Le photographe burkinabè, Warren B. Saré a pris part à la 5e édition du Festival International du Film Documentaire de Porto-Novo, (FIFDOPO), qui s’est tenue du 24 au 28 juillet 2026 à Porto-Novo, au Bénin. Présent en tant que réalisateur de film documentaire intitulé « Les frères d’armes », il reçoit la mention spéciale du jury. « Pour nos premiers pas dans le 7e art, c’est avec satisfaction que nous rentrons au pays avec cette mention spéciale du jury au vu des nombreux films en compétition », s’est réjoui Warren B Saré. Cette distinction à l’entendre a été motivée par l’histoire que raconte le film et surtout l’esprit qu’il porte. En effet, « Les frères d’armes », raconte l’épisode des anciens combattants. Issu de son livre photographique, « Les invisibles ou les frères d’armes », ce film de 14 mn met en lumière une page oubliée de l’histoire coloniale et militaire, tout en rendant hommage à ceux qui ont risqué leur vie loin de leur terre natale, pour une guerre qui n’était pas la leur. Pour le synopsis, c’est une plongée humaine et directe dans la mémoire des soldats, portée par leurs mots, leur silence, leur regard. En somme à entendre le réalisateur, « Les frères d’armes », retrace le vécu des rescapés de la seconde guerre mondiale, de la guerre d’Indochine et de celle d’Algérie, ces hommes, ayant servis comme tirailleurs sénégalais dans les conflits où la France était engagée. « Ce film est un dérivé d’un combat que je mène depuis maintenant 25 années, dont le centre d’intérêt vise à rendre un hommage appuyé aux tirailleurs sénégalais », a-t-il expliqué. De la part de Warren, l’histoire de ces anciens combattants béninois, ivoiriens, Guinéens, maliens, sénégalais, nigeriens et bien entendu burkinabè, des inconnus qui ont combattu sous la bannière continentale lors des guerres côte à côtes tels des frères, d’où l’intitulé de ce film, mérite d’être réécrire.
Au-delà de la compétition, le festival fut pour Warren une opportunité. « Pendant une semaine, nous avons bénéficié de formations, suivi des masterclass et assisté à des projections dans le but d’une amélioration de nos productions », a confié Saré.
Annonçant qu’un long métrage de 75 minutes est en cours et qu’il vient de terminer un autre film documentaire intitulé « Force spéciale de la tradition africaine », le réalisateur a rappelé que c’est la 2e distinction du genre de ce film, après celle de la Rencontre cinématographique de Sya (RECIS), reçue en décembre 2025, à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.
Abraham Tindabeogo

