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Afin de corriger les inégalités sur la fracture numérique entre hommes et femmes, le programme Superbes codeuses, qui est un ensemble de sessions de formations aux métiers du numérique, à été initié par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques en partenariat avec Orange digital Center. Ainsi, durant le mois de septembre, 167 filles de 14-21 ans, des villes de Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouagadougou ont bénéficié de de programme dont, la cérémonie de clôture s’est déroulée dans l’après-midi du vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou. Plus de 5000 heures de formation ont été livrées à entendre le directeur en charge des écoles de Orange digital center, Ivan Ibrahim Bessin. De la part de ce dernier, la formation s’est déroulée en deux phases, théorie et pratique et a concerné plusieurs modules. « Nous avons eu une session d’initiation à la programmation informatique, également une session sur l’électronique, l’automatisation et une nouveauté pour cette édition qui a porté sur développement de jeu vidéo », a expliqué Ivan Ibrahim Bessin. En outre, il a souligné qu’àl’entame de toutes les sessions la cohorte a bénéficié d’une séance de sensibilisation à l’utilisation du numérique et l’usage responsable du numérique. « Les thématiques sur la sensibilisation ont été axés autour de la cyber sécurité, le cyber harcèlement, la lutte contre les fausses infirmations, la protection de la vie privée et le numérique responsable », a-t-il notifié. Naturellement, l’édition de 2025 a été sanctionnée par des tests d’évaluations composés notamment de quiz, de la qualité du projet conçu et éventuellement sur la participation aux différentes activités. Classées par sessions toutes les filles ont reçu des attestations, les deuxièmes ont reçu un téléphone portable et les premières un ordinateur portable. Pour avoir conçu une maison intelligente, Rachelle Innocente Ashley Shalona Koné,de la classe de 1re C au lycée scientifique de régional de Ouagadougou, est classée 1re. « Je suis très heureuse parce que j’ai appris beaucoup de chose que je croyais difficile et j’invite toutes les filles à participer au programme Superbes codeuses, et pourquoi ne pas se lancer dans le métier de l’informatique », s’est-elle réjouie. « Je pense continuer à l’issue de cette formation dans l’intelligence artificielle », a-t-elle confié.

Le digital est un formidable levier d’émancipation

Ayant appris à coder, à créer, à innover, les Superbes codeuse de cette deuxième édition selon le directeur en charge de la technologie, Maturin Kouassi représentant la directrice générale de orange Burkina, sont des pionnières d’un changement essentiel. « Vous affirmez votre place dans un monde où les compétences numériques sont synonymes d’autonomie, de progrès et d’avenir », a-t-il soutenu. A entendre M. Kouassi, le programme Superbes codeuses reste une plateforme inclusive, inspirante et profondément transformative où chaque participante découvre l’univers fascinant des technologies, développe sa créativité et acquiert les compétences qui lui ouvriront les portes des métiers de l’avenir. C’est à ce titre que cette initiative selon Mme la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabané s’inscrit pleinement dans l’ambition nationale de faire du Burkina Faso un acteur dynamique du secteur du numérique. Et « les femmes ne doivent pas être juste des consommatrices mais, elles doivent être des actrices en part entière de cette révolution », a-t-elle soutenu.Le digital, pour la première responsable du département de la Transition digitale, est un formidable levier d’émancipation et de progrès et pour les femmes cette session est une opportunité à saisir. A l’entendre, ce programme Superbes codeuses est l’un des engagements gouvernementaux visant à réduire la fracture numérique entres les hommes et les femmes entre les zones urbaines et les zones rurales.Tout en félicitant les Superbes codeuses 2025, Mme la ministre a rassuré aux uns et aux autres de l’accompagnement de son département à multiplier les initiatives pour ancrer la culture du numérique, stimuler l’entreprenariat technologique et favoriser l’accès des femmes et de filles aux métiers du futur. Aussi, elle a émis le souhait que tous les chefs-lieux de région soient concernés à la troisième édition en 2026.

                                                                                          Salim Mohamed