Le faso au monde
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, était sur le site de la foire de la SNC dans la matinée du mardi 28 avril. Le ministre a visité des stands des partenaires et des institutions implantés […]
La cuvette du stade Sangoulé lamizana de Bobo-Dioulasso, la capitale culturelle du Burkina Faso, a refusé du monde à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), placée sous le thème « Culture, mémoire historique […]
Educt-culture La TribuneLa cuvette du stade Sangoulé lamizana de Bobo-Dioulasso, la capitale culturelle du Burkina Faso, a refusé du monde à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), placée sous le thème « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau ».
De l’ambiance des grands jours, nourrie par des prestations d’artistes et couronnée par le spectacle chaud en lumières, sons, danses et acrobaties, intitulé « la révolte pour ma patrie » orchestré par le duo Oumar Démé et Yaya Sanou qui a mobilisé 300 personnes. « C’est une manifestation qui s’est forgée une place de choix au sein de la population depuis 1983 », a-t-on entendu du mot du président Ibrahim Traoré lu par le ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo.

« Elle est de la volonté de l’Etat de faire de la culture un facteur de rassemblement un cadre d’expression de la mosaïque culturelle du pays », a-t-t-il rappelé. Face à la crise que traverse le pays, la SNC d’après monsieur le ministre, se veut également une occasion de réfléchir à des mécanismes endogène de résolution de conflits d’où le thème de cette édition. « Ce thème invite à faire un regard introspectif en marchant dans les sillons de devanciers pour forger un avenir meilleur. Nous devons nôtre la vaillance de nos différentes communautés historiques », a soutenu Emmanuel Ouedraogo. Aussi il a soutenu.

Aussi, il a rendu hommage aux différentes communautés venues du pays et de la sous-région pour prendre part à cette biennale de la culture. Il a fait une mention spéciale au Niger pays invité d’honneur qui été présenté par une délégation conduite par le ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, le colonel-major Abdourahamane Amadou qui a traduit l’admiration du peuple nigérien face à la richesse de la culture burkinabè. Il a aussi exprimé sa reconnaissance aux autorités du Burkina pour l’opportunité qui leur est offerte de partager cette célébration de la culture burkinabè.
Ce top de départ de la 21ième édition de la SNC Bobo 2024, donne le ton de la scène de l’émulation artistique et culturelle. En effet les troupes et ensembles artistiques rentreront en compétitions dans les différentes catégories pour la quête du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL).
M’Tinda Beogo
La Semaine nationale de la culture (SNC) est aussi une occasion de perpétuation des activités culturelles et artidstiques. Aussi dans la dynamique de préparer la relève un espace enfant a été mis en place. Pour cette édition, le ministre d’Etat, ministre de la communication, de […]
Educt-cultureLa Semaine nationale de la culture (SNC) est aussi une occasion de perpétuation des activités culturelles et artidstiques. Aussi dans la dynamique de préparer la relève un espace enfant a été mis en place. Pour cette édition, le ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo, son collègue de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationale, Jacques Sosthène Dingara et du représentant résidant de l’UNICEF, John Agbor ont procédé ensemble au lancement des activités artistiques et culturelles des enfants, le 28 avril 2024, à Bobo-Dioulasso.

Pour John Agbor, l’UNICEF s’est engagé au côté de la SNC afin que des milliers d’enfants du Burkina puissent eux aussi faire leur semaine à travers des initiations aux différents arts. « Le thème de cette édition culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau témoigne de la pertinence d’initier les enfants aux arts et à la culture », a souligné le représentant résidant. Avant d’ajouter que les enfants sont les adultes de demain et sont les garants de ce Burkina nouveau.
Au cours des ateliers de cette édition, les enfants vont s’initier selon le ministre en charge de l’éducation nationale à 9 disciplines la musique, la danse, le théâtre, le dessin et batik, les contes, les marionnettes, la poterie, le dodo et cirque. « Des activités spécifiques vont leur permettre d’intégrer pleinement la vie culturelle nationale », a espéré Jacques Sosthène Dingara. Pour lui l’objectif de ces ateliers est de familiariser les enfants avec ces formes d’expressions artistiques afin que qu’ils puissent devenir les gardiens et les acteurs de notre richesse culturelle.
M’Tinda Beogo
Venus des 13 régions du Burkina Faso, ils sont au total 42 compétiteurs qui prennent part à la compétition art culinaire de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Ils proposent 47 mets, chacun reflétant la diversité des traditions culinaires du […]
Educt-culture La TribuneVenus des 13 régions du Burkina Faso, ils sont au total 42 compétiteurs qui prennent part à la compétition art culinaire de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Ils proposent 47 mets, chacun reflétant la diversité des traditions culinaires du Burkina Faso dans les disciplines suivantes : plat lourd, plat léger, boisson et cocktail.
Et le top de départ du concours a été lancé, par madame la ministre de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de a famille Nandy Somé, assistée du ministre d’Etat, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo et du ministre de la jeunesse, de la culture, des arts et des sports du Niger le colonel-major Abdourahamen Amadou, le lundi 29 avril 2024, à Bobo-Dioulasso.

Parmi les 42 compétiteurs, on a un seul homme, Gildas Ouedraogo du Plateau Central. Ce dernier est en compétition dans la discipline boisson et propose, un cocktail de pain de singe à la goyave. Il avoue être à sa première participation et voudrais prouver le doigté des hommes dans cet art.
Le jury est composé de 5 chefs cuisinier et de personnalités en art culinaire. D’après son président, Salif Guel, le jury prend en compte plusieurs critères dont l’hygiène, la valeur nutritionnelle et la présentation du plat.
Au-delà de la compétition, la prise en compte de cette catégorie dans les compétions lors de la SNC, contribue à célébrer et à promouvoir la richesse de la gastronomie burkinabè et met en lumière la richesse des mets locaux.
José Marie
Comme à l’accoutumée un colloque se penche sur le thème de chaque édition de la Semaine nationale de la Culture. Pour cette édition c’est le professeur titulaire d’histoire contemporaine, Magloire Somé, qui a animé la conférence inaugurale sur le thème « Culture, mémoire historique et sursaut […]
Educt-culture La TribuneComme à l’accoutumée un colloque se penche sur le thème de chaque édition de la Semaine nationale de la Culture. Pour cette édition c’est le professeur titulaire d’histoire contemporaine, Magloire Somé, qui a animé la conférence inaugurale sur le thème « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau », dans la matinée du 29 avril 2024, à Bobo-Dioulasso.
A l’entame de ses propos le professeur a fait une photographie de la situation qui prévaut actuellement. « Il est clair que l’Afrique et le Burkina Faso se retrouvent dans cette situation d’acculturation où leurs filles et fils ont intériorisé une domination culturelle occidentale et orientale et font face à un problème de perte d’identité » a souligné le professeur Magloire. Pour lui, il y a une quête d’histoire qui se ramène plutôt à une quête de récits mémoriels, loin de la préoccupation du moment national.

Ainsi, il lui est apparu important de clarifier les concepts de culture et de mémoire historique. Il a rappelé que d’après l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la culture est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérise une société ou un groupe social. Elle regroupe outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.

Le concept de mémoire historique, quand à lui, d’après le professeur, renvoie au souvenir d’un fait important pour l’histoire. « Pour les historiens, le récit mémoriel est chargé d’émotions et de subjectivisme. Compte tenu du fait que la mémoire est à la fois individuelle et plurielle, elle peut conduire à des conflits parce qu’à l’intérieur d’un même groupe, il peut y avoir plusieurs tendances », a révélé M. Somé. Ce dernier a expliqué que le dialogue culturel révèle la richesse des expressions culturelles.
Il est source de tolérance parce qu’il atténue le sentiment de supériorité au constat du caractère relatif de ses valeurs. « Le dialogue interculturel peut rapprocher les peuples du Burkina et entrainer un sursaut patriotique », a affirmé l’historien. Cependant, il a fait savoir que la mémoire historique chargé de passions, d’enjeux multiples et sociaux ne saurait constituer un facteur de sursaut national.
Aussi, il a recommandé de privilégier l’histoire savante qui se veut objective et permet plutôt de faire comprendre le fonctionnement politique et social d’un peuple.
M’Tinda Beogo
Centre d’Appel – Pour tout besoin de renseignements, veuillez appeler ces numéros : +226 79 79 08 61 + 226 57 01 06 06 + 226 66 74 16 74 + 226 50 90 35 35 + 226 50 90 37 37 NB : JOIGNABLE […]
Educt-cultureCentre d’Appel
– Pour tout besoin de renseignements, veuillez appeler ces numéros :
+226 79 79 08 61
+ 226 57 01 06 06
+ 226 66 74 16 74
+ 226 50 90 35 35
+ 226 50 90 37 37
NB : JOIGNABLE PAR APPEL TELEPHONIQUE ET WhatsApp.
Des prestations d’une vingtaine de sociétés de masques, le marché des communautés, une conférence publique sur le thème : « masques, culture et résilience » et l’exposition artistique et culturelle dénommée « nuit au village » sont au programme de cette 16ième édition du FESTIMA. Après le rendez-vous manqué de […]
Educt-culture Jawdi Soudou Baba FasoDes prestations d’une vingtaine de sociétés de masques, le marché des communautés, une conférence publique sur le thème : « masques, culture et résilience » et l’exposition artistique et culturelle dénommée « nuit au village » sont au programme de cette 16ième édition du FESTIMA. Après le rendez-vous manqué de 2022 pour cause d’insécurité, la 16ième édition du FESTIMA se tient finalement du 18 au 25 avril 2024, a Dédougou.

La cérémonie d’ouverture tenue le 18 avril a été été présidée par le ministre de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé (parrain), représentant le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, président de la présente édition. Mikaîlou Sidibé, a salué la résilience de la population de la Boucle du Mouhoun.
« Malgré les épreuves difficiles, vous avez ouvert vos portes pour accueillir les festivaliers. C’est un symbole fort, nous devons rester unis et solidaires car nous sommes tous liés », a-t-il indiqué. L’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA) l’instance faîtière du festival, participe d’après monsieur le ministre, à la commémoration du mois du patrimoine culturel burkinabè lancé le 17 avril dernier. Cette édition est celle de la résilience et se tient sous un format réduit à entendre le secrétaire exécutif de l’association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), Dr Léonce Ki.

« Au regard du contexte d’insécurité et d’austérité, les masques d’autres pays, contrairement aux éditions précédentes ne seront pas présents », a regretté Léonce Ki. En dépit de cette situation sécuritaire, le secrétaire exécutif de l’ASAMA a estimé qu’il était nécessaire de tenir cette biennale, car pour lui, le FESTIMA est un cadre de promotion du vivre-ensemble. Et le président de la délégation spéciale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, est l’homme le plus heureux à cette occasion.
En adressant ses chaleureuses bienvenues aux festivaliers, il a saisi l’occasion pour rappeler que le FESTIMA est une manifestation culturelle dont la réputation dépasse les frontières du Burkina Faso et méritait d’être tenue malgré le contexte d’insécurité. «La tenue de cette 16ième édition du FESTIMA rappelle le rôle de la culture comme moteur de résilience et nous invite à une réflexion sur le vivre-ensemble », a confié M. Tougfo.
Cette édition se tient sous le parrainage de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié et le PDG du Groupe EBOMAF, Mahamoudou Boukoungou.
M’Tinda Beogo
Le 12 avril 2024, a marqué la fin d’initiation dans la communauté sèmè d’Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, région des hauts-bassins du Burkina Faso. Une clameur monte en ce milieu de matinée du 12 avril et l’espace aménagé à un jet de pierre […]
Jawdi Soudou Baba FasoLe 12 avril 2024, a marqué la fin d’initiation dans la communauté sèmè d’Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, région des hauts-bassins du Burkina Faso. Une clameur monte en ce milieu de matinée du 12 avril et l’espace aménagé à un jet de pierre du palais de sa majesté Massa Traoré de Orodara, au secteur 2, pour accueillir la cohorte 2024 des Donoblih, ou les enfants du Do, ou du bois sacré en siamou, d’après Klin Sondé Coulibaly dit Yacouba, de la caste des forgerons.

Au nombre d’environ 600 jeunes hommes issus de 4 villages (Orodara, Nialé, Salé et Vidara), âgés de 17 à 37 ans, venant de toutes les catégories sociales en file indienne font une procession sur l’air de la manifestation. En masque de fibres noir, truffés de gris-gris, armes en bois et queues en main, des bracelets, des amulettes ornant les bras et les biceps et les jambes ceinturées de grelots, les Donoblih aux pas sonores, esquissent des pas de danse d’initiés au son du terroir fait de balafon, du Krokoto (un ensemble de 3 petits-tam-tams fait de terre cuite), de flûte accompagnée de chants de femmes. Cette parade suit une hiérarchie séculaire. En effet, selon Foué Lassina Traoré, un des fils du chef de Orodara, les griots au masque menu de long bec ouvrent le défilé, ces derniers sont suivis des forgerons et des nobles. « Dans chaque catégorie, les cadets sont précédés des aînés et seuls les neveux peuvent se choisir une place de choix dans le rang », a précisé Foué Lassina.

Le moment est historique et mémorable pour la communauté. Elle confère aux Donoblih le statut d’homme mûr nourris de la sève sèmè d’après klin Sondé. « Ils sont les porte-étendards, les guerriers de la communauté et sont à mesure de la défendre durant les 40 prochaines années », a-t-il assené. « C’est une nouvelle génération qui se met en place, l’air change au sein de la communauté sèmè », a affirmé Klin Sondé Coulibaly. Ce dernier a expliqué quela communauté sèmè évolue suivant une étape générationnelle de 40 ans.

Une crainte du vois sacré fait place à une vitalité et à une fierté

Dès la naissance nous sommes considérés comme des batchèm, c’est-à-dire un homme qui n’est pas mûr et il faut avoir subi l’initiation au Do afin de prendre le statut d’homme mûr, de guerrier de la communauté, un statut confirmé par le baptême au prénom d’initié suivant un rituel voué aux signes zodiaques. Et pour se faire les Donoblih ont, « durant 3 croissants lunaires séjourné dans le bois sacré afin d’être initiés aux us et coutumes de la communauté sèmè, il s’agit fondamentalement de répondre aux 3 capitales préoccupations que sont, d’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Et où allons-nous ? », a indiqué Coulibaly dit Yacouba. « J’avais une peur évidente avant de rentrer dans le bois sacré mais aujourd’hui cette peur fait place à une vitalité, une fierté de promouvoir et de valoriser ma culture», s’est exprimé le dorénavant, Konon Ibrahim Traoré. A côté de lui, Kouélé Ousmane Traoré se réjouit d’avoir pu accomplir cet acte hautement important qui lui confère ce statut d’homme de la communauté. Cette cérémonie hautement symbolique marque le renouveau et la continuité de nos valeurs ancestrales selon Djougouèl Magloire Traoré le président du comité d’organisation de la cérémonie officielle de sortie. Citant la magie du temps, ce dernier a souligné le fait que les enfants du Do de 2024, aient pris comme nom de baptême : le capitaine Ibrahim Traoré tout comme ceux de 1986 qui avait le capitaine Thomas Sankara, chef de l’Etat en son temps comme nom de baptême. A cet effet, le Ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, parrain de la dite cérémonie, a confié que cette cohorte a fait le choix d’être en phase avec les orientations de la transition mais aussi et surtout de défendre les valeurs prônées par le chef de l’état.

Notre communauté mourait sans les Donoblih
Cette pratique ancestrale qui puise ses origines depuis la fondation de Orodara dans les années 1800, interpelle sur le renouvellement de bras valides, de penseurs et vise aussi à une révision de lois et de règles mis en place il y a 4 décennies. En cela elle émet des interdits. Aussi, les filles et les tout-petits ne sont pas autorisés à suivre cette initiation. Aussi, Ils se rasent la tête au moment de l’arrivée des Donoblih. « C’est pour eux un acte d’accompagnement, d’affirmation de son appartenance à la communauté sèmè », a souligné Lassina Traoré. En outre, la grande famille des forgerons de Grichin, celle du chef de canton et les habitants du quartier Tchocô n’y vont pas non plus, mais reçoivent exceptionnellement leur initiation à la maison d’après Klin Coulibaly. Ce dernier a souligné qu’en dehors des griottes qui sont habilitées à apporter à boire et à manger aux Donoblih personne n’y a accès. Et il fait un rappel par rapport aux personnes de la 3ième catégorie qui ne peuvent pas assister à une troisième sortie officielle de Donoblih.
L’arrivée des Donoblih entame l’accomplissement de rituels et de sacrifices autours de certains autels à travers la ville avant que ces derniers ne regagnent leur domicile respectif, 3 jours après. C’est aussi à cette occasion que les résidents et la diaspora viennent se confier aux différents autels pour diverses sollicitations. Au soir du troisième jour et tard dans la nuit, les Donoblih se débarrassent de leur masque en les accrochant aux murs de vestibules avant de regagner leur domicile où les parents dans l’impatience les attendent afin d’exprimer cette fierté familiale. Une fierté familiale qui contamine toute la communauté sèmè. En effet, d’après Massa Traoré, l’initiation au bois sacré, a une importance capitale dans la communauté, elle définit et caractérise notre peuple, elle joue un rôle majeur et ne peut pas être survolée. « Sans elle notre communauté meurt », a appuyé le chef de Orodara. Aussi, «parler seulement la langue siamou ne fait pas de toi un siamou mais il faut aussi et surtout considérer cette voie spirituelle et accepter accomplir nos us et nos coutumes », a insisté Klin Sondé Coulibaly.
Dans le souci de ne laisser personnage en marge, un processus d’initiations intermédiaires dénommées « kinnin-kinni », est mis en place et s’est tenu au cours des ans, 2015, 2017 et 2021. Pour le représentant le chef de l’Etat, le Ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, Kassoum Coulibaly, cette initiation en même temps qu’elle détermine la communauté sèmé, sa pérennisation participe à la valorisation de notre culture. Et à ce titre, « il convient de saluer cet engagement en faveur des us et coutumes, une valeur cardinale de la communauté sèmè », a confié Kassoum Coulibaly.
En attendant les prochains «kinnin-kinni », la prochaine sortie officielle est prévue pour au plus tard en 2064.
M’Tinda Beogo
Afin de prendre connaissance sur l’état des préparatifs de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le président du comité national d’organisation (PCNO), Fidèle Aymar Tamini, a rencontré les différents responsables de commissions, dans l’après-midi du jeudi 18 avril 2024, à […]
Educt-culture La TribuneAfin de prendre connaissance sur l’état des préparatifs de la 21ième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le président du comité national d’organisation (PCNO), Fidèle Aymar Tamini, a rencontré les différents responsables de commissions, dans l’après-midi du jeudi 18 avril 2024, à Bobo-Dioulasso.

Une rencontre dite de derniers réglages qui a estimé le taux des préparatifs à 95%. En effet, à l’issue de l’intervention des différents responsables de commissions, les voyants sont au vert. « Nous avons fait le point et il y a des motifs de satisfaction parce que les données qui nous ont été présentées sont suffisamment satisfaisantes », a confié le PCNO.
Il a rassuré que tout est fin prêt pour le top départ de cette 21ième édition de la biennale de la culture. Cependant, le président du comité national d’organisation a relevé des jugées mineures à ses yeux et « qui ne peuvent pas gâcher la fête », a-t-il indiqué. Le président a révélé que le comité d’organisation est dans la phase de déploiement de la logistique et des derniers ajustements afin de permettre d’accueillir sereinement les festivaliers.
M’Tinda Beogo