Le film, « La Dernière carte », du réalisateur burkinabè Warren B. Saré sacré lauréat dans la catégorie court métrage, genre documentaire à la 5ᵉ édition du Festival international de cinéma de Mandoul (FECIM), tenue du 1er au 3 octobre 2026 à Koumra, dans la province du Mandoul, au Tchad. Cette distinction vient récompenser une démarche cinématographique consacrée à la mémoire des anciens combattants et à la transmission de leur histoire aux générations futures. Aussi, cette distinction revêt une portée particulière pour Warren B. Saré qui dit dédier son prix aux anciens combattants tombés sur différents fronts, dont les sacrifices et les parcours ne bénéficient pas toujours de la reconnaissance qu’ils méritent au sein de leurs familles et de leurs communautés. « À travers ce prix, je veux leur rendre la place et la dignité qui leur reviennent », a-t-il souligné. Au-delà de la distinction, le cinéaste entend ainsi contribuer à la préservation de la mémoire de ces hommes qui ont consacré leur jeunesse, leur force et parfois leur vie au combat.

Ce film documentaire est un recueil de témoignages au près des anciens à travers l’Afrique se consacre à la mémoire collective. Et l’intérêt de Warren B. Saré pour cette mémoire collective ne date pas d’aujourd’hui. Au fil de ses recherches et de ses voyages en Afrique et ailleurs, il dit avoir recueilli de nombreux témoignages d’anciens combattants. Ces récits constituent, selon lui, une part essentielle de l’histoire commune et méritent d’être conservés et transmis. Sa participation au festival de Mandoul selon lui, répond également à son intérêt qu’il accorde aux anciens combattants tchadiens, dont le courage, la discipline et l’engagement lui ont été rapportés par des anciens combattants rencontrés dans différents pays.
Dans cette dynamique, Warren B. Saré travaille à la réalisation d’un film documentaire de 75 minutes, consacré aux anciens combattants africains. Il estime que la mémoire des combattants tchadiens mérite une place particulière dans ce projet, afin que les générations futures puissent mieux connaître leurs expériences et leurs sacrifices.

Ce festival selon le réalisateur, lui a offert l’occasion de rencontrer des acteurs du cinéma tchadien et de poursuivre ses recherches sur cette mémoire. Le réalisateur a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs du festival pour cette opportunité, qui contribue à renforcer les échanges entre professionnels du cinéma et à faire connaître des histoires parfois peu documentées.
Abraham Tinda Beogo
