique du statut de l’artiste, d’introduire et de clarifier certaines notions usuelles dans l’environnement artistique, de définir le rôle des acteurs, d’élargir le champ d’application de la loi qui prend dorénavant en compte les collaborateurs artistiques et les modalités de l’exercice de l’activité artistique au Burkina Faso, de prendre en compte la protection des droits de l’enfant artiste et de l’artiste en situation de handicap, de renforcer les dispositions sur les mesures fiscales et la sécurité sociale au profit des artistes et des professionnels de la culture, de prendre en compte l’organisation et la règlementation de l’activité artistique au Burkina Faso.
« Le statut de l’artiste, bien qu’essentiel pour protéger la création et ceux qui la portent, reste souvent mal compris, aussi bien par le grand public que par les artistes eux-mêmes », a relevé le secrétaire général de la Région des Hauts-Bassins, Yiyé Abraham Somdo, représentant Madame la Gouverneure. « Aussi, cette rencontre d’information et d’échanges va permettre de lever le voile, d’expliquer simplement ce qu’il signifie, ce qu’il permet, et pourquoi il est crucial pour la vie culturelle d’un pays », a-t-il soutenu. Pour lui, il est essentiel que chacun comprenne ses droits et ses obligations pour que cette loi prenne tout son sens. Monsieur le sg a invité les participants à suivre avec intérêt les différentes communications au programme, afin de pouvoir formuler des propositions concrètes pour la suite du processus qui sera consacrée à l’élaboration des décrets et des arrêtés. Ces textes selon lui, viendront opérationnaliser l’application de la loi, avec des propositions de solutions aux problématiques de la précarité du secteur, de la sécurité sociale et de la fiscalité.
Aussi, 4 communications ont été à l’ordre du jour. Il s’est agi avant tout de la présentation de la loi portant statut de l’artiste au BF, avec madame Congo/Salouka Noëlie, directrice des Arts et des Industries Culturelles. La deuxième porte sur le régime fiscal applicable aux artistes, livrée par monsieur Bazouwine Guy Berthin Dabiré, chef de département des études fiscales et douanières au ministère en charge de l’Economie, la troisième communication livrée par le chef de division recouvrement à la direction régionale des Hauts-Bassins (CNSS), Sékou Allahidy Barry est axée sur la sécurité sociale de l’artiste et enfin la directrice de l’exploitation, de la perception et des affaires juridiques du bureau burkinabè des Droits d’Auteurs (BBDA) a communiqué sur la réforme sur le CNCOLA.
Au nom du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le chargé de mission Bakary Koné a salué les participants pour leur disponibilité.ce dernier les a invités à rester aux côtés du ministère pour la suite du processus, notamment en apportant leur contribution à l’élaboration des textes d’application.



José Marie
