A l’occasion de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), Bobo 2026, la Fédération de Russie est le pays invité spécial. Le Burkina Faso affirme par-là, son ouverture diplomatique et culturelle multidirectionnelle, en choisissant la Russie comme pays invité spécial de cette biennale de la culture. La coopération culturelle entre les deux pays repose sur des bases institutionnelles solides. En juillet 2025, une convention a été officialisée entre le ministère burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et le Centre de la diplomatie publique de la Fédération de Russie. A l’issue un programme triennal (2026-2028) a été signé, visant à promouvoir la langue, l’histoire et la culture russes tout en favorisant des échanges artistiques durables avec le Burkina Faso. Doté d’un budget global de 241 920 000 francs CFA, ce programme couvre la musique, le cinéma, la littérature et les arts visuels, avec des résidences d’artistes et des coproductions entre créateurs des deux pays. Cette coopération s’est déjà illustrée sur la scène internationale. Afin de matérialiser cette convention, l’orchestre de la Présidence du Faso s’est séjournée en août 2025, au cours duquel, elle s’est produite à la cérémonie d’ouverture du 17ᵉ Festival international de musique militaire « Spasskaya Tower ». Elle a en outre défilé au parc VDNKH, centre russe d’expositions. A cet effet, le chef d’orchestre, le commandant Aimé Césaire Ouédraogo, a déclaré que la coopération entre le Burkina et la Russie ne fait que s’intensifier, aussi bien sur les plans militaire et politique que dans le domaine culturel.
En retour, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a invité l’orchestre des instruments folkloriques de Novossibirsk à participer à cette 22e édition de la SNC, dans un esprit de réciprocité et de continuité des échanges.
La création d’un Institut russo-burkinabè est également envisagée, marquant la volonté des deux nations à bâtir une relation culturelle durable.

Salim Mohamed
