Le faso au monde
Dans le but de disposer d’informations claires, structurées et réalistes sur leur parcours et sur les responsabilités liées aux sciences biomédicales, l’Association des étudiants en Biologie médicale de l’université Saint Thomas d’Aquin (AEBM/USTA), a organisé le samedi 24 janvier 2026, la 3e édition de leur […]
Le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique du travail et de la protection sociale, Bassolma Bazié accompagné d’une forte délégation gouvernementale, a procédé au lancement officiel du mois du patrimoine burkinabè, le 20 avril 2023, à Ouagadougou. Dans une volonté manifeste du gouvernement de […]
ReportageLe ministre d’Etat, ministre de la fonction publique du travail et de la protection sociale, Bassolma Bazié accompagné d’une forte délégation gouvernementale, a procédé au lancement officiel du mois du patrimoine burkinabè, le 20 avril 2023, à Ouagadougou.
Dans une volonté manifeste du gouvernement de la transition, selon le ministre d’Etat, ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale, Bassolma Bazié, d’exprimer clairement la conviction selon laquelle, la découverte par les Burkinabè de leur propre histoire est un facteur déterminant pour asseoir un développement harmonieux du Burkina Faso ; le conseil de ministres du 13 avril 2023, a institué la période allant du 18 avril au 18 mai de chaque année, le mois du patrimoine burkinabè. Aussi, dans la matinée du jeudi 20 avril 2023, le ministre d’Etat, représentant son excellence monsieur le premier ministre, a procédé au lancement officiel des activités de ce mois au musée national de Ouagadougou, lieu plein de symboles et d’histoires et le creuset des valeurs qui fondent notre identité nationale, selon lui. A l’occasion de cette première édition, le musée national d’après sa directrice générale, madame Maïga Rasamata née Sawadogo, offre une éducation culturelle à travers différentes expositions sur des thématiques variées. Il y a le thème « Musée et Cohésion Sociale», qui selon elle, est une contribution du musée national à l’éveil des consciences et au rappel des valeurs qui caractérisent le burkinabè. « Cette exposition met en exergue les différentes valeurs cardinales et présente les systèmes traditionnels et modernes de résolution des conflits », a expliqué la directrice générale. Il y a aussi, le thème se rapportant au langage des masques. « Celui-ci nous plonge dans l’univers du discours verbal et non-verbal du masque en expliquant le sens des différentes couleurs, la signification des éléments qu’ils incarnent et leurs différents messages tout en décortiquant les éléments de son costume, de ses sorties et son milieu de vie », a développé madame Maïga Rasmata. Avant d’ajouter que cette exposition sur les masques, révèle la contribution du masque dans la cohésion sociale. « Enfin, le troisième thème comme son nom l’indique vous fait voyager dans le temps et vous immerge dans l’univers architectural de 10 communautés rencontrés au Burkina Faso », a souligné Maïga Rasmata. Cette présentation de bâtis traditionnels traduit le savoir-faire des populations burkinabè en matière de construction. L’institution de ce mois du patrimoine burkinabè, donne l’impulsion selon monsieur le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, d’une série de réflexions partagées entre les acteurs engagés dans la protection du patrimoine autour des problèmes majeurs y afférents et incite à une forte fréquentation des espaces patrimoniaux dans un contexte marqué par une dégradation des indicateurs du tourisme externe. « Elle est aussi une raison de la viabilisation des biens culturels majeurs dont certains se retrouvent dans un état de délabrement et d’abandon ; alors que la défense de l’éthique est un socle sur lequel se construit la cohésion et la solidarité nationales », a appuyé le ministre d’Etat. Aussi, il lance un appel à tous les détenteurs et dépositaires de nos cultures matérielles et immatérielles à une mobilisation générale pour la défense de notre héritage culturel.




Pour le comité d’organisation le mois du patrimoine serait tournante et cette première en est une phase pilote.
M’Tinda Beogo
Union sacrée autour de la prière La prière de l’Aïd El fitr communément appelé ramadan mettant fin à 30 jours de jeûne musulman s’est tenue le vendredi 20 avril 2023, à Ouagadougou Les musulmans du Burkina à l’instar des autres musulmans du monde ont célébré […]
ReportageLa prière de l’Aïd El fitr communément appelé ramadan mettant fin à 30 jours de jeûne musulman s’est tenue le vendredi 20 avril 2023, à Ouagadougou

Les musulmans du Burkina à l’instar des autres musulmans du monde ont célébré le ramadan, le vendredi 21 avril 2023. A Ouagadougou, comme d’habitude la grande prière s’est tenue à la place des nations où le grand imam de la ville, El Hadj Abdallah Ouedraogo a dirigé la prière. « Cette prière vient clôturer 30 jours de jeûne, d’intense prière et de partage, si cette prière met fin au jeûne consacré elle doit nous permettre d’adopter des aptitudes en phase avec Allah », a conseillé le grand imam. Particulièrement pour notre pays, qui traverse une période difficile de son histoire, l’intention première au cours de l’Aîd El Fitr est l’avènement d’une paix véritable au Burkina. Tout en souhaitant aux frères et sœurs musulmans de manifester le partage, l’amitié, l’acceptation de l’autre lors de son sermon, Abdallah Ouedraogo a prodigué aux fidèles musulmans d’avoir le reflexe du jeûne, de la prière et de l’aumône.

Comme à l’accoutumé, des membres du gouvernement et une délégation de la communauté chrétienne catholique avec à sa tête Philipe cardinal Ouedraogo, ont assisté à la prière au côté des musulmans. Pour le ministre délégué chargé de la sécurité, Mahamadou Sana, le gouvernement est venu témoigner sa solidarité par sa présence à cette prière et renouvèle ses intentions de doua pour un Burkina de paix. « Nous sommes solidaires de ce moment particulier de nos frères musulmans et c’est aussi l’occasion de partager le message du pape qui demande de briser les murs de la haine, de la guerre et de construire des ponts d’amitié, d’amour et de paix », a confié le cardinal. Ça été l’occasion pour le président de la communauté musulmane, El Hadj Moussa Kouanda de demander à tous les musulmans de porter le pays dans leurs prières. « L’heure n’est pas à la division mais à l’union sacrée autour de la prière », a-t-il soutenu.
M’Tinda Beogo
10 radios communautaires outillés Le ministère de la communication de la culture des arts et du tourisme a procédé en collaboration avec l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), et le réseau inter africain femme media et développement à la […]
ReportageLe ministère de la communication de la culture des arts et du tourisme a procédé en collaboration avec l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), et le réseau inter africain femme media et développement à la remise de matériel de travail à 10 radios communautaires, le jeudi 20 avril 2023, à Ouagadougou.
Afin de soutenir les efforts du Gouvernement burkinabè dans la prévention des conflits intra-communautaires et la promotion de la paix et de la cohésion sociale, un Programme régional conjoint d’appui à la mise en œuvre des activités de coopération transfrontalière dans la région du Liptako-Gourma a été mis en place en 2019. Dans l’attente de ses objectifs la préoccupation d’une saine information participative et citoyenne a été prise en compte. Ainsi, 10 radios communautaires du Burkina, du fait de leur proximité avec la majorité des populations rurales qui occupent les espaces frontalières ont bénéficié d’une part en 2021, à des ateliers de formations nationaux et régional sur le journalisme sensible aux conflits. D’autre part, dans le souci de renforcer leurs capacités opérationnelles, d’encourager la production d’une information équilibrée, constructive et d’intérêt pour les populations locales, selon madame la coordonnatrice de l’Antenne projet de l’UNESCO, OumouBoly née Pafadnam, elles ont été dotées en outils de travail et en équipements informatiques au cours d’une cérémonie de remise officielle le jeudi 20 avril 2023, à Ouagadougou. «10 ordinateurs portables, 10 dictaphones, 10 unités de tables de mixage, 10 disque dur externe, 10 multiprises, 10 onduleurs et 05 ordinateurs de bureau leurs ont été remis à travers le projet financé par l’Union européenne (UE) gouvernement de la Suède via les fonds (ONU) fiduciaire multipartite du PNUD, d’un montant de 12.670.000FCFA», a précisé mme la coordonnatrice. Pour le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalaba Ouedraogo, ce soutien manifeste à l’intention des médias, est en phase avec la vision du gouvernement de la transition dont le but est de renforcer leurs capacités opérationnelles, d’encourager la production d’une information équilibrée, constructive, et d’intérêt pour les populations locales. Des efforts que ne cesse soutenir l’UNESCO à travers ses projets de développement et de construction d’un bon vivre ensemble, selon son Secrétaire général de la commission nationale (CNU), Vincent Sedego. « Ce programme montre à ce souhait que l’UNESCO est attentive aux préoccupations des médias, à la bonne information contribuant à l’instauration d’une paix durable dans la sous-région, particulièrement au Burkina », a-t-il indiqué. Une mission dorénavant devenue possible d’après le porte-parole des bénéficiaires, Ibrahim Lompo de la radio Buama de Gayérie. « Nous sommes convaincus que ce don aura un impact positif sur notre communauté car, au-delà de renforcer nos productions cela contribuera au changement de comportement des populations en vue du bien-être, de la cohésion sociale et de la promotion du vivre ensemble en cette période de crise que connaît notre pays », a-t-il avancé.



Rémi ZOERINGRE
En Afrique et sous nos tropiques, l’histoire de l’eau et celle de la femme sont intimement liées ainsi que le démontre cette mise en scène au musée de l’Eau de Moutila.
Jawdi Soudou Baba FasoEn Afrique et sous nos tropiques, l’histoire de l’eau et celle de la femme sont intimement liées ainsi que le démontre cette mise en scène au musée de l’Eau de Moutila.
Portée sur les fonts baptismaux en 1983, sous les premières heures de la révolution, la Semaine nationale de la culture (SNC) témoigne de la volonté de l’Etat burkinabè à placer la culture au centre des enjeux du développement. Cette rencontre culturelle a révélé de nombreux […]
La TribunePortée sur les fonts baptismaux en 1983, sous les premières heures de la révolution, la Semaine nationale de la culture (SNC) témoigne de la volonté de l’Etat burkinabè à placer la culture au centre des enjeux du développement. Cette rencontre culturelle a révélé de nombreux talents artistiques, contribuant ainsi au rayonnement du Burkina Faso. A côté des manifestations culturelles, de nombreuses réflexions à travers les thèmes des différentes ont contribué à la promotion d’une identité culturelle africaine et la valorisation de valeurs fondamentales. Ainsi, si l’on part du postulat du professeur Cheikh Anta Diop qui affirme l’unité culturelle de l’Afrique noire tout en précisant que « la culture négro-africaine a donné au monde entier un exemple d’extraordinaire vitalité et vigueur tout en ajoutant que « toutes les conceptions vitalistes, religieuses comme philosophiques sont sorties de cette source « il apparaît difficile ou à tout le moins problématique de parler de diversité culturelle dans nos États-Nations en construction. A notre sens, il conviendrait de parler d’expression plurielle d’une même « matrice « culturelle, ce qui aurait l’avantage de mieux baliser la route de l’unité nationale et plus tard de l’unité africaine. Héritiers d’espaces géographiques arbitrairement tracés par le colonisateur, lesquels ont écartelés les nations préalablement créées par nos ancêtres, nos États ont vu leur tâche de construction nationale compliquée par l’ethnicisme et le régionalisme que ce même colonisateur a introduit dans les esprits. Conséquence, les guerres ethno-géographiques n’ont eu de cesse de déchirer le continent reléguant au second plan les tâches de développement. Soixante ans après les indépendances, l’Afrique reste le seul continent à n’avoir pas réussi sa révolution culturelle, ce qui il faut en convenir est très néfaste pour son avenir, si tant est que si l’on ne sait pas d’où on vient, on ne saurait nullement où l’on va. C’est dire que le thème de cette semaine nationale de la culture doit être le prétexte d’une profonde introspection, loin des sentiers battus et des vieux clichés pour débattre de notre substrat culturel en interrogeant notre histoire sous toutes ces facettes. Autrement elle offrirait l’occasion d’un nième jamboree sans queue ni tête, ce qui serait désolant compte tenu du contexte sociopolitique actuel. Il nous faut donc ressusciter de façon saisissante et scientifique notre histoire pour poser les jalons d’un avenir meilleur pour les générations futures.
Aboubacar SY
Journée mondiale de l’eau Le musée de l’eau de Moutila dans la commune de Saaba a commémoré la journée mondiale de l’eau, sous le thème : « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement », le 22 mars 2023 à Ouagadougou Elèves, étudiants, partenaires […]
ReportageLe musée de l’eau de Moutila dans la commune de Saaba a commémoré la journée mondiale de l’eau, sous le thème : « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement », le 22 mars 2023 à Ouagadougou
Elèves, étudiants, partenaires sociaux, autorités administratives et populations de la commune et de ses environs ont fait le déplacement du musée de l’eau à l’occasion de la journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars de chaque. Pour le promoteur du musée, le sociologue Alassane Samoura, le thème de cette commémoration : « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement », appelle à une prise de conscience. « Celle d’avoir une connaissance de l’eau et de son patrimoine matériel et immatériel, celle d’œuvrer à réduire la corvée et la pénibilité des femmes à la recherche de l’eau, celle aussi d’investir pour un assainissement çà tous », a indiqué Alassane Samoura. Pour ce dernier, cette journée dédiée à l’eau est devenue comme un rituel qui se perpétue au musée afin d’enseigner sur les valeurs et les vertus de l’eau pour une meilleure gestion. «Il n’est pas rare de voir des personnes qui accordent plus de valeur à l’or qu’à l’eau. Pendant que l’or a une valeur marchande, l’eau quant à elle, sert l’humanité, elle équilibre, elle régule, l’eau nous met en communion, en pardon ; l’eau est sacré », a expliqué monsieur Samoura. Il a rappelé que le musée a été créé en 2005 et il participe à l’art social, c’est-à-dire œuvre à l’éducation, à la sensibilisation et à la conscientisation. Aussi, les uns et les autres ont pris connaissance du patrimoine immatériel (les contes, les chants, les récits, les proverbes sur l’eau), du patrimoine matériel (récipients, ustensiles, puits, fontaine) de l’eau à travers une visite guidée du musée. Ainsi, la plus vieille pompe d’Afrique datant de 1932, celle ramenée par le Président Thomas Sankara de l’Union soviétique entre autres ont été exposées au public. En outre, afin de mettre en lumière le lien entre la femme et l’eau, une meule a aussi été exposée. « Tout musée révèle des civilisation et permet à la jeune génération de tisser sur la corde des devanciers. Aussi, il est difficile sous nos tropiques de parler d’eau sans évoquer la femme ; c’est ainsi que la présence de cette meule le traduit leur lien », a confié madame Yabré Juliette Kongo, fondatrice du musée de la femme de Kogondiéssé. D’après le chargé de mission, Moussa Dicko, représentant, le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, son ministère intervient sous le concept de musée et reste dans la dynamique d’accompagner le promoteur.



M’Tinda Beogo
Légendes et crédits photos (Salim Mohamed)
Une initiative intercommunautaires Des chefs coutumiers et religieux, des leaders d’opinion et la communauté peulh échangent autour d’une table suite à une initiative de l’association Burkina Dambè Lundè. La session s’est tenue le dimanche 19 mars 2023, à Ouagadougou. Dans l’objectif de ressouder les liens […]
ReportageDes chefs coutumiers et religieux, des leaders d’opinion et la communauté peulh échangent autour d’une table suite à une initiative de l’association Burkina Dambè Lundè. La session s’est tenue le dimanche 19 mars 2023, à Ouagadougou.

Dans l’objectif de ressouder les liens communautaires pilier d’une paix durable mis à l’épreuve par la situation préoccupante que vit le Burkina une nouvelle association a vu le jour. Dénommée Burkina Dambè Lundè, selon son Président, Idrissa Zongo, elle revêt un caractère présentatif car elle prend en compte les 3 langues principales du pays, le mooré (Burkina), le djoula (Dambè) et le fulfuldé (Lundè). « A suivre le fil de l’actualité, il y a de quoi craindre une fracture sociale et c’est dans l’intention de l’éviter que cette tribune d’échanges est mise en place », a indiqué Idrissa Zongo. A l’image de cette session d’échanges intercommunautaire d’après lui, de nombreuses ont été programmées sur le territoire national dont le sens même est la connaissance de soi et de l’autre et la culture de la tolérance. A cet effet, elle a tenu le dimanche 19 mars 2023, à Ouagadougou, une rencontre d’échanges entre des chefs coutumiers et religieux dont, le Dapoya Naaba, Sonkogl Naaba Karfo de Kouritenga, les émirs de Baraboulé, de Dori, de Djibo et de Tongomael et à leurs côtés des présidents d’associations, des leaders d’opinion et la communauté peulh. « Nous sommes tous affectés par ce qui se passe dans notre pays quelle que soit la communauté et pour exister il est nécessaire que nous nous tendions la main et que nous ayons en commun le même combat ; c’est en ce sens que la naissance d’une telle association qui met en place une telle tribune est la bienvenue», a salué le chef de canton de Baraboulé, Amadoun Amadou Dicko. Prenant la parole au nom des associations, le président de la coalition Djam, Belko Barry, s’est réjoui de savoir qu’une nouvelle structure associative partageant le même combat que la sienne voit le jour. La sérénité de notre pays, selon le Dapoya Naaba, représentant de sa majesté le Mogho naaba Baongo, ne saurait être retrouvée tant que les fils et les filles de la nation ne parlent pas le même langage. Aussi, tout rassemblement à l’image de celui-ci, visant le retour de la paix et d’une cohésion sociale d’après ce dernier bénéficie de la caution morale de sa majesté.

A l’image de cette rencontre d’échanges, une s’est tenue le vendredi, 17 dans la capitale culturelle du pays, Bobo-Dioulasso et selon Idrissa Zongo, une série de rencontre est prévue dans divers localités avant le clou final au palais de sa majesté le Mogho Naaba Baongo.
M’Tinda Beogo
Crédits photos et légendes (Salim Mohamed)
Photo 1 : venus de divers horizons chef coutumiers et religieux, leaders d’opinion et communauté peulh ont témoigné leur adhésion à cette initiative.
Photo 2 : l’association Burkina Dambè Lundè, offre un etribune de discours francs et progressifs selon son président de Idrissa Zongo.
FESPACO 2023, hommage rendu à Oumarou Ganda, 1er Etalon d’or de yennega avec « Le Wazzou polygame » La biennale du cinéma africain célère son premier Etalon d’or (1972), le nigérien Oumarou Ganda en le plaçant dans l’aile des Etalons en face du monument des cinéastes. […]
ReportageFESPACO 2023, hommage rendu à Oumarou Ganda, 1er Etalon d’or de yennega avec « Le Wazzou polygame »
La biennale du cinéma africain célère son premier Etalon d’or (1972), le nigérien Oumarou Ganda en le plaçant dans l’aile des Etalons en face du monument des cinéastes. La cérémonie d’hommage a eu lieu le 26 février 2023, à Ouagadougou.
Le FESPACO, c’est la fête du cinéma africain, c’est aussi, la symbolique des hommages. En effet, désormais la statue de premier Etalon d’or yennega, le cinéaste nigérien Oumarou Ganda, trône dans l’allée des Etalons aux cotés des illustres du cinéma africain, en face du monument des cinéastes. L’évènement a eu lieu en marge de la 28ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, FESPACO, le 26 février 2023. En effet, en 1972, Oumarou Ganda remporte l’Etalon d’or yennega avec son film « Le Wazzou polygame », un long métrage fiction qui évoque les contraintes de la famille polygamique. Pour Aïcha Macky, réalisatrice et scénariste nigérienne, cet acte est une épine qui a été enlevée parce que, le Niger à chacune de ses participations venait au FESPACO avec un pincement au coeur. « Savoir qu’il est le 1er Etalon d’or yennega et constater qu’il est absent dans cette allée dédiée aux Etalons d’or sonnait comme une déception pour nous », a déploré Aïcha. Cette année grâce à la SONADEP, d’après elle, et au leadership de son Directeur général, Ali Tinni, tout le Niger est honoré de voir enfin la statue de Oumarou Ganda dans l’aile des Etalons, à la place qui le convient. C’est pour elle enfin, une grande joie de pouvoir célébrer l’illustre cinéaste.
Oumarou ganda est né en 1935 à Niamey et il est décédé le 1er janvier 1981 dans la même ville. Engagé à ses 17 ans comme tirailleur il passe deux ans en Indochine. De retour il exerce comme Sembène Ousmane le métier de docker au port d’Abidjan. Là il rencontre Jean Rouch un ethnologue qu’il accompagne dans ses différents travaux de recherches. Les deux vont se mettre dans le cinéma. Par la suite il vole de ses propres ailes et lance son premier film « Cabacado », un film fiction de 45 minutes sortit en 1969. Ensuite, il remporte l’Etalon d’or de Yennega en 1972 avec « le Wazzou polygame », un film fiction de 90 minutes. En 1972, parait « Saitan » une fiction de 55 minutes, en 1973, « Galio de l’air », une fiction court métrage, « Cock Cock Cock », film documentaire de 78 minutes paru en 1977, « Le Niger au festival de Carthage », un film documentaire de 30 minutes sorti en 1980 et dans la même année, « L’exilé », une fiction de 90 minutes.



La présence dorénavant du premier Etalon d’or de yennega, dans l’allée des monstres sacrés du cinéma, selon le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, traduit l’hommage et la reconnaissance du festival à illustres hommes et femmes du cinéma africain. Et encore plus, au premier Etalon d’or yennega.
M’Tinda Beogo
Cérémonie d’hommage aux illustres disparus du monde du cinéma. Dite aussi cérémonie de libation organisée à l’accoutumée s’est tenue le 26 février 2023 à la place des cinéastes de Ouagadougou. Main dans main, cinéastes, autorités et cinéphiles ont exécuté le « tour de la solidarité », tout […]
ReportageCérémonie d’hommage aux illustres disparus du monde du cinéma. Dite aussi cérémonie de libation organisée à l’accoutumée s’est tenue le 26 février 2023 à la place des cinéastes de Ouagadougou.
Main dans main, cinéastes, autorités et cinéphiles ont exécuté le « tour de la solidarité », tout autour du monument des cinéastes avant qu’une délégation de sa Majesté le Mogho Naaba ne verse l’eau aux mânes des ancêtres. Aussi appelée, cérémonie de libation, elle revêt selon monsieur le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, un caractère symbolique car c’est l’occasion de rendre hommage aux devanciers qui nous ont quittés mais qui continuent toujours de nous inspirer à travers leurs œuvres. « Celle de cette édition l’est encore plus car elle coïncide avec le centenaire de l’un des pères du FESPACO et du cinéma africain, Sembène Ousmane », a souligné monsieur le ministre. Pour le secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), Cheick Oumar Sissoko, C’est avec l’âme en peine et dans une grande solidarité que nous allons soumettre à cette tradition africaine de libation pour honorer nos illustres disparus. Aussi, Cheick Oumar, a souligné que la place des cinéastes et l’allée des Etalons magnifie les auteurs du 7ième art. « Chers collègues disparus, producteurs, scénaristes, cinéastes, comédiens, comédiennes, vous nous avez quittés certes, mais vos images, vos écrits, vos déclarations resteront des empreintes fortes, témoins de votre passage sur cette terre et aussi du combat mené pour la renaissance africaine », a-t-il adressé.
M’Tina Beogo
28ième édition du FESPACO, qui pour succéder à « la femme du fossoyeur » du somalien Ahmed Khadar Le clap d’ouverture de la biennale du cinéma africain a été faite le 25 février 2023, à Ouagadougou. Prenant en compte la situation que vit le pays des […]
Reportage
Le clap d’ouverture de la biennale du cinéma africain a été faite le 25 février 2023, à Ouagadougou. Prenant en compte la situation que vit le pays des hommes intègres, cette 28ième édition est placée sous le thème : « Cinéma d’Afrique et culture de paix » et a pour pays invité d’honneur le Mali.
Panafricanistes, cinéastes et cinéphiles ont pris d’assaut le palais de sport de Ouaga. En ce jour, 25 février marquant lancement officiel de la 28ième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, FESPACO. Entretenu par le fil de suspens comme à la découverte d’une première, la cérémonie marquant le clap d’ouverture de la 28ième édition de la compétition pour l’étalon du Yennega, le prestigieux trophée a tenu toutes ses promesses. Le public, les invités de marques, le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, et son homologue du Mali, Choguel Kokalla Maïga à la tête d’une forte délégation malienne ont eu droit à un scénario digne de soirée hollyoudienne livrée à travers sons, lumières, ombre et pas de danses au colorants culturels africains. Réalisé par le chorégraphe serges Koulibaly, ce synopsis, emprunt d’émotions, traduit la résilience d’un peuple face à son histoire, dont la paix reste le maître mot. « Cette 28ième édition marque une fidélité en la tradition et traduit une fierté », a souligné le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo. Qui a prononcé au nom du Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, le discours d’ouverture. « Une fierté, car le peuple debout entend, montrer à la face du monde, qu’il est dans la résilience face à une guerre injuste imposée par des forces obscurantistes », a-t-il soutenu.
Aussi, en phase avec les préoccupations du moment, cette édition donne l’occasion de mener des réflexions sur le thème : « cinéma d’Afrique et culture de paix ». Cette thématique, selon le Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, est de nature à renforcer la capacité de résilience forger par nos valeurs ancestrales. Pour lui, le choix d’un thème, souligne l’importance de la cinématographie et la capacité des cinéastes à agir et à façonner les attitudes et le bon comportement basés sur nos valeurs africaines. Aussi, « le Mali et le Burkina Faso sont deux pays frères liés par l’histoire, la géographie et la culture et nous prenons part à cette édition dans un esprit de solidarité agissante car nous sommes soudés par le Destin et partageant un défis commun, celui de la lutte contre le terrorisme », a traduit Choguel Maïga. Saluant la participation effective et massive des cinéastes, le Président du comité national d’organisation, Fidèle Aymar Tamini a rendu un hommage à la délégation malienne qui, d’après lui, a accepté relever avec leurs frères du Burkina, les défis de cette 28ième édition du FESPACO.



M’Tinda Beogo