Le faso au monde
Un peu plus de huit mois après le clap de tournage, la mythique salle de l’ex Canal Olympia de Ouaga 2000 a fait salle comble à l’occasion de l’avant-première de la 2e saison de la série « Bienvenue à kikideni », dans la soirée du jeudi 12 […]
Dans le cadre du mois du patrimoine burkinabè, des particuliers et des institutions investissent les sites touristiques, les musées et autres attraits culturels et touristique du Burkina Faso. Une promotion du tourisme interne. C’est dans cet esprit qu’une délégation de la Commission nationale des Droits […]
ReportageDans le cadre du mois du patrimoine burkinabè, des particuliers et des institutions investissent les sites touristiques, les musées et autres attraits culturels et touristique du Burkina Faso. Une promotion du tourisme interne. C’est dans cet esprit qu’une délégation de la Commission nationale des Droits humains (CNDH), conduite par sa présidente madame Gonta Alida Henriette Da, a effectué une visite le 16 mai 2025, au musée national à Ouagadougou. Des sorties détentes sont organisées chaque année par la mutuelle, mais cette fois-ci selon la présidente, il est question d’apprendre sur nos valeurs culturelles. « Nous devons mieux connaitre notre riche patrimoine culturel afin de le valoriser », a souligné Henriette Da. Les différents habitats de groupes ethniques du Burkina Faso, le type, l’enjeu ethnique et la portée sociologique des masques et la halte gastronomique en faveur de la 2e édition des journées de promotion de la gastronomie nationale (JPGN) ont été au menu de la visite du CNDH au musée national. La chaleur et le soleil qui se prononçaient déjà aux environs des 9 heures n’ont pas eu raison de cette volonté manifeste de la délégation de la commission de prendre des cours sur des pans de notre culture dans un air empreint de fraternité. « J’ai été émerveillé par cette visite, elle a réveillé en moi des habitudes et des connaissances jadis pratiquées par nos familles et qui resserraient davantage les liens familiaux, ainsi qu’elles ressoudaient toute brisure parentale », s’est exclamé Mme la présidente. « Je me suis rendu compte que l’on s’est écarté de nos valeurs, de notre identité, ce qui, malheureusement est la cause de tant de divisions ; pour notre intégrité, nous devrions revenir sur nos valeurs propres », a appuyé Gonta Alida Henriette Da. A travers cette riche découverte, en tant que femme, a-t-elle dit, je revois ces scènes au puits et à la meule, ces endroits autrefois « sacrés » pour la femme. Et « ces masques que nous observions avec l’œil de profane qui marquent avec indélébilité l’identité de groupes ethniques, la valeur culturelle de notre pays », a ajouté la chef de la délégation.
A l’issue de la visite, la présidente de la CNDH, a encouragé en général les burkinabè à visiter les lieux de mémoires et en particulier les ouagalais à faire le déplacement du musée national. « Nous devons amener la jeune génération à découvrir notre patrimoine, nous devons l’éduquer avec des référentielles culturelles de notre pays », a conseillé Mme Da.



José Marie
Un salon de la coiffure africaine dénommé « Elégance afro coiffure », se tiendra du 22 au 25 mai 2025, à Ouagadougou. L’information a été livrée au cours d’une conférence de presse animée par le président de l’association Instruire, Issouf Bachir Boly, le 16 mai dernier, à […]
ReportageUn salon de la coiffure africaine dénommé « Elégance afro coiffure », se tiendra du 22 au 25 mai 2025, à Ouagadougou. L’information a été livrée au cours d’une conférence de presse animée par le président de l’association Instruire, Issouf Bachir Boly, le 16 mai dernier, à Ouagadougou. Cette initiation selon le président de l’association vient appuyer l’arrêté conjoint signé le 10 mars 2025, par le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara et le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et Technique, Boukary Savadogo. Ce salon à entendre Issouf Boly vise la promotion et la valorisation de la coiffure traditionnelle. Il est aussi selon lui, une intention de faire ce métier une partie prenante de l’économie sociale et solidaire. « Ce salon est place sous le patronage du ministre de l’économie, des finances et de la prospective, Aboubakar Nacanabo, prévoit des ateliers animés par des coiffeuses venues de diverses régions du Burkina, une exposition de produits cosmétiques à base de pigments locaux, des conseils nutritionnistes, des rencontres Be to Be, des panels et une conférence publique sur l’art, la culture et le développement de l’économie animée par l’homme de culture, Poussy Sawadogo », a annoncé M. Boly. Ce dernier a aussi informé de la tenue d’un qu’un concours de la meilleure coiffure . Le conférencier du jour a aussi annoncé que la préoccupation de l’intégration des métiers de la coiffure dans le dispositif d’urbanisation des marchés fera aussi l’objet d’une communication de la part de la mairie. Enfin, une journée des communautés clôturera le salon, prévue pour le 25 mai, déclarée journée de l’Afrique. « Toutes les activités du salon durant ses 96 heures se tiendront à l’hôtel Pacific de Ouagadougou, dont le pdg, Mamadou Pierre Célestin en est le parrain », a informé Issou Boly. Créée en 2010, selon lui, l’association Instruire regroupant des hommes et des femmes de plusieurs corps de métiers a été l’initiatrice en 2012 de la marche pour la femme, dénommée la randonnée pour la femme.

Salim Mohamed
La gastronomie fait référence à un style de cuisine d’une région ou d’une localité. Elle joue un rôle important dans le développement local à travers la création de richesses et d‘emplois et contribue aussi à l’épanouissement économique des localités. Conscient de son importance dans la […]
ReportageLa gastronomie fait référence à un style de cuisine d’une région ou d’une localité. Elle joue un rôle important dans le développement local à travers la création de richesses et d‘emplois et contribue aussi à l’épanouissement économique des localités. Conscient de son importance dans la chaine de l’industrie touristique le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a initié les Journées de promotion de la gastronomie nationale (JPGN). Les portes de la deuxième édition ont été ouvertes dans la matinée du vendredi 16 mai 2025, à Ouagadougou. Placées sous le thème : « Patrimoine gastronomique et affirmation de l’identité nationale », cette 2e édition des JPGN, propose une exposition vente de mets d’anciens lauréats de la Semaine nationale de la culture (SNC), du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), une exposition muséale sur les ustensiles traditionnels de cuisine, des ateliers enfants avec un trésors humain vivant et des chefs cuisiniers, un concours gastronomique sur le gnon, un mets traditionnel burkinabè qui reflète notre identité commune, car préparé et consommer par presque tous les groupes ethniques de notre pays. De la réflexion et des débats autour des panels seront aussi du programme. Le thème de cette JPGN selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo, est évocateur et interpelle chaque burkinabè à jouer pleinement sa partition dans un tournant décisif de l’histoire de notre pays où, nous devrions nous appuyer sur nos valeurs et capacités endogènes pour amorcer véritablement notre développement. « S’inscrivant dans le cadre du mois du patrimoine burkinabè, les JPGN contribuent à la préservation de notre patrimoine gastronomique et constituent à la fois un enjeu identitaire et de développement », a souligné le chef du département du tourisme. Elles s’inscrivent également selon monsieur le ministre, en droite ligne de la journée internationale de la gastronomie durable instituée en 2016 par les nations unies et célébrée le 18 juin de chaque année.
d’en trouver le label des mets locaux

A entendre Gilbert Ouedraogo, le gouvernement est convaincu du rôle du patrimoine gastronomique dans l’amélioration à la fois de la qualité de l’offre et des revenus touristiques. C’est pourquoi selon lui, l’initiative des JPGN vise à donner de la visibilité à nos mets locaux auprès des consommateurs qui dans un élan patriotique prendront certainement conscience de la nécessité d’en faire une habitude alimentaire afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur gastronomique de profiter des retombées de leur labeur.

Le patrimoine gastronomique burkinabè est caractérisé selon madame la directrice générale du tourisme, Monique Ouedraogo née Ilboudo, par une variété de mets, qui est le résultat d’une pluralité de savoir-faire culinaire issue de la diversité des communautés que compte notre pays. Ces journées sont aussi pour elle une tribune à travers le concours gastronomique d’en trouver le label des mets locaux. « C’est à ce titre qu’un seul mets est mis en compétition à cette 2e édition », a-t-elle révélé.
Tout en saluant l’engagement des acteurs privés en la matière, le ministre Gilbert a rassuré du soutien de son département et de celui du gouvernement à accompagner des initiatives de développement endogène et à œuvrer pour le rayonnement de la gastronomie nationale.

M’Tinda Beogo
A l’occasion de sa sortie touristique dans la province de l’Oubritenga, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo a effectué une visite de courtoisie chez Naaba Saneem de Ziniaré. Entre deux visites de musées, à savoir […]
ReportageA l’occasion de sa sortie touristique dans la province de l’Oubritenga, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo a effectué une visite de courtoisie chez Naaba Saneem de Ziniaré. Entre deux visites de musées, à savoir celui de l’eau (Moutili) et celui de la femme (Kolg-guessé), le ministre en charge de la culture, Gilbert Ouedraogo et la délégation qui l’accompagne ont été reçues en audience par Naaba Saneem de Ziniaré, dans son palais, le 15 mai 2025.« Nous sommes dans la province de l’Oubritenga et il est tout à fait indiqué que nous rendions hommage à Naaba Saneem, le garant des traditions de la localité », a montré le ministre Pingwendé. Avant de souligné que le 15 mai étant la journée des coutumes et des traditions, il ne saurait manquer cette occasion de soutenir de vive voix le naaba de la localité et de lui souhaiter une bonne célébration. A l’issue des civilités rendues à un hôte selon la coutume moaga, le ministre et sa délégation ont eu droit à un cours d’histoire sur les origines d’Oubritenga. Adressant sa gratitude au ministre, Naaba Saneem a souligné l’importance de cette journée. « Le fait de nous accorder cette journée est un acte de reconnaissance et de respect vis-à-vis de nos traditions et de nos coutumes, c’est aussi une intention d’éviter de s’égarer en prônant notre culture, notre identité », a appuyé Naaba Saneem. Ce dernier a aussi, prêché le dialogue interreligieux, l’acceptation de l’autre et le vivre ensemble.
Faisant le point de la célébration de la journée des coutumes et des traditions, Naaba Saneem a invité le ministre pour les festivités prévues dans l’après-midi.



M’Tinda Béogo
De l’explication sur différentes techniques traditionnelles de recherche d’eau aux différentes pompes d’eau et anciennes puisettes locales en passant par des bonnes méthodes de l’utilisation de l’eau, la pêche, la corvée d’eau ont été les moments privilégiés de la visite du musée de l’eau. En […]
ReportageDe l’explication sur différentes techniques traditionnelles de recherche d’eau aux différentes pompes d’eau et anciennes puisettes locales en passant par des bonnes méthodes de l’utilisation de l’eau, la pêche, la corvée d’eau ont été les moments privilégiés de la visite du musée de l’eau. En effet à l’occasion de la journée des coutumes et traditions, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo accompagné de son cabinet, fait immersion au musée de l’eau, à Moutili dans la commune de Saaba, le 15 mai 2025 s’imprègne à la source précieuse. « Grande a été ma joie de visiter le musée de l’eau en ce jour plein de symboles pour le peuple burkinabè résolument engagé à valoriser son patrimoine culturel », s’est exclamé M. le ministre. Le musée de l’eau selon lui, offre une expérience enrichissante car l’eau est présentée dans toutes ses dimensions. Cette visite à entendre le premier responsable du département de la culture, a été inspirante pour lui et les membres de son cabinet qui se sont associés à l’évènement. « La leçon que nous tirons de cette visite au musée de l’eau est une invite à améliorer notre rapport avec l’eau source précieuse et vitale », a souligné Gilbert Ouedraogo. Ce dernier a aussi appuyé qu’au-delà de son caractère symbolique cette visite nourrie aussi l’intention de développer une technologie pour la préservation et la conservation de l’eau en phase à la relance de la production agricole à travers l’offensive agro-sylvo-pastorale prônée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Nous sommes venus nous ressourcer, nous inspirer de l’expérience et inviter les burkinabè à travers cette visite à aller également à la découverte des musées qui sont des lieux de savoirs », a soutenu le ministre Ouedraogo. Aussi, il a tenue à saluer les efforts consentis depuis plusieurs années par le promoteur, Alassane Samoura pour perpétuer nos savoir-faire endogènes dans le domaine de la préservation de l’eau. Ce dernier n’a pas manqué pour l’occasion de rendre hommage au ministre. « Nous sommes très ravis que le ministre soit venu avec une forte délégation nous rendre visite, il en a pris connaissances des réalités auxquelles nous faisons face », a relevé le promoteur. Pour ce dernier l’importance de l’eau pour la nature, l’homme et les animaux n’est plus à démontré. Cependant, ce qui compte le plus chez l’homme selon Alassane Samoura, c’est de prendre la peine mesure de cette importance et c’est là l’essence de l’existence de ce musée.




José Marie
Le laboratoire d’archéologie, d’histoire de l’art et des techniques (LAHAT), de l’université Joseph Ki Zerbo, organise le salon de l’archéologie. A cet effet, il met en vitrine les vestiges les plus emblématiques de notre archéologie en lien avec l’histoire des espaces au Burkina Faso à […]
ReportageLe laboratoire d’archéologie, d’histoire de l’art et des techniques (LAHAT), de l’université Joseph Ki Zerbo, organise le salon de l’archéologie. A cet effet, il met en vitrine les vestiges les plus emblématiques de notre archéologie en lien avec l’histoire des espaces au Burkina Faso à travers une exposition archéologique. Ainsi, plus de 200 objets en physiques et en photographies classés selon le commissaire de l’exposition le professeur Jean Célestin Ki, autour de la préhistoire, de la céramique, de la paléo métallurgie, des arts, de l’archéologie funéraire, de l’architecture et du patrimoine culturel y sont exposés. Placé sous le thème : « 400.000 ans de présence humaine au Burkina Faso », le vernissage de l’exposition a eu lieu le 8 mai à Ouagadougou et sa clôture est prévue le 31 juillet 2025. Une première pour le département selon le commissaire de l’exposition qui a précisé que le caractère pédagogique de cette exposition contribuera certainement à l’éveil des consciences sur les potentialités scientifiques, culturelles et historiques du pays. « Elle est aussi une célébration de notre identité et une reconnaissance du travail acharné des pionniers de la recherche archéologique dans notre pays, grâce à qui nous avons pu mettre en lumière des vestiges qui témoignent de la richesse et de la diversité de notre patrimoine », s’est exprimé Alassane Woango chargé de mission, représentant le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme parrain de l’évènement.
Sa thèse est à juste titre considérée comme la bible de l’archéologie du Burkina Faso

En effet, cette exposition selon Jean Célestin est un devoir de mémoire, un témoignage des acteurs actuels à leurs devanciers. « Elle constitue une halte qui permet de faire le bilan des 50 ans de recherches archéologiques au Burkina Faso, soutenues par des éminents enseignants chercheurs » a expliqué M. Celestin. Au nombre de 4 on a le professeur Jean Baptiste Kiethega, il est à l’origine de l’enseignement et la recherche en archéologie au Burkina Faso et père fondateur du laboratoire d’archéologie d’histoire de l’art et des techniques. Sa thèse est à juste titre considérée comme la bible de l’archéologie du Burkina Faso. L’une de ses contributions majeures réside dans la formation d’une génération de chercheurs et d’archéologues ouest-africains. Ensuite le professeur Lassina Koté, il demeure une figure majeure de l’archéologie et de la préhistoire au Burkina Faso. Il est reconnu pour ses travaux sur la néolithisation, la métallurgie ancienne, l’occupation humaine et la valorisation du patrimoine. Il a joué un rôle clé dans la formation et la recherche en archéologie au Burkina et en Afrique de l’Ouest. Suit le docteur de Kalo Antoine Millogo, archéologue et un préhistorien burkinabè de renom, dont la carrière académique et les contributions scientifiques ont significativement enrichi la connaissance du patrimoine archéologique et historique de l’Afrique de l’Ouest, particulièrement au Burkina Faso. Enfin, le docteur Oumarou Nao figure éminente dans les domaines du patrimoine culturel, de l’histoire de l’art au Burkina Faso, a consacré sa carrière à la préservation et à la valorisation du patrimoine africain. Il a contribué au développement des institutions culturelles en Afrique de l’Ouest.

Un hommage salué à sa juste valeur par le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Ardjima Thiombiano. « Par leurs immenses contributions nous célébrons d’une part, une date de la présence humaine dans notre pays et d’autre part un témoignage vivant de notre passé et des témoignages attestant une existence culturelle », a témoigné le ministre Ardjima. Et « nous sommes heureux de dire que l’université Joseph Ki Zerbo joue pleinement sa partition dans la valorisation du patrimoine culturel burkinabè », a-t-il soutenu. Pour le représentant du parrain, chaque artefact, chaque découverte, chaque fossile, issus de leurs travaux est une quête nouvelle qui constitue notre identité. Cette exposition est un engagement à protéger notre patrimoine, à valoriser notre histoire et naturellement à honorer la mémoire de ceux qui ont façonné le Burkina Faso. « Mon département s’engage à soutenir pleinement la recherche archéologique et à promouvoir la culture comme un pilier de développement », a-t-il soutenu.

L’exposition se tient du 8 mai au 31 juillet 2025 au laboratoire d’archéologie et d’histoire de l’art et des techniques, sis à l’université Joseph Ki Zerno.
Salim Mohamed
Sous un soleil d’aplomb et loin du confort des bureaux, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo accompagné d’une forte délégation s’instruit sur le statut de la femme moaga. En effet, dans la promotion du tourisme […]
ReportageSous un soleil d’aplomb et loin du confort des bureaux, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingwendé Gilbert Ouedraogo accompagné d’une forte délégation s’instruit sur le statut de la femme moaga. En effet, dans la promotion du tourisme interne à travers le mois du patrimoine burkinabè, le ministre en charge de la culture et son cabinet ont visité le musée de la Femme de Kolg-Guessé (Oubritenga) le 15 mai 2025. « Nous avons vu différentes étapes de la vie de la femme, nous avons vu toutes les actions au sein de la société traditionnelle qui sont menées par la femme », a confié monsieur le ministre. Avant d’ajouter que l’aspect qui a le plus retenu son attention, est la femme architecte de cohésion sociale. Qui est la femme dans la tradition moaga ? Quels types d’attributs accompagnent la jeune mariée ? La cuisine, les ustensiles et l’intérieur de la case de la femme en milieu moaga sont autant de questions et de centres d’intérêt qui trouvent des réponses et des représentations au musée de la femme. La promotrice Julie Congo racontera que des femmes de la cour royale sont à l’origine de la périodicité de 3 jours des marchés chez les mossi. « L’initiation de la périodicité de 3 jours des marchés trouve son explication dans la préparation du dolo qui dure 3 jours », a expliqué Julie Congo. Cette dernière a aussi révélé que la cuisson des galettes dont les achats se faisaient par le troc a donné le nom Ziniaré, « jamais vu » en langue mooré, que porte le chef-lieu de la province d’Oubritenga. Dans la tradition moaga la femme joue un très grand rôle dans la famille que dans la société. « A l’image de la calebasse brisée qui est recousue, la femme a l’obligation de rapprocher les uns des autres lorsqu’il y a un différant », a soutenu la promotrice du musée. « La femme a le devoir de préserver de conserver et de transmettre tout ce qu’il y a de valeurs à sa famille, parce que c’est sa responsabilité, la femme doit éduquer et de faire grandir la famille et c’est aussi, l’essence de la fondation de ce musée», a-t-elle ajouté.
Nous devons fréquenter les musées, les cours royales, les lieux de mémoires



Pour l’hôte du jour, le ministre en charge de la culture, Pingwendé Gilbert Ouedraogo, le 15 mai est la journée des coutumes et des traditions et elle s’inscrit également dans le cadre des activités du mois du patrimoine burkinabè qui est à sa 3e édition. « Nous avons voulu à travers cette démarche célébrer la femme car ce n’est pas seulement le 8 mars que nous devons célébrer la femme, l’hommage aux femmes est au quotidien et pour une fois de plus nous devons magnifier nos mamans, nos sœurs, nos, épouses et leurs dire qu’elles sont le pilier de la société », a souligné Gilbert Ouedraogo. Le contexte actuel du Burkina Faso, nous appelle selon Pingwendé Ouedraogo à travailler à renforcer d’avantage la cohésion sociale et nous pensons que la femme doit pouvoir occuper sa place et jouer le rôle qui est véritablement le tient.
Rendant hommage à la promotrice de ce temple de savoirs, Gilbert Ouedraogo, a appelé les burkinabè à sortir de leur maison pour aller à la découverte du Burkina Faso. « Nous avons un patrimoine culturel qui est très riche, très varié et nous avons beaucoup à enseigner aux autres mais naturellement nous ne pouvons enseigner et partager notre patrimoine culturel que si nous le connaissons », a lancé M. le ministre. Pour lui l’élan ne doit pas s’arrêter avec la fin du mois du patrimoine, c’est une dynamique selon lui qui doit se poursuivre tout au long de l’année. « Nous devons fréquenter les musées, les cours royales, les lieux de mémoires et c’est à partir de là que nous allons puiser toute notre richesse et fonder notre affirmation », a insisté l’hôte du jour.
Conscient des difficultés que rencontres ces différents sites de promotion du patrimoine, le ministre en charge de la culture a confié que des actions sont entrain d’être menées afin d’endiguer les obstacles rencontrés par bien nombre de promoteurs de sites touristiques.
Salim Mohamed
Dans le cadre de la 3e édition du Mois du Patrimoine Burkinabè, l’Université Joseph KI-ZERBO à travers l’Equipe de recherche études culturelles africaines du laboratoire littérature, arts, espaces et sociétés (LLAES) a initié le mardi 13 mai 2025 un panel scientifique sur le thème général […]
ReportageDans le cadre de la 3e édition du Mois du Patrimoine Burkinabè, l’Université Joseph KI-ZERBO à travers l’Equipe de recherche études culturelles africaines du laboratoire littérature, arts, espaces et sociétés (LLAES) a initié le mardi 13 mai 2025 un panel scientifique sur le thème général : « Contribution des arts et des lettres à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel burkinabè ».
Cette activité de réflexion a réuni des enseignant-chercheurs, des chercheurs, des étudiants, des professionnels en gestion du patrimoine et des participants du Ministère en charge de la Culture.

La modération du présent panel a été assuré par le Dr Lassina SIMPORÉ, du département d’Histoire et Archéologie de ladite université. Aussi, 5 sous-thèmes ont été abordés. En effet, le thème : « La circulation des objets d’art dans la ville », animé par le Dr Lamoussa Thiao, fait cas du piage des objets d’art vers l’Occident. « Les objets d’art ont une signification symbolique et littéraire et ils ont été transformés en objets d’art en Occident via un processus de pillage, initié par les missionnaires pendant la colonisation », a souligné Lamoussa Thiao. Pour ce dernier, la muséographie africaine doit réinterroger cette circulation comme miroir de la société africaine. Quant au Dr Hamadou Mandé, il a abordé les difficultés liées à la diffusion des travaux de recherche. Pour lui, valoriser et sauvegarder les recherches est une priorité. Le thème : « L’engagement féminin dans l’art et la culture au Burkina Faso », a été abordé par le Dr Madeleine Konkobo. Ce thème met en lumière les inégalités de genre mais aussi la communicatrice insiste sur la femme est art. le focus sur les études culturelles africaines et leur importance qui distingue la culture matérielle et immatérielle, en s’appuyant sur le masque Bôbô, a été l’œuvre du Dr Souleymane Ganou. Enfin, le Pr Alain Joseph SISSAO, a dirigé ses travaux sur l’axe de recherche sur l’oralité et la culture, subdivisé en : Oralité et écriture avec un penchant sur l’étude de la culture en langue nationale.
José Marie
Créée il y a 3 ans, l’Association des ressortissants de Yaïka pour le développement (ARYD) entant s’investir pour l’épanouissement socioculturel de la population du village et environnant. A cet effet, elle a organisé la première édition de « zemdaaga » le 12 avril 2025 à Yaïka. Tenue […]
ReportageCréée il y a 3 ans, l’Association des ressortissants de Yaïka pour le développement (ARYD) entant s’investir pour l’épanouissement socioculturel de la population du village et environnant. A cet effet, elle a organisé la première édition de « zemdaaga » le 12 avril 2025 à Yaïka. Tenue sous le thème : « Nouveau dynamisme pour une société d’espérance et la sauvegarde des coutumes », cette édition a été l’occasion de plusieurs manifestations socioculturelle et sportives dans le village et surtout une opportunité de livrer un cours d’histoire sur la vie des ancêtres du village. En effet, à entendre Naaba Saga de Yaïka, le zem ou les moules était une recette culinaire très prisée pour les ancêtres du village.

« De l’ordre des mollusques bivalves, les moules sont un excellent mets riche en zinc, en vitamines A et B 12 et en protéines, dont le ramassage dans le temps constituait une cérémonie culturelle de 72 heures, au cours desquelles des recettes culinaires se rivalisaient », a-t-il ajouté. Pour cette première selon le président de l’association, Joël Rasmané Nacoulma, a souligné qu’il s’agissait de revisiter l’histoire de YaÏka dont celle des moules, une spécialité culinaire traditionnelle malheureusement devenues rares de nos jours. A côté des récits épiques, de la dégustation d’un mets locaux et à base de moules, la musique traditionnelle était aussi à l’honneur à l’occasion de cette fête culturelle. En effet, autour du warba, principal pas de danse de la communauté, des chansonniers et des troupes de danses de la musique traditionnelle ont donné des allures festives à cette 1re édition.

Le choix de ce thème est interpellateur selon le parrain Pépin Zoeringré. Car dit-il, il a donné l’occasion de sonner le rassemblement autour de notre culture et de nos traditions, des principes fondamentaux de notre développement. Parallèlement aux manifestations festives, les réflexions sur le thème ont permis selon lui de mettre en exergue le dialogue intergénérationnel, une tribune qui permet d’allier tradition et modernité, vigueur et sagesse. Au rang des Invités de marque un des ministres du Larlé Naaba Tigré de Ouagadougou, le Basnéré Naaba, le Naaba Boulga de Bagbila et le Naaba Koutou de Mogtedo. Ce dernier a salué l’initiative et souhaité qu’elle soit pérenne afin d’ouvrir la voie du développement endogène. « Un développement qui ne saurait se réaliser sans l’accompagnement de tous et autour du dénominateur commun qui est la culture », a déclaré Alphonse Nana le président d’organisation avant d’ajouter que le cap est mis sur la deuxième édition avec des activités associant le secteur éducatif et des stands d’exposition d’objets culturels et traditionnels.
M’Tinda Beogo
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, a présidé la cérémonie de la Revue annuelle 2025 du Cadre Sectoriel de Dialogue (CSD) Commerce et […]
ReportageLe Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouedraogo représentant le Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, a présidé la cérémonie de la Revue annuelle 2025 du Cadre Sectoriel de Dialogue (CSD) Commerce et Services Marchands, ce mardi 11 mars 2025 à Ouagadougou.
La Revue annuelle 2025 du CSD Commerce et Services marchands se tient à un moment où le discours et l’action gouvernementale sont plus portés par une volonté de consolidation de notre souveraineté nationale, la promotion d’un développement endogène et un choix préférentiel pour les investissements structurant et plus impactant sur la vie de nos populations. Pour le Ministre Pingdwendé, la présente revue s’inscrit dans le dispositif de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du référentiel national de développement qui est une tribune offerte pour apprécier le bilan des réalisations dans l’optique de mieux planifier les interventions. Il a ensuite rassuré de sa disponibilité à accompagner et à soutenir toutes initiatives visant à créer les conditions favorables pour un développement de ce secteur.
Le chef du département de la Culture a enfin invité les participants à plus d’imagination et de choix osés dans l’identification des différents produits afin de faire du CSD Commerce et marchand un secteur porteur de véritables transformations socio-économique.
Salim Mohamed