Dans sa dynamique de promouvoir les arts, Africalia a initié un programme de formation de douze mois. Mis en œuvre par La Fabrique, ce programme regroupe 10 espaces culturels dont 6 de Ouagadougou et 4 de Bobo-Dioulasso. Parallèlement à la série de coaching, ces espaces culturels ont aussi bénéficié de sessions de formation collective. Dont cet atelier de formation collective sur la conception et la rédaction de projets culturels, tenu du 1er au 7 août 2026, à Ouagadougou. A entendre la représentante de La Fabrique, Mayliss François, la rareté des appels à projets destinés spécifiquement aux espaces culturels et celle liée à la collecte des ressources, ont motivé ce programme de formation dont le but est de renforcer leurs capacités à travers des formations individuelles et la tenue de plusieurs sessions sur la gestion culturelle de ces espaces. Ainsi, « la mobilisation des ressources, la communication et le marketing, la programmation culturelle et la mise en réseau, ont fait l’objet des précédentes sessions de formation collective », a confié Mayliss François. Pour cette 6e session du genre particulièrement le formateur, Espera Donouvossi, s’est appesanti sur les critères fondamentaux de la méthodologie des projets culturels. « Qui dit projet, dit financement et les canevas des appels à projets sont différents selon les partenaires, cependant, la méthodologie pratique de tout projet culturel répond à 3 points essentiels dont, la prise en compte du contexte, sa résolution et la fiabilité des résultats », a précisé Espera Donouvossi. Soulignant l’importance des espaces culturels, le formateur a appuyé qu’ils contribuent à l’épanouissement humain, au développement social, et économique, à travers la création d’emploi pour les jeunes et de l’économie circulaire autour de leur environnement. Aussi, il a appuyé qu’un bon projet devrait en prendre compte des objectifs de développement nationaux, voire africains.

Une opportunité pour le représentant du centre culturel les Bambous, N’Wambie François Banao, venu de Bobo-Dioulasso. Ce dernier se sent dorénavant aguerri pour écrire un projet culturel. « On sort grandi à l’issue de cette formation, parce qu’on est arrivé avec une idée de projet et on ressort avec un projet bien fini, prêt à l’emploi », s’est-il réjoui. Réagissant dans le même ordre d’idée, le chargé de communication et de production du laboratoire international de recherche, de création et de production des arts de la scène, Ankata de la même ville, Houslo Josué Tarnagda, a avoué qu’il sort de cet atelier enrichi. « Nous sortons outillés avec des éléments nécessaires pour une meilleure rédaction d’un contexte et justification, de l’établissement d’un budget et d’un bon agencement du projet », s’est-il exprimé.

En attendant, la formation dans la régie technique, Mayliss a rappelé que pour l’atteinte des objectifs du programme, parallèlement au coaching et la tenue des sessions, le programme met à la disposition des espaces des mentors culturels de la sous-région.Aussi, l’administratrice culturelle de l’espace Gambidi de Ouagadougou, Constantine B. Kama a exprimé sa gratitude à l’endroit des deux institutions. « J’élaborais certes des projets culturels mais, j’ai été éclairé sur certains points de leur contenu rédactionnel », a confié Constantine Kama. « C’est l’occasion pour nous de dire merci à Africalia et à La Fabrique pour cette opportunité qui nous a permis de nous perfectionner afin de mieux gérer nos espaces culturels », a-t-elle ajouté.

Salim Mohamed
