0 4 minutes 23 heures

Espace de conservation et de création, le musée national du Burkina Faso, nourrit l’ambition d’exceller les compétences artistiques mais surtout d’offrir une tribune de réflexions et d’échanges entre les artistes, les acteurs culturels et les visiteurs. C’est à cet effet, qu’il a mis en place la trilogie. Un concept d’exposition qui révèle 3 artistes, 3 univers et 3 techniques particulières. Bien que distinctes à travers leur production artistique, ils nourrissent une seule volonté, celle de faire de l’art un espace de création, de partage et de transition. Pour ce mois d’août, la trilogie semi-thématique réunit 3 expositions dont le vernissage a eu lieu le vendredi 14 août 2026, dans l’enceinte du musée, à Ouagadougou. Dans le contexte actuel de notre pays, à entendre le représentant du camarade ministre en charge de la culture, Nestor Kahoun, la créativité artistique est une force de résilience exceptionnelle qui nourrit profondément l’espérance collective. « La création artistique contribue à donner du sens aux épreuves qu’établissent notre nation et nous aident à porter un regard retourné et renouvelé sur notre histoire et notre devenir commun », a souligné le représentant du ministre.

Chacun des 3 artistes, de son vécu et de son expérience définit une personnalité ensuite décline son rapport envers l’environnement, analyse la société, jette un regard sur l’univers immédiat, à travers bien entendu une expression artistique. Des œuvres de postures et artefacts un peu similaires de l’artiste Warren B. Saré, du bout de son objectif expose un regard croisé sur les liens dogmatiques fondés de pouvoir de deux clans distincts de chefs de guerres de nos contrées : les tensoaba et les dosos. Respectivement issus du plateau moaga et du grand Ouest du Burkina Faso. « En choisissant comme intitulé, Fores spéciales de la tradition africaine, je voudrais rendre un hommage aux gardiens de la mémoire qui, souvent dans l’ombre perpétuent les fondements culturels des sociétés africaines », a-t-il soutenu.  A côté de ces bras armés de chefs ou de Naaba », des œuvres mettent en exergue les rapports d’hier et d’aujourd’hui entre la nature et l’homme à travers une création dénommée « L’homme et la nature », elles sont une création de l’artiste photographe Michel Talato Zangré. « A travers cette technique que j’ai baptisée de photographie assitée, je mets en lumière une narration artistique, une œuvre picturale dont la photographie remplace la toile de fond », a-t-il expliqué. Le tableau « Racines de résilience » des œuvres de Alyoun Sawadogo complète la trilogie. A l’aide de céréales et de pailles, ce dernier dessine en relief et crée des pigments naturels avec dextérité. « Je sais trouver toutes les couleurs à l’aide des produits de la flore et le reste est une question de pointage minutieux pour faire sortir des portraits », a-t-il confié.

De la part du Directeur général du musée national, la culture est un maillon essentiel dans la dynamique de fondation de notre pays. « Et le musée reste un des hauts lieux de cette expression culturel », a-t-il soutenu.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Abraham Tinda Beogo