Afin de garantir le droit à l’information aux populations des villes et des campagnes du Burkina Faso, le gouvernement burkinabè, à travers le Ministère en charge de la Communication, apport un appui annuel sous forme de subvention sans discontinuité à la presse privée depuis 1997. La cérémonie de remise de chèques a eu lieu, le vendredi 27 septembre 2024, à Ouagadougou. Ainsi, deux cents (200) millions de francs CFA ont été alloués à 85 entreprises de presses privées, à l’Observatoire burkinabè des Médias (OBM) et à l’Association des Editeurs et Publicateurs de Journaux en Langues nationales (AEPJLN). Et au terme de la répartition, d’après le directeur général du Fonds d’Appui à la Presse privée (FAPP), les parts allouées vont d’un million cent dix-sept mille six cent quarante-sept (1 117 647) francs CFA à quatre millions deux cent cinquante-quatre mille neuf cent quarante-sept (4 254 947) francs CFA. M. bonzi a détaillé que cette répartition donne les montants suivants : 17 949 493 francs CFA pour les télévisions dont, 11 927 538 francs CFA pour les télévisions commerciales, 4 578 859 francs CFA pour les confessionnelles et les télévision associative se répartissent un montant de 1 443 096 francs CFA. La répartition au niveau des radions fait un cumule de 117 121 449 francs CFA dont 27 790 422 francs CFA en faveur des radios commerciales, 39 180 636 francs CFA pour les confessionnelles et 50 150 391 francs CFA pour les radios associatives. Les presses en ligne se voient octroyer la somme de 59.929.059 soit 28,91% du montant total. Enfin, l’OBM et l’AEPJLN reçoive chacun la somme de 4.000.000 FCFA.

L’objectif de cette subvention a souligné le Secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar Tamini est, d’accompagner les médias privés en contre partie du service public d’information qu’ils rendent. « Elle est une aide aux entreprises de presses privées », a-t-il indiqué. Il a salué les efforts consentis par ses structures bénéficiaires pour respecter les différents critères d’éligibilité. Car la mise en œuvre de la subvention 2024 a été confrontée à quelques difficultés relatives à l’application du nouvel arrêté conjoint 2023. Aussi, pour ne pas entraver la mise en œuvre de la subvention, « mon département a pris une circulaire pour déroger à une disposition portant sur l’obligation de fournir lors de la demande de subvention, la carte de presse des journalistes déclarés à la CNSS » a signifié Fidèle Tamini. Ce dernier a aussi donné une raison de la baisse des montants alloués. « Les difficultés que vivent le pays ont occasionné malheureusement et ce à notre corps défendant, une régulation du montant de la subvention octroyée », a expliqué le sg. Tout en encourageant les uns et les autres à faire un bon usage dans l’observance stricte de la règlementation en matière de dépenses publique ; le sg a souhaité que les bénéficiaires mettent à profit la formation qui leur a été donnée sur la production des pièces justificatives. Une donne selon lui qui rentre dans la dynamique de recherche de solutions quand au constat avéré de dépôt de pièces justificatives non conforme à la règlementation par les entreprises de presses privées bénéficiaires de la subvention depuis 2021. Aussi, Fidèle Tamini les encourage donc à plus de rigueur dans la production desdites pièces. Enfin, « le gouvernement salue le professionnalisme dont vous faites preuve dans votre ensemble et vous appelle tous à vous inscrire dans le mouvement d’ensemble de libération de notre pays lancée par les plus hautes autorités de ce pays », a conclu le sg.

M’Tinda Beogo
