La secrétaire générale adjointe du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Adama Segda 1ere jumelle, a présidé la cérémonie de vernissage, « masques entre traditions et modernité » des frères Ouattara, au musée national de Ouagadougou, le jeudi 8 aout 2024. Artistes plasticiens, sculpteurs, autodidactes, experts en masques africains et chercheurs d’informations sur la symbolique des masques, des statues et tout autre objet animé par la voix, le geste ou la lumière, les frères Ouattara, Assane et Ousséni, exposent leurs œuvres au musée national. Cette exposition est le fruit d’un partenariat avec le musée qui, dans son plan de développement 2021-2025, met l’accent sur les expressions innovantes. « Résumant la symbolique des signes, des couleurs, du genre, de la posture et des âges, le masque joue un rôle primordial dans l’histoire africaine et au-delà des manifestations festives, il cristallise un moment cultuel dans les communautés africaines », ont indiqué les frères. Selon ces derniers, le choix de ce thème « masques entre tradition et modernité », est le vœu de faire comprendre à la génération actuelle africaine le rôle et l’importance des masques que certains considèrent à la limite tels de simples objets. Aussi, « cette exposition participe à la valorisation des œuvres artistiques et à la promotion des techniques et messages culturels », ont-ils ajouté. Pour Mme Segda, représentant monsieur le ministre d’Etat, en charge de la culture, cette exposition est un cours d’histoire car elle permet de découvrir le lien séculaire entre les hommes et les animaux ensuite celui qui les lie à la nature.

« Nous avons pu comprendre la valeur du lien social et spirituel entre la nature et nos ancêtres à travers ce travail de collecte et de reconstruction de masques des frères Ouattara Assane et Ousséni », a-t-elle soutenu. Toute chose qui contribue d’après elle, au respect de la nature et de l’homme, une valeur qui constitue le socle d’une cohésion sociale. Objet de langage social, le public présent a manifesté visiblement l’envie de satisfaire une avide curiosité. Aussi, les uns et les autres ont gardé une oreille attentive à l’histoire de chacun des masques.
Rendant hommage à ce travail artistiques ancré dans l’histoire de la civilisation des hommes, des frères Ouattara, le directeur général du musée national, Sabari Christian Dao, a souligné qu’il est du devoir du musée de donner vie à notre patrimoine culturel exceptionnel et de s’investir à ce qu’il soit à la portée de tout burkinabè et du monde.

M’Tinda Beogo
